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mardi 9 décembre 2025

Joseph et ses freres ... une série Netflix ? JBCH N° 2512 - 704



La paracha Vayeshev, tirée du Livre de la Genèse (Bereshit 37:1-40:23), marque le début du récit épique de Joseph, fils préféré de Jacob, et introduit des thèmes profonds qui résonnent à travers les âges. Située dans le cycle des patriarches, cette portion de la Torah relate les épreuves de Joseph : ses rêves prémonitoires, sa vente par ses frères, son ascension en Égypte malgré les adversités, et les premières interprétations de songes qui préfigurent son destin.





Le récit de Joseph n'est pas seulement une histoire familiale ; il est une allégorie de la résilience, de la providence divine et de la rédemption. Joseph, vendu comme esclave à l'âge de 17 ans, incarne l'individu confronté à l'injustice humaine, mais guidé par une force supérieure. À travers ses épreuves, la Torah enseigne que les rêves ne sont pas de vaines illusions, mais des messages divins qui, une fois interprétés, peuvent transformer le destin des nations.
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L'Importance des Rêves et de Leurs Interprétations : Dès le début de Vayeshev, les rêves occupent une place centrale. Joseph relate deux songes à ses frères : dans le premier, des gerbes de blé s'inclinent devant la sienne ; dans le second, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternent devant lui (Bereshit 37:5-11). Ces visions, symbolisant sa future suprématie, suscitent la jalousie fraternelle et mènent à sa vente aux Ismaélites. 


Pourtant, ces rêves ne sont pas anodins ; ils révèlent l'importance théologique des songes dans la tradition juive. La Torah présente les rêves comme un canal de communication divine, un moyen par lequel Dieu révèle Son plan. Contrairement aux interprétations païennes, souvent superstitieuses, les songes bibliques demandent une sagesse spirituelle pour être décodés.






Plus loin dans la paracha, emprisonné en Égypte, Joseph interprète les rêves du maître-échanson et du maître-boulanger du Pharaon (Bereshit 40:1-23). Le premier voit une vigne produisant du vin pour le roi, présageant sa réhabilitation ; le second, des oiseaux picorant des paniers sur sa tête, annonçant son exécution. Joseph attribue explicitement son talent à Dieu : « N'est-ce pas à Dieu qu'appartiennent les interprétations ? » (Bereshit 40:8). Cela souligne que l'interprétation n'est pas un art occulte, mais une grâce divine accordée aux justes. 


Les rêves, dans ce contexte, symbolisent l'espoir et la prévoyance. Ils enseignent que les visions intérieures, qu'elles soient personnelles ou collectives, peuvent guider l'action humaine vers la survie et la prospérité. Dans une perspective midrashique, les commentateurs comme Rachi expliquent que les rêves de Joseph étaient prophétiques, reliant l'individuel au collectif, et préfigurant l'exil et la rédemption du peuple juif.





La Résistance aux Avances de la Femme de Potiphar et l'Emprisonnement sous Accusation Mensongère
Vendu en Égypte, Joseph est acheté par Potiphar, un officier du Pharaon. 

Grâce à sa droiture, il gravit les échelons jusqu'à devenir intendant de la maison (Bereshit 39:1-6). Cependant, la femme de Potiphar tente de le séduire, répétant : « Couche avec moi ! » (Bereshit 39:7). Joseph résiste fermement, arguant que cela trahirait son maître et pécherait contre Dieu (Bereshit 39:9).

 Cette résistance exemplaire illustre le thème de la maîtrise de soi face à la tentation, un pilier de l'éthique juive. Joseph incarne le « tsadik » (juste) qui priorise l'intégrité morale sur le plaisir immédiat, rappelant les commandements contre l'adultère dans les Dix Paroles.




Furieuse de son refus, la femme de Potiphar l'accuse faussement de tentative de viol, utilisant son vêtement comme preuve (Bereshit 39:12-18). Joseph est jeté en prison, victime d'une calomnie. Cet épisode met en lumière l'injustice humaine : une accusation mensongère peut détruire une vie innocente. Pourtant, même en prison, « l'Éternel était avec Joseph » (Bereshit 39:21), lui accordant faveur auprès du geôlier. Cela enseigne la résilience face à la diffamation ; la vérité divine prévaut sur les mensonges humains.


Analogies avec les Situations Actuelles en Israël et dans le Monde : Les thèmes de Vayeshev et du cycle de Joseph offrent des parallèles saisissants avec les réalités contemporaines. D'abord, l'importance des rêves évoque les visions politiques et sociales. En Israël, les « rêves » des fondateurs comme Theodor Herzl – un « État juif » – se sont réalisés malgré les oppositions, similairement à ceux de Joseph.

 Aujourd'hui, face aux défis sécuritaires, l'interprétation des « signes » (comme les menaces régionales) requiert une sagesse prophétique, rappelant comment Joseph a sauvé l'Égypte par la prévoyance. Dans le monde, les crises climatiques et économiques, comme les famines potentielles dues au changement climatique, exigent des leaders visionnaires interprétant les « rêves » scientifiques pour des politiques durables.


La résistance de Joseph aux tentations et son emprisonnement mensonger résonnent avec les mouvements #MeToo et les fausses accusations dans les sphères publiques. En Israël, des cas de diffamation politique, comme lors d'élections tendues, rappellent comment des allégations infondées peuvent emprisonner des innocents métaphoriquement. Globalement, dans des pays comme les États-Unis ou l'Europe, les scandales judiciaires soulignent la vulnérabilité face à la calomnie, enseignant la valeur de l'intégrité comme chez Joseph.

La rencontre avec le Pharaon et l'ascension de Joseph illustrent l'intégration des minorités. En Israël, les immigrants éthiopiens ou russes, souvent marginalisés, gravissent les échelons par leur talent, similairement à Joseph. 

Enfin, le pardon de Joseph aux frères offre un modèle pour la réconciliation. En Israël, face aux conflits internes (entre laïcs et religieux) ou externes (avec les arabes installés dans le pays), le pardon conditionnel – après repentir – pourrait favoriser la paix, comme dans les accords d'Abraham. 


Globalement, dans des zones de guerre comme l'Ukraine ou le Moyen-Orient, le trouble des « frères » (nations divisées) appelle à  un renouveau et un pardon ! , transformant la haine en unité. Le retour de Jacob symbolise les migrations juives vers Israël, analogues aux aliyot modernes face à l'antisémitisme croissant partout dans le monde.


La paracha Vayeshev et le récit de Joseph tissent une tapisserie de rêves, d'épreuves et de rédemption qui transcendent le temps. Des interprétations divines aux actes de pardon, ces éléments enseignent que l'adversité forge le destin, et que la sagesse morale triomphe. 

Dans un monde marqué par les injustices et les divisions, les analogies avec Israël – berceau de ces récits – et les défis globaux invitent à appliquer ces leçons : interpréter les signes avec humilité, résister à la tentation, pardonner pour guérir. 

Ainsi, Joseph n'est pas seulement un héros biblique, mais un guide pour l'humanité, rappelant que « l'homme propose, Dieu dispose » (Proverbes 16:9). Cet article , étendu pour approfondir ces thèmes, invite à une lecture renouvelée de la Torah, qui doit être un texte accessible et moderne, l’aventure ou les mésaventures de Joseph pourraient facilement être adoptés par Netflix pour une série palpitante.



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