Alors qu’Air Haifa inaugure ses premiers lignes vers la Bulgarie, qu’Arkia progresse,
Israir, détient 14% du trafic à l’aéroport Ben-Gourion, négocie l’acquisition de deux Airbus A330 pour 80 millions de dollars afin d’étendre ses vols long-courriers vers New York (dès mars), l’Asie et l’Atlantique, anticipant l’arrivée du hub de Wizz Air en avril 2026.
Cette stratégie répond à la croissance de 2 millions de passagers internationaux en 2025 et à la concurrence accrue du low-cost hongrois, qui prévoit d’investir 1 milliard de dollars, déployer 10 appareils, 50 routes et 4 000 emplois pour baisser les tarifs élevés post-guerre. Israël mérite félicitations pour cette diversification dynamique du ciel ouvert, renforçant sa connectivité mondiale malgré les défis sécuritaires.
Contexte historique et stratégique : Historiquement, El Al privilégie les Boeing (30 737 MAX et 787 Dreamliner commandés récemment pour 2024-2025), et aligné sur des partenariats américains solides, mais Israir brise cette tradition en optant pour Airbus, signalant une ouverture européenne pragmatique.
Les discussions incluent un accord avec le groupe touristique Issta : 35 millions d’avance pour 10 ans de sièges garantis, bien que non finalisé, avec recherche d’autres financements.
Face à Wizz Air, soutenu par la ministre des Transports Miri Regev pour stimuler la concurrence, Israir ajuste son modèle (21 appareils, vols domestiques/Europe) vers le long-courrier compétitif
Analyse concurrentielle : Ce pivot marque une rupture : Israël, champion de l’innovation, passe d’une fidélité Boeing (symbole d’alliances US) à Airbus pour contrer Wizz, low-cost agressif visant Ben-Gourion ou Ramon (Eilat), potentiellement avec la “septième liberté des airs” pour routes extra-UE. Avantage : capacité accrue (A330 widebody), adaptation aux besoins post-guerre (avec le hausse du trafic malgré pénuries sièges), et positionnement premium face au discount Wizz.
Risques : incertitudes financement, qualité Airbus (problèmes récents A320 non impactant Israir), et opposition syndicale Histadrut contre le hub étranger.
Implications pour Israël. Israël excelle en aviation résiliente : ce deal propulse Israir vers une stature globale, booste tourisme/économie (2M+ passagers 2025), et diversifie face à El Al monopolistique critiqué pour ses hausses tarifaires.
Wizz dynamise le marché (tarifs bas, +50 routes), validant la vision Regev d’un ciel compétitif ; Airbus renforce liens UE sans rompre US.
À l’opposé, la France freine (Quai d’Orsay antithèse sioniste habituelle), perdant des marchés par rigidité idéologique, tandis qu’Israël priorise excellence pragmatique. Cette flexibilité consolide son hub régional incontournable.
Enfin les accords d’Abraham ouvrent de nouvelles voies aux israeliens qui ont soif de voyage … déjà l’Azerbaïdjan accueille nombre de touristes et le Kazakhstan les attend …
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