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jeudi 11 septembre 2025

600 jours de géôle en Algérie pour Boualem Sansal (FR) JBCH N° 366

J'ai honte d'avoir un président qui ne se soucie pas du sort injuste réservé à ce que j'appelle "Les otages de la République". J'attendais des manifestations quotidiennes, des spots TV rappelant ces arrestations, des pétitions ... Mais non rien du tout !

Alors je comprends que la société française a peur, peur de l'islamisme qui s'installe partout, propagé non pas seulement par les frères musulmans, mais par des pays comme l'Iran et l'Algérie. Mais aucune mesure n'est prise contre eux ... c'est désespérant

Boualem Sansal, écrivain français emprisonné en Algérie : 

le silence coupable de la France





L’écrivain Boualem Sansal, reconnu mondialement pour ses romans et ses prises de position courageuses contre l’islamisme, a été condamné à cinq ans de prison en Algérie. L’accusation officielle repose sur de prétendues « atteintes à l’État » et « propos subversifs ». En réalité, c’est son indépendance d’esprit, son refus de plier devant la censure et son engagement pour la liberté de conscience qui l’ont conduit dans les geôles du régime.


Pourtant, Boualem Sansal n’est pas un simple écrivain algérien : il est aussi écrivain français, membre de la grande tradition littéraire francophone. En France, ses livres ont été primés, étudiés, défendus. Mais aujourd’hui, alors qu’il est réduit au silence derrière les barreaux, Paris se tait. Ni le président, ni le ministre des Affaires étrangères n’ont pris la peine d’élever la voix.


Ce mutisme contraste avec la promptitude habituelle du Quai d’Orsay à dénoncer Israël à chaque opération militaire. Il contraste aussi avec les manifestations massives qui, en France, déferlent dans la rue pour la cause palestinienne. Or, face à un écrivain francophone, figure de la pensée libre, jeté au cachot pour ses idées, ni la rue, ni les médias, ni les responsables politiques ne s’indignent. Ce silence est assourdissant.


Le scandale ne s’arrête pas là. Un journaliste français a été condamné en Algérie pour avoir simplement salué « la grandeur du football kabyle » dans son journal, considéré comme une atteinte à l’unité nationale. Trois autres Français, quant à eux, croupissent dans les prisons iraniennes, sans que la diplomatie française ne montre la même énergie qu’elle déploie lorsqu’il s’agit de condamner ses alliés occidentaux.




Cette situation met en lumière un deux poids, deux mesures flagrant. Quand il s’agit de critiquer Israël, la France est toujours prompte, le ton ferme, les déclarations martelées devant les caméras. Mais lorsqu’il s’agit de défendre ses propres citoyens, intellectuels et journalistes, injustement emprisonnés par des régimes autoritaires en Algérie ou en Iran, la République reste silencieuse, paralysée par une diplomatie de compromis et de calculs géopolitiques.


Ce silence interroge : est-ce par peur de froisser Alger, partenaire énergétique et migratoire incontournable ? Par peur de réveiller des tensions communautaires en France ? Ou bien est-ce le symptôme d’une faiblesse plus générale : celle d’un pays qui n’ose plus défendre ses valeurs universelles ?




Boualem Sansal a fait de sa vie un combat pour la liberté d’expression, dénonçant les dérives autoritaires, le fanatisme religieux et les hypocrisies politiques. Son emprisonnement est une attaque directe contre la littérature, contre la pensée, contre l’héritage même de la francophonie.


La passivité française face à ce scandale affaiblit la crédibilité du pays. Elle donne le signal que la liberté d’expression n’est défendue que de manière sélective, selon l’opportunité politique. Elle trahit aussi la mémoire de tous ceux qui, en France, se sont battus pour que la parole reste libre, même dans les heures les plus sombres de l’histoire.


Il ne s’agit pas seulement d’un combat diplomatique, mais d’un combat moral. Les écrivains, les journalistes, les intellectuels, mais aussi les citoyens, doivent hausser la voix. Le silence médiatique et l’absence de mobilisation populaire révèlent une inquiétante hiérarchie des causes. Pourquoi défendre bruyamment des causes étrangères quand on est incapable de protéger ses propres citoyens injustement emprisonnés ?


L’affaire Boualem Sansal, couplée à celle des journalistes français réduits au silence en Algérie et en Iran, est un test de cohérence pour la France. Elle dit quelque chose de l’état de sa diplomatie, mais aussi de sa conscience collective.


Boualem Sansal derrière les barreaux, c’est la voix d’un écrivain, d’un penseur libre, que l’on tente d’éteindre. Mais c’est aussi une tache sur l’honneur de la France, qui devrait être en première ligne pour exiger sa libération.


Tant que Paris gardera le silence, tant que les médias éviteront de faire éclater l’affaire, tant que la rue restera indifférente, la France se rendra complice par omission. Défendre Boualem Sansal, défendre ces journalistes, ce n’est pas une question secondaire : c’est défendre la liberté même d’être français et de s’exprimer sans crainte, partout dans le monde.





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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne



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