L’avenir des ~700 000 Druzes de Syrie, se joue en ce moment à la lumière du nouvel accord tripartite (Syrie-Jordanie-États-Unis) pour stabiliser la province de Sweida, après le massacre par les forces du nouveau pouvoir de 1 700 druzes civils.
Car en réaction aux affrontements meurtriers de cet été dans la province majoritairement druze de Sweida, Damas, Amman et Washington ont signé sous la surveillance d'Israël, un fragile plan de stabilisation , feuille de route pour la sécurité, la création de forces locales et la poursuite des instigateurs de violences essayant de restaurer l’ordre et à éviter une nouvelle spirale sectaire.
Si l’accord tient et se traduit par la mise en place de forces de sécurité locales acceptées par la population druze, une réduction des violences et le retour progressif des déplacés sont possibles. Un volet justice (poursuites des fauteurs de troubles) et des mesures de reconstruction pourraient renforcer la confiance.
La coopération internationale (Jordanie, soutien américain limité, appuis humanitaires) faciliterait la réinsertion et la protection des droits collectifs des Druzes.
Persistance des tensions et marginalisation (scénario intermédiaire) Même avec un accord, plusieurs facteurs fragilisent la paix : méfiance des milices locales vis-à-vis de l’État central, influence des tribus bédouines djihadistes et d’acteurs armés, et scepticisme d’une partie de la communauté druze face à une médiation extérieure.
Si les mesures de sécurité sont perçues comme imposées ou si la justice paraît sélective, les Druzes risquent d’entretenir une posture autonomiste ou de se replier sur des structures tribales, augmentant l’isolement socio-politique au sein d’une Syrie fracturée.
Historiquement, Israël a toujours suivi de près la situation des Druzes de Syrie, partageant des liens culturels, religieux et familiaux avec sa propre communauté druze, intégrée dans la société israélienne et dans les forces de défense. L’État hébreu a, par le passé, exprimé sa volonté de protéger les Druzes au-delà de ses frontières, allant jusqu’à menacer Damas lors d’attaques contre leurs villages. Ignorer Israël dans ce nouveau schéma revient à sous-estimer sa capacité d’influence, notamment dans le sud syrien, à proximité du Golan.
À court terme, les Druzes de Syrie risquent d’être instrumentalisés comme monnaie d’échange dans les tractations entre grandes puissances. À moyen terme, leur survie en tant que communauté autonome dépendra de leur aptitude à négocier à la fois avec Damas et avec leurs voisins tribaux, tout en bénéficiant d’une forme de protection internationale.
Mais à long terme, leur avenir pourrait se jouer entre deux pôles : une intégration relative dans un État syrien centralisé mais affaibli, ou un appui tacite d’Israël, soucieux de ne pas voir cette minorité disparaître sous les coups de l’instabilité régionale.
En réalité, l’avenir des Druzes de Syrie ne se décidera pas seulement à Damas, Amman ou Washington, mais aussi à Jérusalem et Tel-Aviv. Sans reconnaissance de ce rôle, toute solution restera incomplète.
Le scénario de radicalisation ou fuite (pessimiste) sera en cas d’échec du plan, des violences renouvelées ou un alignement forcé sur des intérêts externes, une minorité pourrait s’orienter vers la radicalisation locale ou tenter l’exil massif.
La perte de confiance dans l’État syrien et l’absence d’un cadre protecteur durable favoriseraient l’émigration vers la Jordanie, le Liban ou l’Europe, fragilisant encore davantage le tissu communal druze. sans compter sur l'aide fraternelle d'Israël envers cette population. On fait face à une balance fragile sans l'accord d'Israël qui se porterait garant de la sécurité des Druzes.
L’avenir des ~700 000 Druzes de Syrie dépendra moins d’un texte signé que de la capacité réelle des acteurs. Damas, milices locales, Jordanie, États-Unis, Israël et société civile — à mettre en œuvre un ensemble cohérent de sécurité, justice et reconstruction.
Si toutes les pièces sont mobilisées honnêtement, la communauté Druze pourrait retrouver une sécurité relative et préserver son ancrage en Syrie ; sinon, le risque d’exil, d’isolement communautaire ou de nouvelles violences restera élevé.
Un très grand nombre de Druzes de Syrie ont demandé la citoyenneté israélienne.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé
English
The future of the ~700,000 Druze of Syria is now being shaped in light of the new tripartite agreement (Syria–Jordan–United States) to stabilize the Sweida province, after the massacre of 1,700 Druze civilians by the forces of the new regime.
In response to the deadly clashes this summer in Sweida, a predominantly Druze province, Damascus, Amman, and Washington signed—under Israel’s close watch—a stabilization plan: a roadmap for security, the creation of local forces, and the prosecution of those responsible for the violence, aiming to restore order and prevent a new sectarian spiral.
If the agreement holds and results in the establishment of local security forces accepted by the Druze population, a reduction of violence and the gradual return of the displaced are possible. A justice component (prosecution of troublemakers) and reconstruction measures could help rebuild trust.
International cooperation (Jordan, limited U.S. support, humanitarian aid) would facilitate reintegration and the protection of Druze collective rights.
Persistence of tensions and marginalization (intermediate scenario): Even with an agreement, several factors undermine peace: mistrust of local militias toward the central state, the influence of jihadist Bedouin tribes and armed actors, and the skepticism of parts of the Druze community toward external mediation.
If security measures are perceived as imposed or justice appears selective, the Druze may cling to autonomist postures or retreat into tribal structures, increasing socio-political isolation in a fractured Syria.
Historically, Israel has closely followed the situation of the Druze in Syria, sharing cultural, religious, and family ties with its own Druze community, integrated into Israeli society and the defense forces. Israel has, in the past, expressed its willingness to protect the Druze beyond its borders, even threatening Damascus when their villages were attacked. Ignoring Israel in this new framework underestimates its influence, particularly in southern Syria, near the Golan.
In the short term, the Druze of Syria risk being used as bargaining chips in great-power negotiations. In the medium term, their survival as an autonomous community will depend on their ability to negotiate both with Damascus and with neighboring tribes, while enjoying some form of international protection.
But in the long term, their future may oscillate between two poles: relative integration into a centralized but weakened Syrian state, or tacit support from Israel, intent on preventing this minority from disappearing under the blows of regional instability.
Execution of a Druze.
In reality, the future of Syria’s Druze will not only be decided in Damascus, Amman, or Washington, but also in Jerusalem and Tel Aviv. Without acknowledging this role, any solution will remain incomplete.
The scenario of radicalization or flight (pessimistic) arises if the plan fails, if violence resumes, or if forced alignment with external interests takes place. A minority could turn to local radicalization or attempt mass exile.
They thank Israel, the only actor who has come to their defense to stop the massacre.
Loss of trust in the Syrian state and the absence of a lasting protective framework would encourage emigration to Jordan, Lebanon, or Europe, further weakening the Druze communal fabric—not to mention Israel’s fraternal aid to this population. One faces a fragile balance without Israel’s involvement as a guarantor of Druze security.
The future of the ~700,000 Druze of Syria will depend less on a signed text than on the real ability of the actors—Damascus, local militias, Jordan, the United States, Israel, and civil society—to implement a coherent set of security, justice, and reconstruction measures.
If all the pieces are mobilized honestly, the Druze community may regain relative security and preserve its rootedness in Syria; if not, the risk of exile, communal isolation, or renewed violence will remain high.
A large number of Syrian Druze have requested Israeli citizenship.
This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to testify as a layperson, but in this blog I usually express a heartfelt reaction to current events, based on the daily reading of the international press.
The photos and films are taken from the web, again for strictly personal, private use.
Español
El futuro de los ~700 000 drusos de Siria se está jugando en este momento a la luz del nuevo acuerdo tripartito (Siria–Jordania–Estados Unidos) para estabilizar la provincia de Sweida, tras la masacre de 1 700 civiles drusos a manos de las fuerzas del nuevo poder.
En reacción a los enfrentamientos mortales de este verano en Sweida, provincia mayoritariamente drusa, Damasco, Ammán y Washington firmaron —bajo la vigilancia de Israel— un plan de estabilización: una hoja de ruta para la seguridad, la creación de fuerzas locales y el enjuiciamiento de los responsables de la violencia, con el fin de restaurar el orden y evitar una nueva espiral sectaria.
Si el acuerdo se mantiene y se traduce en la creación de fuerzas de seguridad locales aceptadas por la población drusa, sería posible reducir la violencia y favorecer el regreso progresivo de los desplazados. Un componente de justicia (procesamiento de los instigadores) y medidas de reconstrucción podrían reforzar la confianza.
La cooperación internacional (Jordania, apoyo limitado de EE. UU., ayuda humanitaria) facilitaría la reintegración y la protección de los derechos colectivos de los drusos.
Persistencia de tensiones y marginación (escenario intermedio): Incluso con un acuerdo, varios factores fragilizan la paz: la desconfianza de las milicias locales hacia el Estado central, la influencia de tribus beduinas yihadistas y de actores armados, y el escepticismo de una parte de la comunidad drusa frente a la mediación externa.
Si las medidas de seguridad se perciben como impuestas o la justicia parece selectiva, los drusos podrían mantener posturas autonomistas o replegarse en estructuras tribales, aumentando el aislamiento socio-político en el seno de una Siria fracturada.
Históricamente, Israel siempre ha seguido de cerca la situación de los drusos de Siria, compartiendo lazos culturales, religiosos y familiares con su propia comunidad drusa, integrada en la sociedad israelí y en las fuerzas de defensa. En el pasado, Israel expresó su voluntad de proteger a los drusos más allá de sus fronteras, llegando incluso a amenazar a Damasco durante ataques contra sus aldeas. Ignorar a Israel en este nuevo esquema es subestimar su capacidad de influencia, especialmente en el sur de Siria, cerca del Golán.
A corto plazo, los drusos de Siria corren el riesgo de ser instrumentalizados como moneda de cambio en las negociaciones entre grandes potencias. A medio plazo, su supervivencia como comunidad autónoma dependerá de su capacidad de negociar tanto con Damasco como con las tribus vecinas, beneficiándose al mismo tiempo de una forma de protección internacional.
Pero a largo plazo, su futuro podría oscilar entre dos polos: una integración relativa en un Estado sirio centralizado pero debilitado, o un apoyo tácito de Israel, decidido a no dejar desaparecer a esta minoría bajo los golpes de la inestabilidad regional.
Ejecución de un druso.
En realidad, el futuro de los drusos de Siria no se decidirá solo en Damasco, Ammán o Washington, sino también en Jerusalén y Tel Aviv. Sin el reconocimiento de este papel, cualquier solución será incompleta.
El escenario de radicalización o huida (pesimista) se produciría en caso de fracaso del plan, de nuevas violencias o de un alineamiento forzado con intereses externos. Una minoría podría orientarse hacia la radicalización local o intentar el exilio masivo.
Ellos agradecen a Israel, el único que ha salido en su defensa para detener la masacre.
La pérdida de confianza en el Estado sirio y la ausencia de un marco protector duradero favorecerían la emigración hacia Jordania, Líbano o Europa, debilitando aún más el tejido comunitario druso, sin contar con la ayuda fraterna de Israel hacia esta población. Nos enfrentamos a un equilibrio frágil sin el acuerdo de Israel como garante de la seguridad de los drusos.
El futuro de los ~700 000 drusos de Siria dependerá menos de un texto firmado que de la capacidad real de los actores —Damasco, milicias locales, Jordania, Estados Unidos, Israel y la sociedad civil— de implementar un conjunto coherente de seguridad, justicia y reconstrucción.
Si todas las piezas se movilizan de manera honesta, la comunidad drusa podría recuperar una seguridad relativa y preservar su arraigo en Siria; de lo contrario, el riesgo de exilio, de aislamiento comunitario o de nuevas violencias seguirá siendo alto.
Un gran número de drusos sirios han solicitado la ciudadanía israelí.
Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional. Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog suelo expresar un “coup de cœur” según la actualidad y la lectura de mi prensa internacional diaria.
Las fotos y los vídeos se toman de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.
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