Le Calife Omar a fait détruire la grande bibliothèque d'Alexandrie, faisant disparaitre à tout jamais au nom de l'Islam la mémoire du monde antique ... en l'an 642.
Mais un miracle vient de se passer : Des scientifiques ont percé les secrets de l’unique bibliothèque du monde romain parvenue jusqu’à nous par le biais de l'intelligence artificielle, grâce à l’analyse inespérée de papyrus carbonisés par l’éruption du Vésuve la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, écrite en grec, la seule du monde romain connue à ce jour était ensevelie carbonisée sous des dizaines de mètres de cendres.
Vous serez surpris comme moi de connaître les sujets traités et appréciés dans ces textes ... Philosophie, plaisirs, émotions, des textes qui parlent aussi de la vérité, de la justice ...
La renaissance des papyrus d’Herculanum ou quand la science redonne voix à l’Antiquité, L’histoire des papyrus d’Herculanum est d’abord celle d’une tragédie et d’un miracle. Tragédie, parce qu’ils furent ensevelis et carbonisés par l’éruption cataclysmique du Vésuve en 79 après J.-C., qui anéantit Pompéi et Herculanum.
Miracle, parce qu’ils constituent la seule bibliothèque complète de l’Antiquité parvenue jusqu’à nous, un trésor intellectuel enfoui sous des mètres de cendres, silencieux pendant près de deux millénaires, avant que les technologies modernes ne leur rendent enfin la parole.
Découverts au milieu du XVIIIᵉ siècle, lors de fouilles menées dans la villa dite « des papyrus », une somptueuse demeure de 20 000 m² appartenant à un notable romain — probablement Lucius Calpurnius Pison, beau-père de Jules César et protecteur des philosophes épicuriens — ces rouleaux avaient été pris à l’époque pour de simples morceaux de bois carbonisé. Certains paysans les brûlaient même dans leur cheminée ! Pourtant, derrière cette apparente banalité se cachait un patrimoine d’une valeur inestimable : plus de 1 800 rouleaux philosophiques et littéraires, soigneusement conservés par la famille de Pison, protégés dans les galeries et bibliothèques de la villa.
Pendant longtemps, les tentatives de lecture furent vaines, car dérouler ces rouleaux les réduisait en poussière. Quelques fragments purent être déchiffrés, mais la masse restait illisible. Le rêve d’accéder à ce « temps figé » semblait hors de portée.
Le tournant s’opère au XXIᵉ siècle, avec l’apport de l’imagerie 3D, du rayonnement électromagnétique et plus récemment de l’intelligence artificielle. Grâce à des scanners de haute précision et à des algorithmes capables de distinguer les minuscules variations d’encre et de fibres végétales, il devient possible de « dérouler virtuellement » les rouleaux, sans les endommager physiquement. C’est une véritable résurrection scientifique : l’alliance entre les sciences exactes et les sciences humaines ouvre un champ inédit.
En Grande-Bretagne, une équipe de chercheurs a ainsi réussi à décrypter plusieurs centaines de mots, révélant notamment un traité sur la notion de plaisir dans la philosophie épicurienne. Ces premiers résultats confirment que les rouleaux ne sont pas de simples documents administratifs, mais des textes philosophiques d’un très haut niveau, susceptibles de bouleverser notre connaissance de l’Antiquité. Déjà, les spécialistes imaginent que d’autres textes perdus — d’Aristote, de Sophocle, de Sénèque, voire de penseurs encore inconnus — pourraient ressurgir, changeant radicalement notre perception du patrimoine intellectuel antique.
Les textes identifiés jusqu’ici appartiennent à la tradition épicurienne, protégée et encouragée par Lucius Calpurnius Pison et ses descendants. Dans le cadre luxueux de cette villa dominant la baie de Naples, les penseurs méditaient sur la recherche du plaisir mesuré, la maîtrise des passions et l’art de vivre en accord avec la nature. Les papyrus révèlent ainsi un mode de vie où l’étude et la réflexion philosophique étaient au cœur de l’existence des élites cultivées.
Cette découverte est d’autant plus importante qu’une grande partie de la philosophie antique nous est parvenue de façon lacunaire. Redonner chair à ces débats, c’est retrouver une mémoire perdue : un témoignage direct de la pensée romaine et grecque, avant qu’elle ne soit filtrée, résumée ou déformée par des siècles de transmission.
L’impact culturel de cette redécouverte est considérable. Les papyrus d’Herculanum ne sont plus seulement des témoins muets d’une catastrophe, mais une source vivante qui enrichit notre compréhension des fondements de la pensée occidentale. Ils offrent aux chercheurs la possibilité de revisiter l’histoire intellectuelle de l’Europe, en intégrant des fragments oubliés dans le grand récit des idées.
Au-delà du monde académique, cette aventure illustre un message plus large : la puissance de la science moderne, lorsqu’elle s’allie à la mémoire des civilisations, peut redonner vie au passé et renouveler notre rapport au temps. De la catastrophe naturelle la plus destructrice peut surgir un trésor pour l’humanité.
Ainsi, les rouleaux d’Herculanum incarnent un paradoxe : nés du feu et de la mort, ils portent aujourd’hui un souffle de vie et d’espérance. En retrouvant la voix des anciens, nous redécouvrons aussi la nôtre.
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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog, j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et la lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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