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vendredi 12 septembre 2025

Macron jaloux de la "Start Up Nation " (FR, EN, ES, HE). JBCH N° 375


Entre 2015 et 2025, voici l'itinéraire d'un président qui n'a jamais gardé une ligne de conduite droite, autant en économie, qu'en politique étrangère, rejoignant le mauvais penchant d'un Quai d'Orsay antisioniste et anti-sémite depuis de Gaulle ... Un véritable naufrage, et une jalousie poussée par des pays comme le qatar !


En septembre 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, effectue un déplacement en Israël qui marque durablement son image publique. Au Technion de Haïfa, il se présente comme un « élève venu pour apprendre » de l’écosystème israélien. À ses yeux, Israël représente un modèle de synergie entre chercheurs, entrepreneurs, ingénieurs et investisseurs, une « Start-up Nation » capable de transformer rapidement la recherche en innovation industrielle.




Macron reconnaît à cette époque que la France accuse un retard considérable, près de quinze ans – en matière de culture du risque, de financement des start-up et de passage de la recherche à l’industrie. Inspiré par Israël, il appelle à « mettre les bouchées doubles » pour rattraper ce retard.


Le voyage se traduit aussi par des accords concrets : partenariat entre l’École Polytechnique et le Technion, lancement d’un hub French Tech à Tel-Aviv. Plus largement, il envoie un signal politique fort : Israël est un partenaire incontournable pour l’avenir économique de la France. Ce geste est perçu comme un honneur rendu à Israël, et comme la reconnaissance explicite de son rôle de deuxième pôle d’innovation mondiale derrière la Silicon Valley.

Un virement insufflé par le Qatar


Dix ans plus tard, le contraste est saisissant. En 2024 et 2025, le gouvernement Macron décide d’écarter les industries de défense israéliennes de salons internationaux prestigieux comme Eurosatory (le plus grand salon mondial de l’armement à Villepinte) et le Salon du Bourget (vitrine de l’aéronautique et du spatial).


Ces décisions, officiellement motivées par la « sensibilité de la situation au Proche-Orient » et par la guerre à Gaza, sont vécues en Israël comme un affront. Elles tranchent radicalement avec l’esprit de 2015, où Macron vantait la coopération et l’inspiration. Ici, il ne s’agit plus de mettre en avant l’innovation israélienne, mais de prendre ses distances, en particulier dans le secteur militaire, pourtant l’un des fleurons de l’économie israélienne.

Plusieurs facteurs expliquent ce virage : Pressions diplomatiques européennes et arabes : En tant que chef d’État, Macron ne peut plus se contenter d’un discours économique. Il doit composer avec les sensibilités des partenaires arabes de la France, notamment le Qatar et l’Arabie saoudite, grands investisseurs en Europe et en France. Ces États voient d’un mauvais œil la promotion publique de l’industrie militaire israélienne. Opinion publique française : Depuis octobre 2023, la guerre à Gaza a exacerbé les tensions en France surtout de la part de la population immigrée et de la gauche . 


Le climat social, marqué par la montée des manifestations pro-palestiniennes et un regain d’antisémitisme, pèse sur les choix politiques. Le gouvernement cherche à donner des gages d’« équilibre » afin de contenir une partie de l’opinion. Positionnement stratégique européen : Macron s’efforce de maintenir une image de médiateur au Proche-Orient. Exclure Israël de certains salons militaires est aussi une manière de préserver cette posture diplomatique, même si cela alimente la critique d’un « deux poids, deux mesures ».


Ce double visage de Macron illustre l’écart entre le ministre réformateur de 2015, libre de saluer Israël comme modèle, et le président en exercice, contraint par des rapports de force géopolitiques. Là où l’innovation civile et technologique israélienne pouvait être mise en avant sans controverse, l’industrie militaire israélienne est devenue une zone de tension, au cœur des débats sur Gaza et la sécurité régionale.


Ce changement nourrit un sentiment d’incompréhension, voire de trahison, chez certains acteurs économiques et politiques en Israël, mais aussi en France. En 2015, Macron plaçait Israël comme une référence pour l’avenir. En 2025, il semble parfois le tenir à distance, au nom de considérations diplomatiques.




L’évolution de la relation Macron-Israël raconte deux histoires. La première est celle d’un homme politique émergent, fasciné par la réussite de la « Start-up Nation » et prêt à s’en inspirer pour dynamiser la France. La seconde est celle d’un président confronté à des équilibres internationaux délicats, prêt à  sacrifier et même à rejetter cette proximité sur l’autel de la diplomatie.

Entre admiration au début de son mandat et boycott, à la demande de ses nouveaux amis arabes, Macron incarne la difficulté des dirigeants européens à conjuguer respect pour l’innovation israélienne et gestion des pressions politiques liées au conflit au Proche Orient. 

Ce revirement illustre une vérité plus large : dans la géopolitique contemporaine, l’économie et l’innovation ne peuvent jamais être totalement séparées des enjeux militaires et diplomatiques etMacron a choisi son camp, celui qui sent le gaz et le pétrole.




© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne




🇬🇧 English 

Emmanuel Macron and Israel: from paying tribute to the Start-up Nation to boycotting the defense industries

Macron in 2015: the student who came to learn from Israel

In September 2015, Emmanuel Macron, then Minister of Economy, visited Israel in a trip that left a lasting mark on his public image. At the Technion in Haifa, he presented himself as a “student who came to learn” from the Israeli ecosystem. To him, Israel represented a model of synergy between researchers, entrepreneurs, engineers, and investors—a true “Start-up Nation” capable of rapidly transforming research into industrial innovation.

Macron admitted at the time that France was lagging behind—about fifteen years—in terms of risk culture, start-up financing, and the transition from research to industry. Inspired by Israel, he called for France to “double down” in order to catch up.

The trip also produced concrete agreements: a partnership between École Polytechnique and the Technion, and the launch of a French Tech hub in Tel Aviv. More broadly, it sent a strong political message: Israel was an essential partner for France’s economic future. This was perceived as a mark of honor to Israel, explicitly recognizing its status as the world’s second innovation hub, right after Silicon Valley.

The turning point: from technological partnership to military boycott

Ten years later, the contrast is striking. In 2024 and 2025, Macron’s government decided to exclude Israeli defense industries from major international exhibitions such as Eurosatory (the world’s largest defense fair in Villepinte) and the Paris Air Show at Le Bourget.

Officially, these decisions were justified by the “sensitivity of the Middle East situation” and the war in Gaza. But in Israel, they were seen as a slap in the face. The tone had shifted: no longer highlighting Israeli innovation, but rather taking distance—especially in the military sector, one of Israel’s economic strongholds.

Why this change?

Several factors explain this turn:

  • Diplomatic pressures from Arab and European partners: As president, Macron must balance France’s relations with Arab countries such as Qatar and Saudi Arabia—major investors in France—who strongly oppose any public promotion of Israel’s military industry.

  • French public opinion: Since October 2023, the war in Gaza has deepened divisions in France. Pro-Palestinian protests and a resurgence of antisemitism have pressured the government to appear “balanced.”

  • European strategic positioning: Macron seeks to maintain France’s image as a mediator in the Middle East. Excluding Israel from defense fairs was also a way of preserving that stance, even if it fueled criticism of “double standards.”

A deliberate contradiction?

This dual approach highlights the gap between Macron the reformist minister of 2015, free to praise Israel as a model, and Macron the president, constrained by geopolitical realities. Civilian and technological innovation could be celebrated without controversy, but Israel’s military industry has become a flashpoint in debates over Gaza and regional security.

This shift has generated frustration and even a sense of betrayal among Israeli partners, and within parts of the French political and economic world. In 2015, Macron elevated Israel as a model for the future. In 2025, he often seems to hold it at arm’s length, for reasons of diplomacy.

Macron’s relationship with Israel tells two different stories. The first is of a young politician inspired by the “Start-up Nation,” eager to draw lessons for France. The second is of a president forced to sacrifice some of that closeness to diplomatic balancing acts.

Between admiration and boycott, Macron illustrates the European dilemma: how to reconcile respect for Israeli innovation with political pressure linked to the Israeli-Palestinian conflict. His evolution demonstrates a broader truth: in today’s geopolitics, economics and innovation can never be fully separated from military and diplomatic issues.


🇪🇸 Español


Emmanuel Macron e Israel: del homenaje a la Start-up Nation al boicot a las industrias de defensa


Macron en 2015: el alumno que vino a aprender de Israel

En septiembre de 2015, Emmanuel Macron, entonces ministro de Economía, realizó un viaje a Israel que marcó su imagen pública. En el Technion de Haifa, se presentó como un «alumno que viene a aprender» del ecosistema israelí. Para él, Israel representaba un modelo de sinergia entre investigadores, empresarios, ingenieros e inversores: una verdadera «Start-up Nation», capaz de transformar rápidamente la investigación en innovación industrial.

En aquel momento, Macron reconoció que Francia llevaba unos quince años de retraso en cuanto a cultura del riesgo, financiación de start-ups y transición de la investigación a la industria. Inspirado por Israel, pidió a Francia «redoblar esfuerzos» para ponerse al día.

El viaje también dio lugar a acuerdos concretos: asociación entre la École Polytechnique y el Technion, y lanzamiento de un hub de French Tech en Tel Aviv. Más allá de eso, envió un mensaje político fuerte: Israel era un socio esencial para el futuro económico de Francia. Este gesto fue percibido como un honor a Israel, al reconocer explícitamente su papel como segundo polo mundial de innovación, justo detrás de Silicon Valley.

El punto de inflexión: de la cooperación tecnológica al boicot militar

Diez años después, el contraste es llamativo. En 2024 y 2025, el gobierno de Macron decidió excluir a las industrias de defensa israelíes de ferias internacionales de prestigio como Eurosatory (el mayor salón mundial de armamento en Villepinte) y el Salón Aeronáutico de Le Bourget.


Oficialmente, estas decisiones se justificaron por la «sensibilidad de la situación en Oriente Medio» y por la guerra en Gaza. En Israel, sin embargo, fueron interpretadas como una afrenta. Ya no se trataba de poner en valor la innovación israelí, sino de marcar distancias, sobre todo en el sector militar, uno de los pilares de la economía israelí.

 ¿Por qué este cambio?

Varias razones explican este giro:

  • Presiones diplomáticas árabes y europeas: Como presidente, Macron debe equilibrar las relaciones de Francia con países árabes como Catar y Arabia Saudí, grandes inversores en Francia, que rechazan cualquier promoción pública de la industria militar israelí.

  • Opinión pública francesa: Desde octubre de 2023, la guerra en Gaza ha polarizado a la sociedad francesa. Las manifestaciones pro-palestinas y el repunte del antisemitismo han empujado al gobierno a dar señales de «equilibrio».

  • Posicionamiento estratégico europeo: Macron busca mantener la imagen de Francia como mediadora en Oriente Medio. Excluir a Israel de ferias militares fue también una manera de sostener esa postura, aun al precio de acusaciones de «doble rasero».

¿Una contradicción asumida?

Esta doble actitud muestra el contraste entre el Macron reformista de 2015, libre para alabar a Israel como modelo, y el Macron presidente, limitado por las realidades geopolíticas. La innovación civil y tecnológica podía ser celebrada sin polémica, pero la industria militar israelí se ha convertido en un punto de fricción central en los debates sobre Gaza y la seguridad regional.

Este cambio ha generado incomprensión e incluso sensación de traición entre algunos socios israelíes, y también en ciertos sectores franceses. En 2015, Macron situaba a Israel como referencia para el futuro. En 2025, a menudo parece mantenerlo a distancia, por motivos diplomáticos.


La evolución de la relación de Macron con Israel cuenta dos historias distintas. La primera es la de un político joven fascinado por la «Start-up Nation» e interesado en inspirarse para transformar Francia. La segunda es la de un presidente obligado a sacrificar parte de esa cercanía en el altar de la diplomacia.


Entre la admiración y el boicot, Macron encarna la dificultad europea de conciliar el respeto por la innovación israelí con las presiones políticas derivadas del conflicto israelí-palestino. Su trayectoria confirma una verdad mayor: en la geopolítica actual, la economía y la innovación nunca pueden desligarse del ámbito militar y diplomático


© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

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