A l'école, on m'a appris à respecter saint Louis, le bon Roi qui comme Salomon rendait la justice sous un chêne dans le Bois de Vincennes ... et j'y ai cru, jusqu'au jour ou j'ai vu une image du "bon Roi", faisant brûler en place de Grève des textes juifs, et quelques juifs aussi ...
J'ai été effrayé et j'ai chercher, qui était réellement Louis IX. Je ne suis pas déçu du résultat .
Depuis des siècles, la figure de Louis IX, dit Saint Louis, est enseignée aux enfants français sous une forme édulcorée : un roi juste, simple et pieux, qui rend la justice sous un chêne, au bois de Vincennes.
Cette image d’Épinal, forgée par la propagande monarchique et reprise par l’Église catholique, cache une réalité bien plus sombre.
Car Louis IX n’a pas seulement été un roi pieux, comme sa mère, Blanche de Castille, il a été aussi un fanatique religieux, antisémite, et un croisé sanguinaire dont les décisions ont marqué durablement la société française et les minorités qui y vivaient.
Sous son règne, la France connut certes un certain renforcement de la monarchie capétienne, mais aussi une intolérance croissante qui allait préparer les siècles d’exclusions, de conversions forcées et de violences dirigées contre les juifs et les hérétiques.
Louis IX est l’un des premiers souverains français à organiser la persécution systématique des juifs. Sous son impulsion, eut lieu l’épisode terrible de 1242 : le bûcher des Talmuds et des milliers de rouleaux de la Torah, place de Grève à Paris. Cet autodafé monstrueux, voulu par le roi, fut une catastrophe culturelle et spirituelle, détruisant une partie considérable du patrimoine intellectuel du judaïsme européen.
Mais la politique antisémite de Saint Louis ne s’arrêta pas là. Il expulsa les juifs de son royaume, les priva de leurs biens, et fit en sorte que leur mémoire soit associée à l’infamie. Loin du “roi juste” célébré par les manuels scolaires, il fut en réalité l’un des architectes d’une politique d’exclusion religieuse qui marquera durablement la France.
Au-delà de sa politique intérieure, Louis IX s’illustra par ses croisades, entreprises militaires absurdes et meurtrières. Parti d’Aigues-Mortes, il lança ses troupes en Égypte et en Terre sainte. Là encore, l’image édifiante du roi chrétien se heurte à la réalité : il participa aux massacres de juifs et de musulmans à Jérusalem, contribuant à entretenir le cycle de haine et de violence entre religions.
Sa dernière croisade, menée en Afrique du Nord, s’acheva dans l’échec et l’horreur : frappé par la peste à Carthage, Louis IX mourut dans des souffrances atroces. Cette mort, souvent présentée comme une sorte de sacrifice héroïque, peut aussi être lue comme une justice immanente : celui qui avait fait souffrir des milliers d’innocents connut lui-même une fin d’une cruauté extrême.
Jean de Joinville, chroniqueur et compagnon du roi, est souvent cité comme l’un des témoins de la grandeur de Saint Louis. Pourtant, ses écrits révèlent aussi les faiblesses et les contradictions du souverain. Joinville souligne la rigidité morale du roi, son intolérance excessive, son obsession pour la pureté de la foi. Il rapporte aussi ses colères, ses intransigeances et ses échecs militaires cuisants.
Si Joinville admire son maître, il ne peut cacher certaines critiques : la stérilité des croisades, l’acharnement inutile à combattre en Afrique, la dureté des mesures religieuses.
Ces critiques, relues aujourd’hui, éclairent la face sombre du règne : un roi prisonnier de son fanatisme, incapable d’ouvrir son royaume à la tolérance, et entraînant la France dans des entreprises ruineuses.
Louis IX, canonisé et glorifié par l’Église, est présenté comme l’incarnation de la justice chrétienne.
Mais la réalité historique montre un visage bien différent : celui d’un roi fanatique, antisémite, intolérant, persécuteur des juifs et des hérétiques, croisé acharné et vaincu, mort dans l’échec et la douleur.
Sa canonisation n’est pas une preuve de vertu, mais l’expression d’un pouvoir ecclésiastique qui a sacralisé l’intolérance et la violence. Derrière le chêne de Vincennes, il faut voir le bûcher de la place de Grève. Derrière l’image du roi juste, se cache le tyran religieux.
Et si la justice divine existe, elle s’est peut-être déjà exercée dans la peste qui l’a emporté à Carthage.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.
🇬🇧 English
At school, I was taught to respect Saint Louis, the good King who, like Solomon, rendered justice under an oak tree in the Bois de Vincennes… and I believed it, until the day I saw an image of the “good King” burning Jewish texts in the Place de Grève, and even some Jews themselves…
I was horrified and began to search for who Louis IX really was. I have not been disappointed by the results.
For centuries, the figure of Louis IX, known as Saint Louis, has been taught to French children in a sugar-coated version: a just, simple, and pious king who dispensed justice under an oak tree in the woods of Vincennes.
This idyllic image, forged by monarchical propaganda and reinforced by the Catholic Church, conceals a much darker reality.
For Louis IX was not only a pious king, like his mother, Blanche of Castile, but also a religious fanatic, an anti-Semite, and a bloodthirsty crusader whose decisions left a lasting mark on French society and the minorities within it.
The Badge (Rouelle) imposed on the Jews by Louis IX
Louis IX was one of the first French rulers to organize the systematic persecution of Jews. Under his orders, the terrible episode of 1242 occurred: the burning of the Talmud and thousands of Torah scrolls in the Place de Grève in Paris. This monstrous auto-da-fé, demanded by the king, was a cultural and spiritual catastrophe, destroying a vast part of the intellectual heritage of European Judaism.
But Saint Louis’s anti-Semitic policy did not end there. He expelled the Jews from his kingdom, stripped them of their property, and ensured that their memory would be associated with infamy. Far from the “just king” celebrated in textbooks, he was in reality one of the architects of a policy of religious exclusion that would scar France for centuries.
Beyond his domestic policy, Louis IX distinguished himself by his crusades — absurd and murderous military ventures. From Aigues-Mortes, he launched his troops toward Egypt and the Holy Land. Once again, the edifying image of the Christian king collides with reality: he participated in the massacres of Jews and Muslims in Jerusalem, perpetuating the cycle of hatred and violence between religions.
His final crusade, carried out in North Africa, ended in failure and horror: struck by plague at Carthage, Louis IX died in terrible suffering. This death, often presented as a kind of heroic sacrifice, can also be read as a form of immanent justice: the one who made thousands of innocents suffer endured a death of extreme cruelty himself.
Jean de Joinville, chronicler and companion of the king, is often cited as one of the witnesses of Saint Louis’s greatness. Yet his writings also reveal the king’s weaknesses and contradictions. Joinville highlights the king’s rigid morality, his excessive intolerance, his obsession with the purity of faith. He also reports his outbursts of anger, his intransigence, and his crushing military failures.
If Joinville admired his master, he could not conceal certain criticisms: the sterility of the crusades, the futile stubbornness of fighting in Africa, the harshness of religious measures.
These criticisms, reread today, shed light on the dark side of his reign: a king imprisoned by his fanaticism, incapable of opening his kingdom to tolerance, and dragging France into ruinous enterprises.
Louis IX, canonized and glorified by the Church, is presented as the embodiment of Christian justice.
But the historical reality shows a very different face: that of a fanatic, anti-Semitic, intolerant king, persecutor of Jews and heretics, an obstinate and defeated crusader, who died in failure and pain.
His canonization is not proof of virtue, but the expression of an ecclesiastical power that sanctified intolerance and violence. Behind the oak of Vincennes stands the pyre of the Place de Grève. Behind the image of the just king hides the religious tyrant.
And if divine justice exists, perhaps it had already manifested itself in the plague that carried him off at Carthage.
This article is personal. I do not claim to be a scholar, historian, or professional journalist… It is difficult to testify as a layperson, but on this blog I usually express a heartfelt reaction to current events, inspired by my daily reading of the international press.
The photos and videos are taken from the web, also for strictly personal, private use.
🇪🇸 Español
En la escuela me enseñaron a respetar a San Luis, el buen Rey que, como Salomón, impartía justicia bajo una encina en el Bosque de Vincennes… y yo lo creí, hasta el día en que vi una imagen del “buen Rey” quemando textos judíos en la plaza de Grève, y también a algunos judíos…
Me quedé horrorizado y comencé a investigar quién era realmente Luis IX. No me han decepcionado los resultados.
Durante siglos, la figura de Luis IX, llamado San Luis, se ha enseñado a los niños franceses en una versión edulcorada: un rey justo, sencillo y piadoso, que impartía justicia bajo una encina en el bosque de Vincennes.
Esa imagen idealizada, forjada por la propaganda monárquica y reforzada por la Iglesia católica, oculta una realidad mucho más oscura.
Porque Luis IX no fue solo un rey piadoso, como su madre, Blanca de Castilla, sino también un fanático religioso, antisemita y cruzado sanguinario cuyas decisiones marcaron profundamente a la sociedad francesa y a las minorías que vivían en ella.
La Rueda impuesta a los judíos por Luis IX
Luis IX fue uno de los primeros soberanos franceses en organizar la persecución sistemática de los judíos. Bajo su impulso tuvo lugar el terrible episodio de 1242: la hoguera del Talmud y de miles de rollos de la Torá, en la plaza de Grève de París. Ese monstruoso auto de fe, querido por el rey, fue una catástrofe cultural y espiritual que destruyó una parte considerable del patrimonio intelectual del judaísmo europeo.
Pero la política antisemita de San Luis no se detuvo allí. Expulsó a los judíos de su reino, los despojó de sus bienes y procuró que su memoria quedara asociada a la infamia. Lejos del “rey justo” celebrado en los manuales escolares, fue en realidad uno de los arquitectos de una política de exclusión religiosa que marcaría a Francia durante siglos.
Más allá de su política interna, Luis IX se distinguió por sus cruzadas, empresas militares absurdas y sangrientas. Desde Aigues-Mortes lanzó sus tropas hacia Egipto y Tierra Santa. Una vez más, la imagen edificante del rey cristiano se enfrenta a la realidad: participó en las masacres de judíos y musulmanes en Jerusalén, contribuyendo a perpetuar el ciclo de odio y violencia entre religiones.
Su última cruzada, emprendida en el norte de África, terminó en el fracaso y el horror: alcanzado por la peste en Cartago, Luis IX murió en atroces sufrimientos. Esa muerte, a menudo presentada como una especie de sacrificio heroico, también puede interpretarse como una justicia inmanente: aquel que hizo sufrir a miles de inocentes conoció él mismo un final de extrema crueldad.
Jean de Joinville, cronista y compañero del rey, suele citarse como uno de los testigos de la grandeza de San Luis. Sin embargo, sus escritos revelan también las debilidades y contradicciones del soberano. Joinville destaca la rigidez moral del rey, su intolerancia excesiva, su obsesión por la pureza de la fe. También relata sus cóleras, sus intransigencias y sus fracasos militares estrepitosos.
Si bien Joinville admiraba a su señor, no pudo ocultar ciertas críticas: la esterilidad de las cruzadas, la obstinación inútil de combatir en África, la dureza de las medidas religiosas.
Estas críticas, releídas hoy, iluminan la cara oscura del reinado: un rey prisionero de su fanatismo, incapaz de abrir su reino a la tolerancia, arrastrando a Francia a empresas ruinosas.
Luis IX, canonizado y glorificado por la Iglesia, es presentado como la encarnación de la justicia cristiana.
Pero la realidad histórica muestra un rostro muy distinto: el de un rey fanático, antisemita, intolerante, perseguidor de judíos y herejes, cruzado obstinado y derrotado, muerto en el fracaso y el dolor.
Su canonización no es una prueba de virtud, sino la expresión de un poder eclesiástico que sacralizó la intolerancia y la violencia. Detrás de la encina de Vincennes, está la hoguera de la plaza de Grève. Detrás de la imagen del rey justo, se esconde el tirano religioso.
Y si existe la justicia divina, quizás ya se haya ejercido en la peste que lo arrebató en Cartago.
Este artículo es personal. No pretendo ser un erudito, ni un historiador, ni un profesional del periodismo… Es delicado testimoniar siendo un profano, pero en este blog suelo expresar una reacción personal a la actualidad, inspirada en mi lectura diaria de la prensa internacional.
Las fotos y los vídeos se han tomado de la web, igualmente para un uso estrictamente personal y privado.
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