Rechercher dans ce blog

vendredi 19 septembre 2025

Les nouveaux avions furtifs. (FR, EN, ES). JBCH N° 411

Alors que tous les regards se tournent vers les drônes, que la grande partie des budgets militaires (mis à part la France qui n'y a pas cru en son temps) se tournent vers ces robots volants sans pilotes, qu'en est-il des avions ?  


L'histoire et l’avenir appartient à la furtivité, les USA sont les Maîtres absolus, mais des concurrents pourraient bientôt apparaître ... nous suivrons l’hypothèse d’une coopération indo-israélienne dans le développement d’un avion de sixième génération. Pourquoi pas !


Depuis cinquante ans, la technologie furtive (stealth) a offert aux États-Unis un avantage militaire décisif. Le F-117, le B-2, puis le F-22 et le F-35 ont démontré qu’un avion quasi-invisible pouvait neutraliser les systèmes de défense aérienne les plus sophistiqués. La Guerre du Golfe de 1991 en fut la démonstration éclatante : 2,5 % de la flotte aérienne — les F-117 — ont détruit 40 % des cibles stratégiques irakiennes. La guerre des 12 Jours a permis une victoire éclatante d'Israël contre l'Iran.


Ce succès reposait sur une logique simple : réduire les probabilités à chaque étape de la chaîne létale — être détecté, suivi, puis engagé. La furtivité n’a jamais été synonyme d’invisibilité totale, mais de réduction du risque à un niveau tel que l’adversaire perd l’avantage.




Pour Israël et l’Inde, qui affrontent des adversaires dotés de systèmes sol-air modernes (S-400 russes, radars chinois de nouvelle génération, missiles iraniens), la leçon américaine est claire : la suprématie aérienne du XXIe siècle exige la furtivité. d'atant plus que le Rafale acheté par l'Inde pour s'éloigner du joug russe n'est plus dans la course.




Israël maîtrise déjà cette logique avec ses F-35 Adir, adaptés à ses besoins spécifiques. L’Inde, elle, a investi dans un programme de cinquième génération avec la Russie (Su-57), mais les retards et doutes sur les performances l’ont poussée à explorer d’autres partenariats. Un rapprochement technologique entre Tel-Aviv et New Delhi pourrait donc constituer un nouveau pôle de l’innovation aéronautique.


Un avion furtif de sixième génération indo-israélien tirerait parti de plusieurs convergences Technologies israéliennes  avec la maîtrise de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle pour la guerre en réseau,avec l'expérience opérationnelle unique dans des environnements saturés de menaces, avec la miniaturisation des capteurs, drones accompagnateurs et systèmes de brouillage.


Capacités indiennes : La base industrielle aéronautique importante (HAL, DRDO),le savoir-faire dans la propulsion et l’ingénierie lourde, et un marché intérieur colossal capable d’absorber des dizaines d’appareils.

Un tel appareil irait au-delà de la simple furtivité « passive » des années 1980. Il s’agirait d’un système complet intégrant  une furtivité adaptative, avec matériaux changeant leurs propriétés selon l’environnement (absorption radar, camouflage optique, gestion thermique), une coopération homme-machine, l’avion piloté étant accompagné par une nuée de drones d’attaque et de brouillage, des armes intelligentes à guidage autonome, réduisant le temps d’exposition,et une fusion de données permettant au pilote de disposer d’une vision globale du champ de bataille.

Si l’Inde apporte la masse industrielle et Israël l’innovation tactique et technologique, ce binôme pourrait rivaliser avec les projets américains (NGAD), européens (FCAS) et chinois (J-XX). La naissance d’un chasseur furtif indo-israélien aurait un impact majeur sur l’équilibre mondial :

  1. Face au Pakistan : l’Inde disposerait d’un outil de supériorité aérienne sans équivalent dans la région. La récente alliance militaire entre Islamabad et Riyad, assortie de l’ombre du parapluie nucléaire pakistanais, serait contrebalancée par un saut technologique de New Delhi. le pakistan a une aviation fabriquée en Chine, le J-10CE , conçu sur des plans du Lavi israélien

  2. Face à l’Iran : Israël renforcerait sa capacité de frappe préventive, notamment contre des sites nucléaires protégés par des défenses sophistiquées. La combinaison drones-furtivité permettrait de neutraliser rapidement des cibles critiques.

  3. Face à la Chine : Pékin développe activement ses propres chasseurs furtifs (J-20, J-31) et mise sur le quantique pour percer la furtivité. Une coopération israélo-indienne montrerait que la supériorité technologique n’est pas réservée aux seuls États-Unis et à la Chine.

  4. Vis-à-vis des États-Unis : Washington verrait d’un œil ambigu ce projet. D’un côté, un partenaire stratégique comme Israël renforcerait ses moyens face aux menaces régionales. De l’autre, l’émergence d’une nouvelle filière indépendante fragiliserait le monopole américain en matière d’avions furtifs.

En définitive, la furtivité reste un pari gagnant, mais elle doit évoluer. Un avion indo-israélien de sixième génération ne serait pas seulement un appareil difficile à détecter : ce serait un système de systèmes, associant discrétion, connectivité et intelligence artificielle.



                                        B21 Raider


Il marquerait une nouvelle étape dans la guerre aérienne, où l’Inde et Israël, deux pays en guerre, ensemble, pourraient « ouvrir les portes » de la supériorité technologique pour plusieurs décennies, pourquoi pas ? 




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


🇬🇧 English 


While all eyes are turning to drones, and most military budgets (except France, which failed to believe in them at the right time) are being directed toward these pilotless flying robots, what about aircraft?

History and the future belong to stealth. The United States remains the absolute Master, but competitors may soon emerge… We will follow the hypothesis of an Indo-Israeli cooperation in the development of a sixth-generation fighter jet. Why not?

For fifty years, stealth technology has given the United States a decisive military advantage. The F-117, the B-2, then the F-22 and the F-35 demonstrated that a nearly invisible aircraft could neutralize the most sophisticated air defense systems. The 1991 Gulf War was a spectacular demonstration: 2.5% of the air fleet — the F-117s — destroyed 40% of Iraq’s strategic targets. The 12-Day War brought Israel a resounding victory against Iran.

This success was based on a simple logic: reducing the probabilities at every stage of the lethal chain — being detected, tracked, and then engaged. Stealth never meant total invisibility, but rather reducing the risk to such a level that the adversary lost its advantage.

For Israel and India, facing adversaries equipped with modern surface-to-air systems (Russian S-400s, Chinese new-generation radars, Iranian missiles), the American lesson is clear: 21st-century air supremacy requires stealth. Even more so, as the Rafale purchased by India to move away from Russian dependence is no longer in the race.

Israel already masters this logic with its F-35 Adir, adapted to its specific needs. India, for its part, invested in a fifth-generation program with Russia (Su-57), but delays and doubts about performance have pushed it to explore other partnerships. A technological rapprochement between Tel Aviv and New Delhi could therefore constitute a new hub of aeronautical innovation.

An Indo-Israeli sixth-generation stealth aircraft would draw on several convergences: Israeli technologies in cybersecurity and artificial intelligence for networked warfare, unique operational experience in threat-saturated environments, miniaturization of sensors, accompanying drones, and jamming systems.

Indian capabilities: A strong aerospace industrial base (HAL, DRDO), know-how in propulsion and heavy engineering, and a vast domestic market able to absorb dozens of aircraft.

Such an aircraft would go beyond the “passive” stealth of the 1980s. It would be a complete system integrating adaptive stealth, with materials changing their properties depending on the environment (radar absorption, optical camouflage, thermal management), human-machine cooperation, the piloted aircraft being accompanied by a swarm of attack and jamming drones, autonomous precision weapons reducing exposure time, and data fusion providing the pilot with a global vision of the battlefield.

If India provides the industrial scale and Israel provides tactical and technological innovation, this duo could rival American (NGAD), European (FCAS), and Chinese (J-XX) projects. The birth of an Indo-Israeli stealth fighter would have a major impact on the global balance:

  • Against Pakistan: India would acquire an unmatched tool of air superiority in the region. The recent military alliance between Islamabad and Riyadh, along with the shadow of Pakistan’s nuclear umbrella, would be counterbalanced by New Delhi’s technological leap. Pakistan’s air force, built with Chinese-made J-10CE aircraft — designed on Israeli Lavi blueprints — would fall behind.

  • Against Iran: Israel would enhance its preemptive strike capabilities, especially against nuclear sites protected by sophisticated defenses. The drone-stealth combination would allow for rapid neutralization of critical targets.

  • Against China: Beijing is actively developing its own stealth fighters (J-20, J-31) and betting on quantum technologies to pierce stealth. An Indo-Israeli cooperation would show that technological superiority is not the exclusive domain of the U.S. and China.

  • With the United States: Washington would view such a project with mixed feelings. On the one hand, a strategic partner like Israel strengthening its capabilities against regional threats is positive. On the other hand, the emergence of a new independent line of development would weaken America’s monopoly on stealth aircraft.

Ultimately, stealth remains a winning bet, but it must evolve. An Indo-Israeli sixth-generation fighter would not just be hard to detect: it would be a “system of systems,” combining discretion, connectivity, and artificial intelligence.

It would mark a new stage in aerial warfare, where India and Israel, two nations at war, together could “open the doors” of technological superiority for decades. Why not?


🇪🇸 Español


Mientras todas las miradas se dirigen a los drones, y la mayor parte de los presupuestos militares (salvo Francia, que no supo creer en ellos a tiempo) se destinan a estos robots voladores sin piloto, ¿qué ocurre con los aviones?

La historia y el futuro pertenecen a la furtividad. Estados Unidos sigue siendo el Maestro absoluto, pero pronto podrían surgir competidores… Sigamos la hipótesis de una cooperación indo-israelí en el desarrollo de un avión de combate de sexta generación. ¿Por qué no?

Durante cincuenta años, la tecnología furtiva ha dado a Estados Unidos una ventaja militar decisiva. El F-117, el B-2, luego el F-22 y el F-35 demostraron que un avión casi invisible podía neutralizar los sistemas de defensa aérea más sofisticados. La Guerra del Golfo de 1991 fue una demostración espectacular: el 2,5 % de la flota aérea —los F-117— destruyeron el 40 % de los objetivos estratégicos iraquíes. La Guerra de los 12 Días trajo a Israel una victoria fulminante contra Irán.

Este éxito se basaba en una lógica simple: reducir las probabilidades en cada etapa de la cadena letal —ser detectado, seguido y luego atacado—. La furtividad nunca significó invisibilidad total, sino reducir el riesgo hasta tal punto que el adversario perdiera la ventaja.

Para Israel e India, que enfrentan adversarios equipados con sistemas modernos tierra-aire (S-400 rusos, radares chinos de nueva generación, misiles iraníes), la lección americana es clara: la supremacía aérea del siglo XXI exige la furtividad. Más aún cuando el Rafale comprado por India para alejarse de la dependencia rusa ya no está en la carrera.

Israel ya domina esta lógica con sus F-35 Adir, adaptados a sus necesidades específicas. India, por su parte, invirtió en un programa de quinta generación con Rusia (Su-57), pero los retrasos y las dudas sobre su rendimiento la han llevado a explorar otras asociaciones. Un acercamiento tecnológico entre Tel Aviv y Nueva Delhi podría así constituir un nuevo polo de innovación aeronáutica.

Un avión furtivo indo-israelí de sexta generación se beneficiaría de varias convergencias: tecnologías israelíes en ciberseguridad e inteligencia artificial para la guerra en red, experiencia operativa única en entornos saturados de amenazas, miniaturización de sensores, drones acompañantes y sistemas de interferencia.

Capacidades indias: una sólida base industrial aeronáutica (HAL, DRDO), conocimientos en propulsión e ingeniería pesada y un vasto mercado interior capaz de absorber decenas de aparatos.

Un avión de este tipo iría más allá de la furtividad “pasiva” de los años 80. Sería un sistema completo que integraría furtividad adaptativa, con materiales que cambian sus propiedades según el entorno (absorción de radar, camuflaje óptico, gestión térmica), cooperación hombre-máquina, el avión pilotado acompañado por un enjambre de drones de ataque e interferencia, armas inteligentes de guiado autónomo que reducen el tiempo de exposición, y fusión de datos que proporciona al piloto una visión global del campo de batalla.


Si India aporta la escala industrial e Israel la innovación táctica y tecnológica, este binomio podría rivalizar con los proyectos estadounidenses (NGAD), europeos (FCAS) y chinos (J-XX). El nacimiento de un caza furtivo indo-israelí tendría un impacto importante en el equilibrio mundial:

  • Frente a Pakistán: India dispondría de una herramienta de superioridad aérea sin equivalente en la región. La reciente alianza militar entre Islamabad y Riad, junto con la sombra del paraguas nuclear paquistaní, quedaría contrarrestada por el salto tecnológico de Nueva Delhi. La aviación pakistaní, equipada con los J-10CE chinos —diseñados a partir de planos del Lavi israelí—, quedaría en desventaja.

  • Frente a Irán: Israel reforzaría su capacidad de ataque preventivo, en particular contra sitios nucleares protegidos por defensas sofisticadas. La combinación drones-furtividad permitiría neutralizar rápidamente objetivos críticos.

  • Frente a China: Pekín desarrolla activamente sus propios cazas furtivos (J-20, J-31) y apuesta por la tecnología cuántica para penetrar la furtividad. Una cooperación indo-israelí demostraría que la superioridad tecnológica no es exclusiva de EE.UU. y China.

  • Con Estados Unidos: Washington vería este proyecto con sentimientos encontrados. Por un lado, que un socio estratégico como Israel refuerce sus capacidades frente a las amenazas regionales es positivo. Por otro, la aparición de una nueva línea de desarrollo independiente debilitaría el monopolio estadounidense en materia de aviones furtivos.


En definitiva, la furtividad sigue siendo una apuesta ganadora, pero debe evolucionar. Un caza indo-israelí de sexta generación no sería sólo un aparato difícil de detectar: sería un “sistema de sistemas”, que combine discreción, conectividad e inteligencia artificial.

Marcaría una nueva etapa en la guerra aérea, donde India e Israel, dos países en guerra, juntos podrían “abrir las puertas” de la superioridad tecnológica durante varias décadas. ¿Por qué no?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire