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jeudi 11 septembre 2025

Aristophil ... L'escroquerie du siècle (FR). JBCH N° 369


Aristophil c'est la plus grande escroquerie à l’épargne en France, 8% de rendement ... impossible à l'époque ... et puis ceux qui sont tombé dans le piège ont reçu une belle leçon ... avec Internet, aujourd'hui les escroqueries sont permanentes ... 


Ne jamais croire sans avoir vérifié auprès de plusieurs sources ... Le Miracle n'existe pas ..



À la fin des années 2000, la société Aristophil, fondée par Gérard Lhéritier, proposait à des milliers de particuliers de devenir copropriétaires de manuscrits rares signés par des figures prestigieuses comme Hugo, Mozart ou De Gaulle. 



Le mécanisme semblait sûr : accompagnement notarié, assurance, certificats d’expertise, musée vitrine boulevard Saint-Germain, réceptions fastueuses… Tout était pensé pour inspirer confiance et donner l’image d’un investissement patrimonial élitiste et culturellement valorisant. La promesse : une revente garantie au bout de cinq ans, avec un rendement annuel de 8 %.

En réalité, Aristophil n’était qu’une pyramide de Ponzi. Les 135 000 manuscrits étaient massivement surévalués et les remboursements versés aux anciens investisseurs provenaient des nouveaux souscripteurs. 


Lorsque le système s’effondre en 2014, plus de 18 000 victimes sont ruinées, pour un préjudice évalué à 850 millions d’euros. Beaucoup sont des professions libérales ou des particuliers approchant la retraite, qui y avaient placé les économies d’une vie. 

Les dégâts humains sont immenses : faillites, maladies, suicides, sentiment de honte d’avoir été « naïfs ».



Le procès, ouvert en septembre 2024 devant le tribunal correctionnel de Paris, réunit plus de 5 000 parties civiles. Gérard Lhéritier, surnommé « le Madoff des manuscrits », comparaît avec ses intermédiaires : courtiers, notaires, avocats, experts-comptable. 




Tous sont accusés d’escroquerie en bande organisée et de pratiques commerciales trompeuses. L’avocat du fondateur plaide que les contrats étaient juridiquement valides et que les investisseurs savaient prendre un risque ; mais pour les victimes, il s’agit d’une manipulation méthodique.



Au-delà du scandale financier, cette affaire révèle la puissance de la mise en scène dans les arnaques modernes : un discours culturel flatteur, des symboles rassurants (notaires, experts, musées) et un rendement modéré mais crédible suffisent à tromper des milliers de personnes. 


Aujourd’hui, à peine 10 % des fonds investis ont été récupérés. Le procès doit non seulement juger les responsables mais aussi servir d’avertissement : même les placements apparemment « nobles » ou  « sécurisés » doivent être examinés avec une vigilance extrême.




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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

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