Nous dressons une analyse sur l’avenir des Druzes et des Kurdes dans la Syrie d’Ahmed al-Shara, avec un accent particulier sur la dimension géopolitique et la perspective d’un accord futur avec Israël — ce qui contrarie fortement la Turquie.
Lundi à l'ONU, Nathanyaou devrait le rencontrer ... un moment important sur le chemin de la Paix, chemin pavé d'embuches avec un mauvais géni : le Qatar et ses dollars.
Damas. — L’image est saisissante : l’ancien chef djihadiste, jadis connu sous le nom d’Abou Mohammed al-Jolani, s’exprimant en costume sombre à la tribune de l’ONU. Ahmed al-Shara, président de la Syrie depuis la chute brutale de Bachar al-Assad en décembre dernier, se présente aujourd’hui comme un homme de paix, tourné vers la reconstruction et la réconciliation. Pourtant, son passé violent et ses alliances mouvantes nourrissent la méfiance, notamment parmi deux minorités dont l’avenir reste incertain : les Druzes du sud et les Kurdes du nord.
Les Druzes, communauté religieuse fermée issue de l’islam ismaélien, ont toujours cultivé une prudente discrétion. Installés principalement dans la région de Soueïda, au sud du pays, ils ont cherché à préserver leur autonomie tout en entretenant des relations ambivalentes avec le pouvoir central. Sous Hafez puis Bachar al-Assad, certains chefs druzes ont pactisé avec le régime, espérant protéger leur communauté des secousses régionales.
Mais les années de guerre ont ravivé les tensions. Les Druzes se souviennent des exactions des factions islamistes, dont le Front al-Nosra dirigé par al-Shara. Beaucoup furent traités comme des hérétiques, voire des cibles légitimes. Aujourd’hui, malgré les gestes spectaculaires du nouveau président — excuses aux chrétiens d’Idlib, restitution de terres et de maisons —, l’inquiétude demeure : les Druzes bénéficieront-ils, eux aussi, d’un tel geste de reconnaissance ?
« Nous avons entendu ses promesses de paix », glisse un dignitaire druze de Soueïda. « Mais tant que nos jeunes sont contraints d’intégrer une armée dominée par ses anciens compagnons d’armes, nous savons que notre avenir est suspendu à sa volonté seule. »
Un sentiment partagé par nombre d’habitants du djebel Druze, qui redoutent que leur communauté ne soit instrumentalisée comme simple vitrine d’un pluralisme de façade.
Au nord, les Kurdes de Syrie font face à un dilemme encore plus brutal. Depuis 2012, ils ont construit une expérience politique unique au Moyen-Orient : l’Administration autonome du Rojava. Forts des Forces démocratiques syriennes (FDS), aguerries dans la lutte contre Daech, ils ont bâti des institutions locales marquées par la parité hommes-femmes, le multiculturalisme et une certaine démocratie de proximité.
Mais cette autonomie heurte de plein fouet le projet d’Ahmed al-Shara. Le nouveau président veut un État centralisé fort, capable de s’imposer sur la scène internationale. Pour lui, tolérer un Kurdistan de facto serait un signe de faiblesse. Déjà, ses discours sur « la réunification du territoire » inquiètent à Qamichli comme à Hassaké.
Les Kurdes redoutent aussi une alliance objective entre Damas et Ankara. La Turquie, qui a pourtant soutenu al-Shara dans ses premières années de rupture avec Al-Qaïda, ne supporte pas l’idée d’un territoire autonome kurde à ses frontières. Or, si le président syrien choisissait de satisfaire son allié turc, les gains politiques et sociaux des Kurdes pourraient s’effondrer.
« Nous avons survécu à Assad et à l’État islamique », confie un cadre kurde. « Mais si Damas et Ankara s’entendent sur notre dos, notre avenir comme peuple libre sera remis en question. »
C’est ici que surgit une surprise géopolitique : Ahmed al-Shara, dans ses premiers discours de chef d’État, a évoqué la possibilité d’un dialogue avec Israël. Une déclaration impensable il y a encore quelques années, quand il faisait partie d’une mouvance qui considérait la lutte contre « l’ennemi sioniste » comme un devoir sacré.
Pour le président syrien, l’ouverture vers Israël est stratégique. Elle permettrait d’obtenir une reconnaissance internationale rapide, d’alléger les sanctions américaines, mais aussi de repositionner la Syrie comme acteur stabilisateur au Moyen-Orient. En se rapprochant de Jérusalem, il pourrait même jouer la carte d’un « nouvel accord de paix » qui ferait oublier son passé djihadiste.
Mais cette orientation heurte directement la Turquie, qui se verrait marginalisée. Ankara, longtemps protectrice de l’opposition syrienne et soutien discret d’al-Shara, n’accepterait pas de voir Damas nouer des liens avec Israël sans contrepartie. Pour Recep Tayyip Erdoğan, ou son successeur, une telle évolution équivaudrait à une trahison, et risquerait de briser l’équilibre fragile entre Ankara et Damas.
Dans ce nouveau paysage, les Druzes et les Kurdes apparaissent comme des baromètres essentiels. Leur sort dira si Ahmed al-Shara cherche véritablement à bâtir une Syrie pluraliste ou s’il se contente de jouer les équilibristes pour consolider son pouvoir.
Pour les Druzes, une reconnaissance officielle de leurs droits religieux et politiques, accompagnée de garanties de sécurité, serait le signe que Damas veut inclure toutes les communautés. Mais si la répression persiste dans le sud, la communauté pourrait basculer dans une opposition armée — ce qui fragiliserait le nouveau pouvoir.
Pour les Kurdes, tout dépendra du futur accord avec Israël. Si celui-ci ouvre la voie à une reconfiguration régionale qui sécurise les frontières et éloigne la menace turque, alors une forme d’autonomie négociée pourrait survivre. Mais si la Syrie choisit de se rapprocher d’Ankara pour écraser le Rojava, le conflit reprendrait de plus belle, avec un risque d’embrasement régional.
Ahmed al-Shara a bâti sa carrière sur des métamorphoses successives : insurgé en Irak, chef d’Al-Qaïda en Syrie, rebelle nationaliste, puis chef d’État. Ses partisans voient en lui un pragmatique capable de s’adapter ; ses détracteurs, un opportuniste guidé uniquement par la soif de pouvoir.
L’avenir des Druzes et des Kurdes dira qui a raison. Si leurs droits sont protégés et leurs institutions respectées, alors la Syrie pourrait entrer dans une nouvelle ère de coexistence. Si, au contraire, ils sont marginalisés ou écrasés, le pays replongera dans un cycle de violence, et l’image de l’ancien djihadiste devenu président ne sera qu’un nouveau masque posé sur un autoritarisme inchangé.
Le discours de réconciliation d’Ahmed al-Shara à l’ONU a marqué les esprits, mais ce sont les villages druzes du djebel et les villes kurdes du Rojava qui diront si ses promesses tiennent. Car l’avenir des minorités syriennes ne dépend pas seulement d’un président en quête de légitimité, mais d’un équilibre fragile entre mémoire, pouvoir et géopolitique.
Et ce sont peut-être les relations avec Israël, scellées au grand dam des Turcs, qui décideront si ce fragile équilibre se maintient… ou s’effondre.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé
🇬🇧 English
We present an analysis of the future of the Druze and the Kurds in the Syria of Ahmed al-Shara, with particular emphasis on the geopolitical dimension and the prospect of a future agreement with Israel — something that strongly irritates Turkey.
On Monday at the UN, Netanyahu is expected to meet him… an important moment on the road to Peace, a road paved with obstacles, with a dark genius at work: Qatar and its dollars.
Damascus. — The image is striking: the former jihadist leader, once known as Abu Mohammed al-Jolani, speaking in a dark suit at the UN podium. Ahmed al-Shara, president of Syria since the brutal fall of Bashar al-Assad last December, now presents himself as a man of peace, turned toward reconstruction and reconciliation. Yet his violent past and shifting alliances fuel distrust, particularly among two minorities whose future remains uncertain: the Druze in the south and the Kurds in the north.
The Druze, a closed religious community rooted in Ismaili Islam, have always cultivated cautious discretion. Settled mainly in the Suwayda region, in the south of the country, they have sought to preserve their autonomy while maintaining ambivalent relations with the central government. Under Hafez and then Bashar al-Assad, some Druze leaders struck deals with the regime, hoping to shield their community from regional upheavals.
But years of war rekindled tensions. The Druze remember the atrocities of Islamist factions, including al-Nusra Front led by al-Shara. Many were treated as heretics, even legitimate targets. Today, despite the new president’s dramatic gestures — apologies to Idlib’s Christians, restitution of lands and homes — concerns remain: will the Druze also benefit from such recognition?
“We have heard his promises of peace,” murmurs a Druze dignitary from Suwayda. “But as long as our young people are forced into an army dominated by his former comrades-in-arms, we know our future depends solely on his will.”
A sentiment shared by many in Jabal al-Druze, who fear their community will be used as nothing more than a showcase for superficial pluralism.
In the north, Syria’s Kurds face an even harsher dilemma. Since 2012, they have built a unique political experiment in the Middle East: the Autonomous Administration of Rojava. Backed by the Syrian Democratic Forces (SDF), battle-hardened against ISIS, they established local institutions defined by gender parity, multiculturalism, and a form of grassroots democracy.
But this autonomy collides head-on with Ahmed al-Shara’s vision. The new president seeks a strong centralized state capable of imposing itself on the international stage. For him, tolerating a de facto Kurdistan would signal weakness. Already, his speeches on “territorial reunification” worry people in Qamishli and Hasakah.
The Kurds also fear an objective alliance between Damascus and Ankara. Turkey, which once supported al-Shara during his early break with al-Qaeda, cannot tolerate the idea of an autonomous Kurdish entity along its borders. Should the Syrian president choose to appease his Turkish ally, the Kurds’ political and social gains could collapse.
“We survived Assad and the Islamic State,” says a Kurdish official. “But if Damascus and Ankara strike a deal at our expense, our future as a free people will be in jeopardy.”
Here emerges a geopolitical surprise: Ahmed al-Shara, in his first speeches as head of state, mentioned the possibility of dialogue with Israel. A statement unthinkable just a few years ago, when he belonged to a movement that viewed the fight against “the Zionist enemy” as a sacred duty.
For the Syrian president, reaching out to Israel is strategic. It could bring rapid international recognition, ease U.S. sanctions, and reposition Syria as a stabilizing force in the Middle East. By approaching Jerusalem, he could even play the card of a “new peace agreement” that would eclipse his jihadist past.
But this orientation directly confronts Turkey, which would find itself sidelined. Ankara, long the protector of the Syrian opposition and discreet supporter of al-Shara, would not tolerate Damascus forging ties with Israel without compensation. For Recep Tayyip Erdoğan, or his successor, such a development would be tantamount to betrayal, threatening to shatter the fragile balance between Ankara and Damascus.
In this new landscape, the Druze and Kurds emerge as essential barometers. Their fate will reveal whether Ahmed al-Shara truly seeks to build a pluralistic Syria or merely uses minorities as pawns to consolidate his power.
For the Druze, official recognition of their religious and political rights, coupled with security guarantees, would signal Damascus’s intent to include all communities. But if repression continues in the south, the community could take up arms — undermining the new regime.
For the Kurds, everything will depend on the future agreement with Israel. If it paves the way for regional reconfiguration that secures borders and neutralizes the Turkish threat, then a negotiated form of autonomy might survive. But if Syria chooses rapprochement with Ankara to crush Rojava, the conflict would flare up again, risking regional conflagration.
Ahmed al-Shara built his career through successive metamorphoses: insurgent in Iraq, leader of al-Qaeda in Syria, nationalist rebel, then head of state. His supporters see him as a pragmatist capable of adaptation; his critics as an opportunist driven solely by lust for power.
The future of the Druze and Kurds will determine who is right. If their rights are protected and their institutions respected, Syria could enter a new era of coexistence. If not, the country will slide back into violence, and the image of the former jihadist turned president will prove to be nothing but another mask for unchanging authoritarianism.
Ahmed al-Shara’s reconciliation speech at the UN left a strong impression, but it will be in the Druze villages of the mountain and the Kurdish towns of Rojava that his promises will be tested. The future of Syria’s minorities depends not only on a president seeking legitimacy, but on a fragile balance between memory, power, and geopolitics.
And perhaps it will be relations with Israel — sealed to Turkey’s dismay — that decide whether this fragile balance endures… or collapses.
This article is personal. I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist… It is delicate to testify as a layman, but on this blog I usually express a heartfelt reaction based on current events and my daily international press review. The photos and films are taken from the web, also for strictly personal, private use.
🇪🇸 Español
Presentamos un análisis sobre el futuro de los drusos y los kurdos en la Siria de Ahmed al-Shara, con un énfasis particular en la dimensión geopolítica y la perspectiva de un futuro acuerdo con Israel —algo que irrita profundamente a Turquía.
El lunes en la ONU, Netanyahu debería reunirse con él… un momento importante en el camino hacia la Paz, un camino sembrado de obstáculos, con un mal genio: Catar y sus dólares.
Damasco. — La imagen es impactante: el antiguo jefe yihadista, antes conocido como Abu Mohammed al-Jolani, hablando con traje oscuro en la tribuna de la ONU. Ahmed al-Shara, presidente de Siria desde la brutal caída de Bashar al-Asad en diciembre pasado, se presenta hoy como un hombre de paz, volcado hacia la reconstrucción y la reconciliación. Sin embargo, su pasado violento y sus alianzas cambiantes alimentan la desconfianza, especialmente entre dos minorías cuyo futuro sigue siendo incierto: los drusos del sur y los kurdos del norte.
Los drusos, una comunidad religiosa cerrada surgida del islam ismailí, siempre han cultivado una discreción prudente. Establecidos principalmente en la región de Suwayda, en el sur del país, buscaron preservar su autonomía manteniendo relaciones ambiguas con el poder central. Bajo Hafez y luego Bashar al-Asad, algunos líderes drusos pactaron con el régimen, con la esperanza de proteger a su comunidad de los vaivenes regionales.
Pero los años de guerra reavivaron las tensiones. Los drusos recuerdan las atrocidades de las facciones islamistas, incluido el Frente al-Nusra dirigido por al-Shara. Muchos fueron tratados como herejes, incluso como blancos legítimos. Hoy, a pesar de los gestos espectaculares del nuevo presidente —disculpas a los cristianos de Idlib, restitución de tierras y casas— persiste la preocupación: ¿recibirán también los drusos un gesto de reconocimiento?
“Hemos escuchado sus promesas de paz”, murmura un dignatario druso de Suwayda. “Pero mientras nuestros jóvenes se vean obligados a integrarse en un ejército dominado por sus antiguos compañeros de armas, sabemos que nuestro futuro depende solo de su voluntad.”
Un sentimiento compartido por muchos habitantes del Yebel Druze, que temen que su comunidad sea utilizada únicamente como escaparate de un pluralismo de fachada.
En el norte, los kurdos de Siria se enfrentan a un dilema aún más duro. Desde 2012, construyeron una experiencia política única en Oriente Medio: la Administración Autónoma de Rojava. Respaldados por las Fuerzas Democráticas Sirias (FDS), curtidas en la lucha contra Daesh, levantaron instituciones locales basadas en la paridad de género, el multiculturalismo y una cierta democracia de proximidad.
Pero esta autonomía choca de lleno con el proyecto de Ahmed al-Shara. El nuevo presidente quiere un Estado centralizado fuerte, capaz de imponerse en la escena internacional. Para él, tolerar un Kurdistán de facto sería signo de debilidad. Sus discursos sobre “la reunificación del territorio” ya generan inquietud en Qamishli y Hasakeh.
Los kurdos temen también una alianza objetiva entre Damasco y Ankara. Turquía, que apoyó a al-Shara en sus primeros años de ruptura con Al Qaeda, no soporta la idea de un territorio autónomo kurdo en sus fronteras. Y si el presidente sirio optara por satisfacer a su aliado turco, los logros políticos y sociales de los kurdos podrían desmoronarse.
“Sobrevivimos a Asad y al Estado Islámico”, confiesa un dirigente kurdo. “Pero si Damasco y Ankara llegan a un acuerdo a nuestra costa, nuestro futuro como pueblo libre estará en entredicho.”
Aquí surge una sorpresa geopolítica: Ahmed al-Shara, en sus primeros discursos como jefe de Estado, mencionó la posibilidad de un diálogo con Israel. Una declaración impensable hace unos años, cuando formaba parte de un movimiento que consideraba la lucha contra “el enemigo sionista” un deber sagrado.
Para el presidente sirio, abrirse a Israel es estratégico. Le permitiría obtener un rápido reconocimiento internacional, aliviar las sanciones estadounidenses y reposicionar a Siria como actor estabilizador en Oriente Medio. Al acercarse a Jerusalén, incluso podría jugar la carta de un “nuevo acuerdo de paz” que haría olvidar su pasado yihadista.
Pero esta orientación choca directamente con Turquía, que quedaría marginada. Ankara, durante mucho tiempo protectora de la oposición siria y apoyo discreto de al-Shara, no aceptaría que Damasco estrechara lazos con Israel sin compensación. Para Recep Tayyip Erdoğan, o su sucesor, tal evolución equivaldría a una traición y pondría en riesgo el frágil equilibrio entre Ankara y Damasco.
En este nuevo escenario, los drusos y los kurdos aparecen como barómetros esenciales. Su destino dirá si Ahmed al-Shara busca verdaderamente construir una Siria pluralista o si se limita a maniobrar para consolidar su poder.
Para los drusos, un reconocimiento oficial de sus derechos religiosos y políticos, acompañado de garantías de seguridad, sería la señal de que Damasco quiere incluir a todas las comunidades. Pero si persiste la represión en el sur, la comunidad podría pasar a la oposición armada, debilitando al nuevo poder.
Para los kurdos, todo dependerá del futuro acuerdo con Israel. Si este abre la vía a una reconfiguración regional que asegure las fronteras y aleje la amenaza turca, entonces podría sobrevivir una forma de autonomía negociada. Pero si Siria elige acercarse a Ankara para aplastar Rojava, el conflicto se reavivaría con riesgo de incendio regional.
Ahmed al-Shara ha construido su carrera sobre metamorfosis sucesivas: insurgente en Irak, jefe de Al Qaeda en Siria, rebelde nacionalista y luego jefe de Estado. Sus partidarios lo ven como un pragmático capaz de adaptarse; sus detractores, como un oportunista guiado únicamente por la sed de poder.
El futuro de los drusos y kurdos dirá quién tiene razón. Si sus derechos son protegidos y sus instituciones respetadas, Siria podría entrar en una nueva era de coexistencia. Si son marginados o aplastados, el país volverá al ciclo de violencia y la imagen del ex yihadista convertido en presidente no será más que una nueva máscara de un autoritarismo inmutable.
El discurso de reconciliación de Ahmed al-Shara en la ONU marcó a la opinión pública, pero serán los pueblos drusos del monte y las ciudades kurdas del Rojava quienes pondrán a prueba sus promesas. Porque el futuro de las minorías sirias no depende solo de un presidente en busca de legitimidad, sino de un equilibrio frágil entre memoria, poder y geopolítica.
Y quizás sean las relaciones con Israel —selladas para desesperación de los turcos— las que decidan si ese equilibrio frágil se mantiene… o se derrumba.
Este artículo es personal. No pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional… Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog suelo expresar un golpe de corazón a partir de la actualidad y de la lectura de mi prensa internacional cotidiana. Las fotos y los vídeos se toman de la web, igualmente para un uso estrictamente personal y privado.
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