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vendredi 19 septembre 2025

L'axe Athène/ Nicosie/ Jérusalem se porte bien ... (FR, EN, ES). JBCH N° 415

L’axe Israël–Chypre–Grèce fait face aux recompositions régionales, et à la question énergétique que les trois pays partagent  et surtout aux tensions avec la Turquie avec un dictateur Erdogan qui rêve de reconstituer l'Empire Ottoman:


Comme il est loin le temps où Monseigneur Makarios, le dirigeant ami de Nasser faisait sa loi sur ce petit pays, 



Le Moyen-Orient vit aujourd’hui une mutation géopolitique profonde, marquée par de nouveaux alignements et des repositionnements stratégiques. Dans ce contexte, le rapprochement entre Israël et Chypre, élargi à la Grèce, apparaît comme un pilier de stabilité et de coopération. 


Ce triangle Jérusalem–Nicosie–Athènes répond à trois impératifs principaux : la sécurité régionale, l’exploitation du gaz méditerranéen et la construction d’une architecture de défense commune face aux menaces, notamment celles émanant de la Turquie.



Israël et Chypre partagent une perception commune des risques : terrorisme, instabilité régionale, pressions militaires et expansionnisme turc. Depuis plusieurs années, des exercices conjoints et des échanges de renseignement renforcent leurs capacités de défense. 


Chypre met à disposition son espace aérien et ses zones d’entraînement, tandis qu’Israël apporte expertise technologique et savoir-faire opérationnel. La Grèce, confrontée elle aussi à Ankara, s’insère naturellement dans ce partenariat, créant un front stratégique en Méditerranée orientale.


La coopération militaire dépasse le simple bilatéral : elle s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de faire de la Méditerranée orientale un espace où de « petits États », comme Israël et Chypre, pèsent davantage collectivement face à des puissances régionales plus grandes.



La découverte de gisements gaziers au large d’Israël et de Chypre a changé la donne. Ces ressources représentent non seulement une opportunité économique, mais aussi un outil géopolitique majeur. L’axe Israël–Chypre–Grèce a travaillé sur des projets ambitieux, comme le gazoduc EastMed, destiné à acheminer le gaz vers l’Europe, diversifiant ainsi son approvisionnement et réduisant sa dépendance aux sources russes ou instables.


Ce projet suscite l’hostilité d’Ankara, qui conteste la délimitation des zones économiques exclusives (ZEE) en Méditerranée orientale. La Turquie, exclue de ces projets, cherche à imposer sa propre vision en multipliant les incursions maritimes et en s’alliant ponctuellement avec des acteurs régionaux comme la Libye. Ainsi, le gaz n’est pas seulement une ressource énergétique : il cristallise une lutte d’influence entre l’axe Israël–Chypre–Grèce et la Turquie, avec en arrière-plan les besoins énergétiques de l’Union européenne.




Chypre occupe une place particulière : membre de l’Union européenne mais située au cœur des tensions du Levant, elle agit comme un pont entre deux mondes. Elle maintient des liens avec les pays arabes et a reconnu dès 1988 un État palestinien, mais sans rompre avec Israël. Aujourd’hui, sa diplomatie se veut pragmatique : éviter les postures idéologiques tout en renforçant la coopération concrète avec Jérusalem. Cette capacité à conjuguer une identité européenne et une présence régionale donne à Nicosie une valeur ajoutée stratégique pour Israël, qui trouve en elle un relais au sein de l’UE.


L’axe Jérusalem–Nicosie–Athènes ne se réduit pas à des calculs stratégiques. Il s’appuie aussi sur des liens humains : plus de 180 vols hebdomadaires relient Israël à Chypre, le tourisme israélien est florissant, des communautés s’installent et des étudiants échangent. Cette « diplomatie des peuples » confère une profondeur à l’alliance, la rendant plus résistante aux aléas politiques. Les valeurs partagées – démocratie, diversité religieuse, proximité culturelle – consolident cette relation. Le texte souligne à juste titre que la résilience des alliances ne se fonde pas seulement sur des intérêts stratégiques, mais sur un tissu de relations humaines durables.



Dans un Moyen-Orient marqué par des alliances fluctuantes et des conflits persistants, l’alliance Israël–Chypre–Grèce fait figure de rare constante. Elle combine défense, énergie et diplomatie dans une vision commune : protéger la Méditerranée orientale, s’arrimer à l’Europe et contenir l’instabilité venue du sud et de l’est. La Turquie, marginalisée dans cette configuration, apparaît comme le principal rival, d’où une dimension conflictuelle qui explique la portée géopolitique de ce rapprochement.

L’axe Jérusalem–Nicosie–Athènes illustre l’émergence d’alliances régionales pragmatiques dans un Moyen-Orient en recomposition. Au-delà du gaz, il s’agit d’une véritable architecture de sécurité et d’influence, qui rapproche Israël de l’Union européenne et consolide la position de Chypre et de la Grèce face à la Turquie. 


Loin d’être un simple partenariat conjoncturel, cette alliance repose sur une convergence profonde d’intérêts, de valeurs et de liens humains. Dans une région instable, elle se présente comme l’un des rares points fixes, capable d’offrir à la fois stabilité, prospérité et un modèle de coopération transnationale.






Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé



🇬🇧 English Translation


The Israel–Cyprus–Greece axis is facing regional reconfigurations, the shared energy question, and above all tensions with Turkey, under a dictator, Erdogan, who dreams of reconstituting the Ottoman Empire.


How far away now seems the time when Archbishop Makarios, Nasser’s ally, ruled over this small country.

The Middle East is today undergoing a profound geopolitical transformation, marked by new alignments and strategic repositioning. In this context, the rapprochement between Israel and Cyprus, extended to Greece, emerges as a pillar of stability and cooperation.

This Jerusalem–Nicosia–Athens triangle responds to three main imperatives: regional security, the exploitation of Mediterranean gas, and the building of a common defense architecture in the face of threats, especially those emanating from Turkey.

Israel and Cyprus share a common perception of risks: terrorism, regional instability, military pressure, and Turkish expansionism. For several years, joint exercises and intelligence exchanges have strengthened their defense capabilities.

Cyprus offers its airspace and training zones, while Israel contributes technological expertise and operational know-how. Greece, also confronted by Ankara, naturally joins this partnership, creating a strategic front in the Eastern Mediterranean.

Military cooperation goes beyond the bilateral: it is part of a broader project, that of making the Eastern Mediterranean a space where “small states,” such as Israel and Cyprus, can collectively weigh more heavily against larger regional powers.

The discovery of gas fields off the coasts of Israel and Cyprus has changed the game. These resources represent not only an economic opportunity but also a major geopolitical tool. The Israel–Cyprus–Greece axis has been working on ambitious projects such as the EastMed pipeline, designed to deliver gas to Europe, thus diversifying its supply and reducing dependence on Russian or unstable sources.

This project has provoked Ankara’s hostility, which disputes the delimitation of exclusive economic zones (EEZs) in the Eastern Mediterranean. Excluded from these projects, Turkey seeks to impose its own vision by multiplying maritime incursions and temporarily allying itself with regional actors such as Libya. Gas, therefore, is not only an energy resource: it crystallizes a struggle for influence between the Israel–Cyprus–Greece axis and Turkey, with Europe’s energy needs in the background.

Cyprus occupies a special place: a member of the European Union but located at the heart of Levantine tensions, it acts as a bridge between two worlds. It maintains ties with Arab countries and recognized a Palestinian state as early as 1988, without breaking with Israel. Today, its diplomacy is pragmatic: avoiding ideological postures while strengthening practical cooperation with Jerusalem. This ability to combine a European identity with a regional presence gives Nicosia strategic added value for Israel, which finds in it a relay within the EU.

The Jerusalem–Nicosia–Athens axis is not limited to strategic calculations. It is also built on human ties: more than 180 weekly flights connect Israel to Cyprus, Israeli tourism is flourishing, communities are settling, and students are exchanging. This “people’s diplomacy” gives depth to the alliance, making it more resilient to political uncertainties. Shared values—democracy, religious diversity, cultural proximity—consolidate this relationship. The resilience of alliances is founded not only on strategic interests but also on a fabric of enduring human relations.

In a Middle East marked by shifting alliances and persistent conflicts, the Israel–Cyprus–Greece alliance stands out as a rare constant. It combines defense, energy, and diplomacy within a common vision: protecting the Eastern Mediterranean, anchoring itself to Europe, and containing instability from the south and the east. Turkey, marginalized in this configuration, appears as the main rival, hence the conflictual dimension that explains the geopolitical scope of this rapprochement.

The Jerusalem–Nicosia–Athens axis illustrates the emergence of pragmatic regional alliances in a reshaped Middle East. Beyond gas, it is a true architecture of security and influence, which brings Israel closer to the European Union and strengthens the position of Cyprus and Greece against Turkey.

Far from being a simple situational partnership, this alliance is based on a profound convergence of interests, values, and human ties. In an unstable region, it stands as one of the few fixed points, capable of offering stability, prosperity, and a model of transnational cooperation.


This article is personal. I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist… It is delicate to testify as a layman, but in this blog I generally express a heartfelt reaction based on current events and my daily international press review.


The photos and videos are taken from the web, again for strictly personal and private use.


🇪🇸 Español


El eje Israel–Chipre–Grecia se enfrenta a recomposiciones regionales, a la cuestión energética compartida y, sobre todo, a las tensiones con Turquía, bajo un dictador, Erdogan, que sueña con reconstruir el Imperio Otomano.


¡Qué lejos parece ahora el tiempo en que Monseñor Makarios, aliado de Nasser, imponía su ley en este pequeño país!

Oriente Medio vive hoy una profunda mutación geopolítica, marcada por nuevos alineamientos y reposicionamientos estratégicos. En este contexto, el acercamiento entre Israel y Chipre, ampliado a Grecia, aparece como un pilar de estabilidad y cooperación.

Este triángulo Jerusalén–Nicosia–Atenas responde a tres imperativos principales: la seguridad regional, la explotación del gas mediterráneo y la construcción de una arquitectura de defensa común frente a las amenazas, especialmente las que provienen de Turquía.

Israel y Chipre comparten una percepción común de los riesgos: terrorismo, inestabilidad regional, presiones militares y expansionismo turco. Desde hace varios años, ejercicios conjuntos e intercambios de inteligencia refuerzan sus capacidades de defensa.

Chipre pone a disposición su espacio aéreo y sus zonas de entrenamiento, mientras que Israel aporta experiencia tecnológica y saber hacer operativo. Grecia, también enfrentada a Ankara, se integra naturalmente en esta asociación, creando un frente estratégico en el Mediterráneo oriental.

La cooperación militar va más allá de lo bilateral: se inscribe en un proyecto más amplio, el de convertir el Mediterráneo oriental en un espacio donde “pequeños Estados”, como Israel y Chipre, pesen colectivamente más frente a potencias regionales mayores.

El descubrimiento de yacimientos de gas frente a las costas de Israel y Chipre ha cambiado las reglas del juego. Estos recursos representan no solo una oportunidad económica, sino también una herramienta geopolítica de primer orden. El eje Israel–Chipre–Grecia ha trabajado en proyectos ambiciosos como el gasoducto EastMed, destinado a transportar gas hacia Europa, diversificando así su suministro y reduciendo su dependencia de fuentes rusas o inestables.

Este proyecto ha provocado la hostilidad de Ankara, que disputa la delimitación de las zonas económicas exclusivas (ZEE) en el Mediterráneo oriental. Turquía, excluida de estos proyectos, busca imponer su propia visión multiplicando incursiones marítimas y aliándose puntualmente con actores regionales como Libia. Así, el gas no es solo un recurso energético: cristaliza una lucha de influencia entre el eje Israel–Chipre–Grecia y Turquía, con las necesidades energéticas de la Unión Europea en segundo plano.

Chipre ocupa un lugar particular: miembro de la Unión Europea pero situada en el corazón de las tensiones del Levante, actúa como un puente entre dos mundos. Mantiene vínculos con los países árabes y reconoció a un Estado palestino ya en 1988, sin romper con Israel. Hoy, su diplomacia se quiere pragmática: evitar posturas ideológicas y al mismo tiempo reforzar la cooperación concreta con Jerusalén. Esta capacidad de conjugar una identidad europea con una presencia regional otorga a Nicosia un valor añadido estratégico para Israel, que encuentra en ella un aliado dentro de la UE.

El eje Jerusalén–Nicosia–Atenas no se reduce a cálculos estratégicos. También se apoya en vínculos humanos: más de 180 vuelos semanales conectan Israel con Chipre, el turismo israelí está en auge, se establecen comunidades y los estudiantes intercambian. Esta “diplomacia de los pueblos” confiere profundidad a la alianza, haciéndola más resistente a los vaivenes políticos. Los valores compartidos—democracia, diversidad religiosa, proximidad cultural—consolidan esta relación. La resiliencia de las alianzas no se fundamenta solo en intereses estratégicos, sino en un tejido de relaciones humanas duraderas.

En un Oriente Medio marcado por alianzas fluctuantes y conflictos persistentes, la alianza Israel–Chipre–Grecia aparece como una de las pocas constantes. Combina defensa, energía y diplomacia en una visión común: proteger el Mediterráneo oriental, anclarse en Europa y contener la inestabilidad proveniente del sur y del este. Turquía, marginada en esta configuración, aparece como el principal rival, de ahí la dimensión conflictiva que explica el alcance geopolítico de este acercamiento.

El eje Jerusalén–Nicosia–Atenas ilustra la emergencia de alianzas regionales pragmáticas en un Oriente Medio en recomposición. Más allá del gas, se trata de una verdadera arquitectura de seguridad e influencia, que acerca a Israel a la Unión Europea y consolida la posición de Chipre y Grecia frente a Turquía.

Lejos de ser una simple asociación coyuntural, esta alianza se basa en una profunda convergencia de intereses, valores y lazos humanos. En una región inestable, se presenta como uno de los pocos puntos fijos, capaz de ofrecer estabilidad, prosperidad y un modelo de cooperación transnacional.


Este artículo es personal. No pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional… Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog expreso en general una reacción de corazón a partir de la actualidad y de la lectura de mi prensa internacional diaria.


Las fotos y los vídeos provienen de la web, también aquí con un uso estrictamente personal y privado.


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