Macron veut-il reprendre l’exemple des rois français du Moyen Âge en chassant les Juifs ? Les Rois de France ont utilisé les juifs puis les ont chassés.
La révolution française a remis les juifs dans le cadre de la République, leur rendant leur liberté, leur dignité, et Macron semble faire le contraire !
Cette consolidation de l’autorité royale ne fut pas seulement militaire ou territoriale : elle s’accompagna aussi de décisions radicales à l’égard des Juifs. Après les exactions de LouisIX dit Saint Louis, en 1182, Philippe Auguste expulsa les Juifs du domaine royal et confisqua leurs biens, inaugurant une pratique qui sera reprise, à des degrés divers, par ses successeurs jusqu’à l’expulsion définitive ordonnée par Philippe le Bel en 1306, le Jour de Ticha BeAv, fête juive de deuil qui rappelle la destruction par deux fois du Temple de Jérusalem. Retenez bien les dates de fête, ... C'est aussi ce qu'a choisi Macron pour blâmer les juifs devant les Nations: Le Rosh Hachana, Jour de l'an juif.
Ces expulsions s’inscrivaient dans une logique de construction du pouvoir royal. Elles servaient plusieurs objectifs pour consolider l’autorité monarchique en se présentant comme le défenseur de la foi chrétienne, pour affermir son image auprès de la papauté et de la population profondément marquée par l’antijudaïsme, enfin pour profiter matériellement de la confiscation des créances et des biens juifs, souvent intégrés ensuite dans le trésor royal. Il s’agissait donc d’un mélange de piété affichée, de pragmatisme politique et d’intérêt économique, où l’exclusion des Juifs devenait un instrument au service de la centralisation monarchique.
Bien plus tôt, Charlemagne, entouré de sages juifs, en fondant l’école palatine, voulut faire de la discussion un outil d’élévation intellectuelle. Adoptant le « pilpoul » juif, art de raisonner par la dialectique et la controverse, trouve un écho dans cette méthode : apprendre par deux, en confrontant les arguments. Les tables de nos écoles sont toujours à deux sièges; Ainsi, l’étude devient vivante, critique et formatrice, bien au-delà de la simple récitation
En regard de cette histoire, peut-on comparer la situation actuelle, et demander si Emmanuel Macron « veut chasser les Juifs » comme jadis les rois capétiens ? La réponse, dans les faits, est évidemment non : la République française, fondée sur les principes de 1789 et sur la Déclaration des Droits de l’Homme, reconnaît aux Juifs comme à toutes les minorités religieuses une pleine citoyenneté.
Cependant, certains observateurs dénoncent une ambiguïté politique : d’un côté, Macron affirme son attachement à la mémoire de la Shoah et à la lutte contre l’antisémitisme ; de l’autre, sa diplomatie parfois équivoque au Moyen-Orient, envers les terroristes du Hamas, ainsi que la tolérance d’un certain antisionisme radical dans l’espace public, alimentent un sentiment d’inquiétude au sein d’une partie de la communauté juive française.
La comparaison avec le Moyen Âge éclaire donc une tension récurrente de l’histoire française : les Juifs apparaissent comme une minorité dont le sort reflète les choix politiques des dirigeants et leur rapport au pouvoir centralisé. On a l'habitude, quand ca va mal, c'est de la faute des juifs !
Si Philippe Auguste et ses successeurs utilisaient l’expulsion comme outil de consolidation monarchique, la crainte actuelle est que la France contemporaine, sous prétexte d’équilibre géopolitique ou à la demande des islamistes, ou de gestion des tensions sociales, cède à une forme de marginalisation des Juifs non plus par décret royal, mais par un abandon progressif face à la montée de l’hostilité et en utilisant une nouvelle arme hybride, celle de la force et de la résonnance des média(s) sociaux.
Ainsi, la vraie question n’est pas de savoir si Macron saura encore malgré tout, protéger une minorité qui fut, au fil des siècles, tour à tour tolérée, chassée, réintégrée et persécutée.
L’histoire médiévale nous enseigne que l’exclusion, même présentée comme pragmatique, fragilise à long terme la légitimité du pouvoir. Macron est sous l'influence du Qatar, sponsor des Freres Musulmans.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé
🇬🇧 English translation
Is Macron seeking to follow the example of the French kings of the Middle Ages by expelling the Jews?
The Kings of France used the Jews, then expelled them.
The French Revolution reinstated the Jews within the framework of the Republic, restoring their freedom and dignity – yet Macron seems to be doing the opposite!
He wants to recognize on the very day of Rosh Hashanah (the Jewish New Year) another state for the Arabs of Palestine (when Jordan already exists) – a slap in the face for the Jews of France!
This consolidation of royal authority was not only military or territorial: it was also accompanied by radical decisions toward the Jews. After the actions of Louis IX, known as Saint Louis, in 1182, Philip Augustus expelled the Jews from the royal domain and confiscated their property, inaugurating a practice that would be repeated by his successors, culminating in the final expulsion ordered by Philip the Fair in 1306, on Tisha BeAv, the Jewish day of mourning recalling the destruction of the Temple of Jerusalem. Mark well these dates… Macron has chosen Rosh Hashanah to blame the Jews before the Nations.
Philip Augustus signed the expropriation and seizure of Jewish property. These expulsions were part of the construction of royal power, serving several objectives: to consolidate authority by presenting himself as the defender of the Christian faith, to strengthen his image with the papacy and the Christian population deeply marked by anti-Judaism, and to benefit materially from the confiscation of Jewish wealth.
Much earlier, Charlemagne, surrounded by Jewish sages, founded the Palatine School, making discussion an instrument of intellectual elevation. The Jewish “pilpul,” the art of dialectical reasoning and debate, resonated in this method: learning in pairs, confronting arguments. The tables in our schools are still built for two students – learning thus becomes alive, critical, and formative.
In light of this history, can one compare the current situation and ask if Emmanuel Macron “wants to expel the Jews” as the Capetian kings once did? The answer in practice is no: the French Republic, founded on the principles of 1789 and the Declaration of the Rights of Man, recognizes full citizenship for Jews as for all religious minorities.
However, some observers denounce political ambiguity: on the one hand, Macron affirms his attachment to Holocaust memory and the fight against antisemitism; on the other, his sometimes equivocal diplomacy in the Middle East – toward Hamas terrorists – as well as tolerance for radical anti-Zionism in the public space, fuels anxiety among part of the French Jewish community.
The comparison with the Middle Ages highlights a recurring tension in French history: Jews appear as a minority whose fate reflects the political choices of rulers and their relation to centralized power. When things go wrong, it’s always the Jews’ fault.
If Philip Augustus and his successors used expulsion as a tool of monarchical consolidation, the current fear is that contemporary France, under the pretext of geopolitical balance, Islamist pressure, or social tension management, might yield to a new marginalization – not by royal decree, but through gradual abandonment in the face of rising hostility, amplified by the hybrid weapon of social media.
The true question, then, is whether Macron will still be able to protect a minority that has, over the centuries, been alternately tolerated, expelled, reintegrated, and persecuted. Medieval history teaches that exclusion, even when disguised as pragmatism, ultimately undermines the legitimacy of power. Macron appears under the influence of Qatar, sponsor of the Muslim Brotherhood.
🇪🇸 Español
¿Quiere Macron seguir el ejemplo de los reyes franceses de la Edad Media expulsando a los judíos?
Los Reyes de Francia utilizaron a los judíos y luego los expulsaron.
La Revolución Francesa devolvió a los judíos al marco de la República, restituyéndoles su libertad y su dignidad – ¡pero Macron parece hacer lo contrario!
Quiere reconocer en el mismo día de Rosh Hashaná (el Año Nuevo judío) otro Estado para los árabes de Palestina (cuando Jordania ya existe), ¡una bofetada para los judíos de Francia!
Esta consolidación de la autoridad real no fue sólo militar o territorial: también se acompañó de decisiones radicales hacia los judíos. Tras las medidas de Luis IX, llamado San Luis, en 1182, Felipe Augusto expulsó a los judíos del dominio real y confiscó sus bienes, inaugurando una práctica que sus sucesores repetirían hasta la expulsión definitiva ordenada por Felipe el Hermoso en 1306, el día de Tisha BeAv, jornada judía de duelo que recuerda la destrucción del Templo de Jerusalén. Retengan bien esas fechas… Macron ha elegido Rosh Hashaná para culpar a los judíos ante las Naciones.
Felipe Augusto firmó la expropiación y la incautación de los bienes judíos. Estas expulsiones formaban parte de la construcción del poder real, sirviendo a varios objetivos: consolidar la autoridad presentándose como defensor de la fe cristiana, reforzar su imagen ante el papado y una población marcada por el antisemitismo, y aprovechar materialmente la confiscación de las riquezas judías.
Mucho antes, Carlomagno, rodeado de sabios judíos, fundó la Escuela Palatina, haciendo de la discusión un instrumento de elevación intelectual. El “pilpul” judío, arte del razonamiento dialéctico y la controversia, encontró eco en este método: aprender en parejas, confrontando argumentos. Las mesas de nuestras escuelas siguen siendo de dos asientos; así, el estudio se vuelve vivo, crítico y formativo.
A la luz de esta historia, ¿puede compararse la situación actual y preguntar si Emmanuel Macron “quiere expulsar a los judíos” como lo hicieron los reyes capetos? La respuesta en la práctica es no: la República Francesa, fundada en los principios de 1789 y en la Declaración de los Derechos del Hombre, reconoce plena ciudadanía a los judíos, como a todas las minorías religiosas.
Sin embargo, algunos observadores denuncian una ambigüedad política: por un lado, Macron afirma su apego a la memoria de la Shoá y a la lucha contra el antisemitismo; por otro, su diplomacia a veces equívoca en Oriente Medio –hacia los terroristas de Hamás–, así como la tolerancia hacia un antisemitismo radical en el espacio público, alimentan la inquietud de parte de la comunidad judía francesa.
La comparación con la Edad Media pone de relieve una tensión recurrente en la historia francesa: los judíos aparecen como una minoría cuyo destino refleja las decisiones políticas de los gobernantes y su relación con el poder centralizado. Cuando las cosas van mal, siempre es culpa de los judíos.
Si Felipe Augusto y sus sucesores usaban la expulsión como herramienta de consolidación monárquica, el temor actual es que la Francia contemporánea, bajo pretexto de equilibrio geopolítico, presión islamista o gestión de tensiones sociales, ceda a una nueva marginación – no por decreto real, sino por un abandono progresivo frente al auge de la hostilidad, amplificada por el arma híbrida de las redes sociales.
La verdadera cuestión es si Macron aún podrá proteger a una minoría que, a lo largo de los siglos, fue tolerada, expulsada, reintegrada y perseguida. La historia medieval enseña que la exclusión, aunque se presente como pragmática, debilita a largo plazo la legitimidad del poder. Macron aparece bajo la influencia de Qatar, patrocinador de los Hermanos Musulmanes.
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