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mercredi 17 septembre 2025

La Tapisserie de Bayeux en voyage à Londres. (FR, EN, ES). JBCH N° 396

L'histoire de la Tapisserie de Bayeux est originale, cette sorte de bande dessinée raconte l'histoire de Guillaume le Conquérant qui part à l'assat de l'Angleterre et bat les anglo saxons à la bataille d'Hastings. la voilà qui se prépare à aller rendre visite à Londres ... 




La Tapisserie de Bayeux, également appelée « Tapisserie de la Reine Mathilde », est une broderie monumentale de près de 70 mètres de long et 50 centimètres de haut. Réalisée au XIᵉ siècle, probablement dans un atelier du sud de l’Angleterre (Canterbury ou Winchester), elle a été commandée peu après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie. Conservée depuis le Moyen Âge dans la ville de Bayeux, en Normandie, elle est aujourd’hui classée au registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO.



Contrairement à son nom, il ne s’agit pas d’une tapisserie tissée, mais d’une broderie réalisée sur du lin avec des fils de laine teints. Sa taille et sa richesse narrative en font un document exceptionnel sur l’art, la politique et la culture du Moyen Âge. 


La tapisserie raconte, image après image, l’histoire qui a conduit à la célèbre bataille de Hastings en 1066, où les Normands de Guillaume vainquirent les Anglo-Saxons du roi Harold. Elle commence par la mort du roi Édouard le Confesseur et la mission d’Harold en Normandie. Elle met en scène le serment qu’Harold aurait prêté à Guillaume, promettant de le soutenir dans sa revendication au trône anglais. Elle montre ensuite la trahison d’Harold, couronné roi d’Angleterre après la mort d’Édouard. Enfin, elle culmine avec la bataille de Hastings, où Harold trouve la mort (légendairement atteint d’une flèche à l’œil).




Au-delà du récit militaire, la tapisserie illustre la vie quotidienne au XIᵉ siècle : armements, banquets, navires, chevaux, mais aussi gestes et costumes. Elle constitue donc une chronique à la fois historique et ethnographique.







Cette œuvre est profondément symbolique. Pour les Normands de Guillaume, elle était une justification politique de la conquête, légitimant leur domination sur l’Angleterre. Mais au fil des siècles, la tapisserie est devenue un patrimoine commun aux deux nations. Elle raconte à la fois une victoire française (normande) et le commencement d’une nouvelle Angleterre, marquée par la fusion entre Anglo-Saxons et Normands.



Pour les historiens britanniques, elle est une source essentielle sur l’un des tournants majeurs de l’histoire nationale. Pour les Français, elle est une pièce maîtresse de l’art médiéval, témoin de la grandeur normande. Cette ambivalence en fait un objet partagé, que ni la France ni l’Angleterre ne peuvent revendiquer exclusivement.


L’annonce du prêt exceptionnel de la Tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni a une portée qui dépasse le seul domaine culturel. C’est un geste diplomatique rare, qui rappelle que la France et la Grande-Bretagne, malgré leurs rivalités passées, sont liées par une histoire commune et parfois douloureuse.


Ce prêt permet au public britannique de redécouvrir sur son sol un épisode fondateur de son identité nationale, raconté à travers une œuvre conçue par ses vainqueurs. C’est aussi un signe de confiance : confier une œuvre aussi fragile, vieille de près de mille ans, suppose une coopération scientifique et muséale étroite.



Dans un contexte où les relations franco-britanniques connaissent parfois des tensions (politiques (Brexit, économiques, diplomatiques), ce partage patrimonial apparaît comme une manière d’apaiser les divergences. La tapisserie devient alors un outil de rapprochement, rappelant qu’au-delà des frontières actuelles, les deux pays partagent un passé commun qui continue de les unir.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.



🇬🇧 English

The story of the Bayeux Tapestry is unique: this kind of comic strip tells the tale of William the Conqueror, who set out to attack England and defeated the Anglo-Saxons at the Battle of Hastings. And here it is, about to go and pay a visit to London…

The Bayeux Tapestry, also known as the “Tapestry of Queen Matilda,” is a monumental embroidery nearly 70 meters long and 50 centimeters high. Created in the 11th century, probably in a workshop in southern England (Canterbury or Winchester), it was commissioned shortly after the conquest of England by William the Conqueror, Duke of Normandy. Preserved since the Middle Ages in the town of Bayeux, in Normandy, it is now listed in UNESCO’s Memory of the World register.

Contrary to its name, it is not a woven tapestry but an embroidery made on linen with dyed wool threads. Its size and narrative richness make it an exceptional document on the art, politics, and culture of the Middle Ages.

The tapestry recounts, scene by scene, the story leading up to the famous Battle of Hastings in 1066, where William’s Normans defeated King Harold’s Anglo-Saxons. It begins with the death of King Edward the Confessor and Harold’s mission to Normandy. It depicts the oath Harold is said to have sworn to William, promising to support his claim to the English throne. It then shows Harold’s betrayal when he was crowned king of England after Edward’s death. Finally, it culminates in the Battle of Hastings, where Harold perished—legendarily struck in the eye by an arrow.

Beyond the military narrative, the tapestry illustrates daily life in the 11th century: weapons, banquets, ships, horses, as well as gestures and clothing. It is therefore both a historical and an ethnographic chronicle.

This work is deeply symbolic. For William’s Normans, it was a political justification of the conquest, legitimizing their domination over England. But over the centuries, the tapestry has become a shared heritage between the two nations. It tells both of a French (Norman) victory and of the beginning of a new England, marked by the fusion of Anglo-Saxons and Normans.

For British historians, it is a crucial source on one of the major turning points of national history. For the French, it is a masterpiece of medieval art, a testimony to Norman grandeur. This duality makes it a shared object, which neither France nor England can claim exclusively.

The announcement of the exceptional loan of the Bayeux Tapestry to the United Kingdom carries a significance that goes beyond the cultural sphere. It is a rare diplomatic gesture, reminding us that France and Britain, despite their past rivalries, are bound by a common and sometimes painful history.

This loan allows the British public to rediscover, on their own soil, a founding episode of their national identity, told through a work created by their conquerors. It is also a sign of trust: lending such a fragile object, nearly a thousand years old, requires close scientific and museum cooperation.

At a time when Franco-British relations sometimes face tensions (political—Brexit, economic, diplomatic), this sharing of heritage appears as a way to ease divisions. The tapestry then becomes a tool of rapprochement, reminding us that beyond current borders, the two countries share a common past that continues to unite them.

This article is personal: I do not claim to be a scientist, a historian, or a professional journalist… It is always delicate to bear witness as a layperson, but in this blog I usually express a heartfelt reaction inspired by current events and by reading my daily international press review.

The photos and videos are taken from the web, again for strictly personal and private use.


🇪🇸 Español


La historia del Tapiz de Bayeux es original: esta especie de cómic cuenta la historia de Guillermo el Conquistador, que partió al asalto de Inglaterra y venció a los anglosajones en la Batalla de Hastings. Y aquí lo tenemos, preparándose para ir a visitar Londres…

El Tapiz de Bayeux, también llamado «Tapiz de la Reina Matilde», es un bordado monumental de casi 70 metros de largo y 50 centímetros de alto. Realizado en el siglo XI, probablemente en un taller del sur de Inglaterra (Canterbury o Winchester), fue encargado poco después de la conquista de Inglaterra por Guillermo el Conquistador, duque de Normandía. Conservado desde la Edad Media en la ciudad de Bayeux, en Normandía, hoy está inscrito en el registro Memoria del Mundo de la UNESCO.

Contrariamente a lo que indica su nombre, no se trata de un tapiz tejido, sino de un bordado sobre lino con hilos de lana teñidos. Su tamaño y su riqueza narrativa lo convierten en un documento excepcional sobre el arte, la política y la cultura de la Edad Media.

El tapiz narra, escena tras escena, la historia que condujo a la célebre Batalla de Hastings en 1066, donde los normandos de Guillermo derrotaron a los anglosajones del rey Harold. Comienza con la muerte del rey Eduardo el Confesor y la misión de Harold en Normandía. Representa el juramento que Harold habría prestado a Guillermo, prometiendo apoyarle en su reclamación al trono inglés. Luego muestra la traición de Harold, coronado rey de Inglaterra tras la muerte de Eduardo. Finalmente, culmina con la batalla de Hastings, donde Harold murió—según la leyenda, alcanzado por una flecha en el ojo.

Más allá del relato militar, el tapiz ilustra la vida cotidiana del siglo XI: armamento, banquetes, barcos, caballos, así como gestos y vestimentas. Constituye, por lo tanto, una crónica tanto histórica como etnográfica.

Esta obra es profundamente simbólica. Para los normandos de Guillermo, era una justificación política de la conquista, que legitimaba su dominio sobre Inglaterra. Pero con el paso de los siglos, el tapiz se ha convertido en un patrimonio común de ambas naciones. Relata a la vez una victoria francesa (normanda) y el inicio de una nueva Inglaterra, marcada por la fusión entre anglosajones y normandos.

Para los historiadores británicos, es una fuente esencial sobre uno de los grandes puntos de inflexión de la historia nacional. Para los franceses, es una obra maestra del arte medieval, testimonio de la grandeza normanda. Esta ambivalencia lo convierte en un objeto compartido, que ni Francia ni Inglaterra pueden reivindicar exclusivamente.

El anuncio del préstamo excepcional del Tapiz de Bayeux al Reino Unido tiene un alcance que va más allá del ámbito cultural. Es un gesto diplomático poco común, que recuerda que Francia y Gran Bretaña, a pesar de sus rivalidades pasadas, están unidas por una historia común y a veces dolorosa.

Este préstamo permite al público británico redescubrir en su propio territorio un episodio fundacional de su identidad nacional, contado a través de una obra concebida por sus vencedores. Es también una muestra de confianza: confiar una obra tan frágil, de casi mil años de antigüedad, supone una estrecha cooperación científica y museística.

En un contexto en el que las relaciones franco-británicas conocen a veces tensiones (políticas—Brexit, económicas, diplomáticas), este compartir patrimonial aparece como una manera de suavizar las divergencias. El tapiz se convierte así en una herramienta de acercamiento, recordando que más allá de las fronteras actuales, ambos países comparten un pasado común que continúa uniéndolos.

Este artículo es personal: no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni profesional del periodismo… Es delicado dar testimonio cuando uno es profano, pero en este blog expreso en general un «coup de cœur» inspirado por la actualidad y por la lectura de mi revista de prensa internacional diaria.

Las fotos y los vídeos han sido tomados de internet, también para un uso estrictamente personal y privado.

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