Agnès Jaoui s'est écrasée devant l'oppression d'un jury woke et devant un cinéma et des artistes sans saveur ...
Je n'oublierai pas la lâcheté de Gad Elmaleh et de bien d'autres artistes juifs qui ont voulu cacher leurs origines après le pogrome du 7 Octobre 2023. Seul Artur et Amir ont tenu bien haut le drapeau de l'Honneur.
Cette guerre culturelle repose sur un mécanisme bien huilé : associer Israël non pas à un État complexe avec ses débats internes, mais à une figure du mal absolu, et par ricochet, stigmatiser les Juifs comme porteurs d’une culpabilité collective.
Plusieurs exemples édifiants.nous ont marqué, un festival en Belgique a annulé un concert uniquement parce qu’il devait être dirigé par un chef d’orchestre israélien, Lahav Shani. La décision a été justifiée au nom de la « sérénité » du public : autrement dit, pour garantir la paix des autres, il fallait écarter le Juif.
De la même façon, plus de 4 000 personnalités du cinéma ont signé un manifeste refusant toute collaboration avec des institutions israéliennes, réduisant les artistes à leur seule nationalité, comme si l’origine valait condamnation.
Dans le sport, le joueur Shon Weissman a été écarté d’un club allemand sous la pression de manifestations pro-parabes, alors même qu’il rappelait le traumatisme du 7 octobre.
Ces logiques n’épargnent pas non plus les créateurs juifs de la diaspora. Steve Suissa, acteur, réalisateur et metteur en scène franco-israélien de 54 ans, en est l’exemple le plus frappant en France.
Avec des œuvres reconnues comme L’Envol (2000) ou Le Grand Rôle (2004), il s’était imposé comme une figure respectée du théâtre et du cinéma. Mais depuis le 7 octobre 2023, il affirme être victime d’un boycott antisémite orchestré dans le milieu artistique français.
Sur CNews, le 29 août 2024, il a dénoncé un « antisémitisme rampant » qui l’a transformé en paria : projets annulés, portes fermées, exclusion sociale, menaces de mort.
Lui qui avait bâti sa carrière sur l’ouverture et le partage voit désormais son nom devenir sulfureux, non pas pour ses œuvres, mais pour son identité et son attachement à Israël. Le cas de Suissa illustre à quel point cette guerre culturelle, menée au nom d’un prétendu humanisme, conduit en réalité à la censure et à l’exclusion.
Ce ne sont pas des cas isolés. Ils révèlent une tendance de fond : la normalisation d’un antisémitisme qui se cache derrière le masque du progressisme. Le mouvement BDS, à l’origine de nombreux boycotts académiques ou culturels, n’a jamais eu pour objectif la coexistence entre deux États.
Ses fondateurs l’ont dit : leur but est l’effacement pur et simple d’Israël. Les médias, en relayant cette idéologie, en donnant une tribune démesurée à ses porte-voix, ont contribué à transformer ce discours en une cause morale, séduisante pour une partie de l’opinion occidentale en quête de vertu politique.
Cette manipulation se nourrit de comparaisons choquantes et démesurées : Israël serait un État génocidaire, pire que les régimes islamistes qu’il combat, voire digne d’être « rayé de la carte », comme certains dirigeants l’ont suggéré.
Que de telles paroles puissent être reprises sans scandale dans les médias occidentaux, alors que des drames bien réels se déroulent en Syrie, au Yémen ou au Soudan sans déclencher d’indignation équivalente, révèle l’ampleur de la distorsion. On ne cherche pas la justice universelle : on isole Israël et les Juifs comme un bouc émissaire commode.
Cette guerre culturelle est d’autant plus pernicieuse qu’elle s’inscrit dans des sphères censées rassembler : l’art, la musique, le sport, l’université. Ces espaces devraient être des lieux d’échange, de créativité et de dialogue. Les détourner en armes idéologiques, c’est non seulement trahir leur vocation, mais aussi réactiver une logique d’exclusion qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire européenne. Quand un festival se déclare « Judenfrei » pour préserver sa tranquillité, ce n’est pas un acte de paix : c’est une reproduction inconsciente du rejet ancestral des Juifs, désormais emballé dans le langage du politiquement correct.
Ce qui est en jeu, ce n’est donc pas la critique légitime d’une politique israélienne – toute démocratie doit accepter la critique –, mais la volonté d’éradiquer Israël de l’espace culturel, diplomatique et académique, et par extension de rendre suspect tout Juif associé à cet État. C’est là que cette guerre est contraire à tous nos principes : elle viole la liberté d’expression des artistes, elle nie l’universalité de la culture, elle réduit des individus à leur origine nationale ou religieuse, et elle entretient une haine qui met en danger non seulement Israël, mais les communautés juives du monde entier.
En définitive, cette guerre culturelle n’est pas une lutte pour la paix. C’est un détournement des idéaux progressistes au service d’une vieille haine. Derrière les appels au boycott, ce qui s’impose, c’est une forme globalisée d’antisémitisme, adaptée aux codes de notre époque. S’y opposer, c’est rappeler que la culture doit unir, non exclure, et que la critique politique ne doit jamais devenir le prétexte à un rejet collectif des Juifs ou de l’existence même d’Israël.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé
🇬🇧 English
Agnès Jaoui collapsed under the oppression of a woke jury and before a cinema and artists devoid of flavor…
I will not forget the cowardice of Gad Elmaleh and many other Jewish artists who chose to hide their origins after the pogrom of October 7, 2023. Only Artur and Amir held high the flag of Honor.
The war waged against Israel and against the Jews through the media and communication networks no longer takes only the form of political criticism. It has transformed into a genuine cultural war, a process that infiltrates the arts, cinema, music, sports, universities, and that shapes Western public opinion.
This cultural war relies on a well-oiled mechanism: associating Israel not with a complex state full of internal debates, but with the figure of absolute evil, and by extension, stigmatizing the Jews as bearers of a collective guilt.
Several striking examples have marked us: a festival in Belgium canceled a concert solely because it was to be conducted by Israeli conductor Lahav Shani. The decision was justified in the name of the audience’s “serenity”: in other words, to guarantee the peace of others, the Jew had to be excluded.
In the same way, more than 4,000 cinema personalities signed a manifesto refusing any collaboration with Israeli institutions, reducing artists to their nationality alone, as if origin itself meant condemnation.
In sports, player Shon Weissman was excluded from a German club under pressure from pro-Arab demonstrations, even though he was recalling the trauma of October 7.
These logics also affect Jewish creators of the diaspora. Steve Suissa, French-Israeli actor, director and stage director, aged 54, is the most striking example in France.
With acclaimed works such as L’Envol (2000) or Le Grand Rôle (2004), he had established himself as a respected figure in theater and cinema. But since October 7, 2023, he claims to have been the victim of an antisemitic boycott orchestrated within the French artistic milieu.
On CNews, on August 29, 2024, he denounced a “creeping antisemitism” that turned him into a pariah: canceled projects, closed doors, social exclusion, death threats.
He, who had built his career on openness and sharing, now sees his name become toxic, not because of his works, but because of his identity and attachment to Israel. Suissa’s case illustrates how this cultural war, waged in the name of so-called humanism, actually leads to censorship and exclusion.
These are not isolated cases. They reveal a deeper trend: the normalization of antisemitism hiding behind the mask of progressivism. The BDS movement, at the root of numerous academic or cultural boycotts, has never aimed at coexistence between two states.
Its founders said it clearly: their goal is nothing less than the erasure of Israel. The media, by amplifying this ideology and giving a disproportionate platform to its spokespeople, have helped transform this rhetoric into a moral cause, seductive for a portion of the Western public opinion in search of political virtue.
This manipulation feeds on shocking and exaggerated comparisons: Israel as a genocidal state, worse than the Islamist regimes it fights, even deserving to be “wiped off the map,” as some leaders have suggested.
That such words can be echoed without scandal in Western media, while real tragedies unfold in Syria, Yemen or Sudan without triggering equivalent outrage, shows the extent of the distortion. What is sought is not universal justice: Israel and the Jews are singled out as convenient scapegoats.
This cultural war is all the more pernicious as it unfolds in spheres meant to unite: art, music, sports, academia. These spaces should be places of exchange, creativity and dialogue. To turn them into ideological weapons is not only to betray their purpose, but also to revive a logic of exclusion that recalls the darkest hours of European history. When a festival declares itself “Judenfrei” to preserve its tranquility, this is not an act of peace: it is the unconscious reproduction of the ancestral rejection of Jews, now packaged in the language of political correctness.
What is at stake is not legitimate criticism of Israeli policy – every democracy must accept criticism – but the will to eradicate Israel from the cultural, diplomatic and academic space, and by extension to render suspect any Jew associated with that State. That is where this war contradicts all our principles: it violates artists’ freedom of expression, denies the universality of culture, reduces individuals to their national or religious origin, and fuels hatred that endangers not only Israel but Jewish communities worldwide.
Ultimately, this cultural war is not a struggle for peace. It is a hijacking of progressive ideals in the service of an old hatred. Behind the calls for boycott, what emerges is a globalized form of antisemitism, adapted to the codes of our era. To resist it is to remind that culture must unite, not exclude, and that political criticism must never become the pretext for a collective rejection of the Jews or of Israel’s very existence.
This article is personal. I do not claim to be a scientist, historian or professional journalist…
It is delicate to testify as a layman, but in this blog I usually express a heartfelt reaction to current events and the reading of my daily international press review.
The photos and videos are taken from the web, strictly for personal and private use.
🇪🇸 Español
Agnès Jaoui se derrumbó ante la opresión de un jurado woke y frente a un cine y unos artistas sin sabor…
No olvidaré la cobardía de Gad Elmaleh y de muchos otros artistas judíos que quisieron ocultar sus orígenes tras el pogromo del 7 de octubre de 2023. Solo Artur y Amir levantaron bien alto la bandera del Honor.
La guerra librada contra Israel y contra los judíos a través de los medios y de las redes de comunicación ya no toma solamente la forma de críticas políticas. Se ha transformado en una verdadera guerra cultural, un proceso que infiltra las artes, el cine, la música, el deporte, las universidades, y que moldea la opinión pública occidental.
Esta guerra cultural se apoya en un mecanismo bien engrasado: asociar a Israel no con un Estado complejo lleno de debates internos, sino con la figura del mal absoluto, y por extensión, estigmatizar a los judíos como portadores de una culpa colectiva.
Varios ejemplos contundentes nos han marcado: un festival en Bélgica canceló un concierto únicamente porque debía ser dirigido por el director de orquesta israelí Lahav Shani. La decisión fue justificada en nombre de la “serenidad” del público: en otras palabras, para garantizar la paz de los demás, había que excluir al judío.
De la misma manera, más de 4.000 personalidades del cine firmaron un manifiesto rechazando toda colaboración con instituciones israelíes, reduciendo a los artistas a su sola nacionalidad, como si el origen valiera condena.
En el deporte, el jugador Shon Weissman fue apartado de un club alemán bajo la presión de manifestaciones pro-árabes, incluso cuando recordaba el trauma del 7 de octubre.
Estas lógicas tampoco perdonan a los creadores judíos de la diáspora. Steve Suissa, actor, director y realizador franco-israelí de 54 años, es el ejemplo más llamativo en Francia.
Con obras reconocidas como L’Envol (2000) o Le Grand Rôle (2004), se había impuesto como una figura respetada del teatro y del cine. Pero desde el 7 de octubre de 2023, afirma ser víctima de un boicot antisemita orquestado en el medio artístico francés.
En CNews, el 29 de agosto de 2024, denunció un “antisemitismo rampante” que lo transformó en paria: proyectos cancelados, puertas cerradas, exclusión social, amenazas de muerte.
Él, que había construido su carrera sobre la apertura y el compartir, ve ahora su nombre volverse tóxico, no por sus obras, sino por su identidad y su apego a Israel. El caso de Suissa ilustra hasta qué punto esta guerra cultural, emprendida en nombre de un supuesto humanismo, conduce en realidad a la censura y a la exclusión.
No se trata de casos aislados. Revelan una tendencia de fondo: la normalización de un antisemitismo que se esconde tras la máscara del progresismo. El movimiento BDS, origen de numerosos boicots académicos o culturales, nunca ha tenido por objetivo la coexistencia entre dos Estados.
Sus fundadores lo dijeron: su meta es la desaparición pura y simple de Israel. Los medios, al difundir esta ideología y dar una tribuna desmesurada a sus portavoces, han contribuido a transformar este discurso en una causa moral, seductora para una parte de la opinión occidental en busca de virtud política.
Esta manipulación se alimenta de comparaciones chocantes y desmesuradas: Israel sería un Estado genocida, peor que los regímenes islamistas que combate, incluso digno de ser “borrado del mapa”, como algunos dirigentes han sugerido.
Que tales palabras puedan repetirse sin escándalo en los medios occidentales, mientras tragedias reales tienen lugar en Siria, Yemen o Sudán sin suscitar una indignación equivalente, muestra la amplitud de la distorsión. No se busca la justicia universal: se aísla a Israel y a los judíos como chivos expiatorios convenientes.
Esta guerra cultural es tanto más perversa cuanto que se inscribe en ámbitos destinados a reunir: el arte, la música, el deporte, la universidad. Estos espacios deberían ser lugares de intercambio, creatividad y diálogo. Convertirlos en armas ideológicas no solo traiciona su vocación, sino que también reactiva una lógica de exclusión que recuerda las horas más oscuras de la historia europea. Cuando un festival se declara “Judenfrei” para preservar su tranquilidad, no es un acto de paz: es la reproducción inconsciente del rechazo ancestral de los judíos, ahora envuelto en el lenguaje de lo políticamente correcto.
Lo que está en juego no es la crítica legítima de una política israelí –toda democracia debe aceptar la crítica–, sino la voluntad de erradicar a Israel del espacio cultural, diplomático y académico, y por extensión volver sospechoso a todo judío asociado a ese Estado. Es ahí donde esta guerra contradice todos nuestros principios: viola la libertad de expresión de los artistas, niega la universalidad de la cultura, reduce a los individuos a su origen nacional o religioso, y alimenta un odio que pone en peligro no solo a Israel, sino a las comunidades judías del mundo entero.
En definitiva, esta guerra cultural no es una lucha por la paz. Es una desviación de los ideales progresistas al servicio de un viejo odio. Tras los llamamientos al boicot, lo que se impone es una forma globalizada de antisemitismo, adaptada a los códigos de nuestra época. Oponerse a ello es recordar que la cultura debe unir, no excluir, y que la crítica política nunca debe convertirse en el pretexto de un rechazo colectivo de los judíos o de la existencia misma de Israel.
Este artículo es personal. No pretendo ser ni científico, ni historiador, ni profesional del periodismo…
Es delicado dar testimonio como profano, pero en este blog suelo expresar un impulso del corazón a partir de la actualidad y de la lectura de mi revista de prensa internacional diaria.
Las fotos y los vídeos están tomados de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.
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