La réunion la semaine dernière des pays musulmans à Doha n'a rien donné, ces pays sont trop divisés, et ne se réunissent que pour former un front éphémère contre Israël.
Par contre, une alliance importante et significative s'est formée, Ayant raté l'occasion de s'allier avec Israël à cause du massacre du Hamas du 7 Octobre 2023, L'Arabie a trouvé un allié qui lui aussi possède la bombe atomique : Le Pakistan.
La signature d’un pacte de défense mutuelle entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, annoncée le 17 septembre 2025, marque une étape majeure dans les alliances du Moyen-Orient.
Cet accord, qui stipule qu’une agression contre l’un sera considérée comme une agression contre l’autre, va bien au-delà des coopérations ponctuelles : il institutionnalise une alliance de longue date fondée sur la religion, la dépendance économique et la convergence stratégique.
Le contexte est décisif : une semaine auparavant, Israël avait lancé des frappes aériennes sur Doha pour cibler des responsables du Hamas en négociation. Cet acte a provoqué la colère des capitales arabes et a ravivé la méfiance envers la fiabilité des États-Unis comme garant de sécurité.
L’accord saoudo-pakistanais est donc à lire comme une reconfiguration défensive arabe, intégrant la seule puissance nucléaire du monde musulman dans la sphère de protection saoudienne.
Depuis plusieurs années, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) joue un équilibre délicat : renforcer les liens économiques avec l’Inde et, en parallèle, maintenir le partenariat historique avec le Pakistan; chercher à apaiser les tensions régionales avec l’Iran, tout en explorant une normalisation avec Israël, encouragée par Washington et par les Accords d’Abraham; consolider son rôle de leader du monde musulman, gardien des Lieux saints, sans apparaître comme cédant aux pressions occidentales.
L’accord militaire avec Islamabad répond à une double logique : Sécuritaire, en profitant du parapluie nucléaire implicite du Pakistan face à l’incertitude américaine et à l’expansion israélienne. Symbolique, en affichant une solidarité islamique renforcée à un moment où Israël est perçu comme ayant franchi une ligne rouge avec son attaque sur le Qatar.
Cette alliance complique clairement la perspective d’un rapprochement saoudo-israélien à court terme :
Opinion publique arabe : La colère face aux frappes israéliennes au Qatar et la solidarité religieuse avec la Palestine rendent politiquement coûteux tout geste en direction d’Israël. Riyad, en s’affichant aux côtés d’Islamabad, envoie un signal aux opinions musulmanes : sa loyauté religieuse prime sur les compromis diplomatiques.
Dimension nucléaire : Israël, puissance nucléaire non déclarée, voit dans le resserrement des liens entre Riyad et Islamabad une menace indirecte : le spectre d’une dissuasion islamique élargie. Même si l’accord n’évoque pas explicitement un partage nucléaire, la proximité est stratégique. Cela risque d’augmenter la méfiance israélienne et de freiner tout processus de normalisation.
Méfiance stratégique : Pour Israël, une Arabie saoudite arrimée à un Pakistan nucléaire équivaut à une perte d’influence potentielle. Israël a jusqu’ici misé sur la crainte partagée de l’Iran pour se rapprocher des monarchies du Golfe. Si Riyad peut s’appuyer sur Islamabad, l’incitation à coopérer avec Tel-Aviv diminue.
Toutefois, il serait excessif d’affirmer que la porte est fermée. Plusieurs dynamiques poussent Riyad à maintenir un canal avec Israël : Intérêt technologique et sécuritaire : Israël reste un fournisseur clé de systèmes de défense avancés (cybersécurité, drones, antimissiles). L’Arabie saoudite, malgré son pacte avec le Pakistan, pourrait encore rechercher ces technologies.
Pression américaine : Washington continue de pousser pour une normalisation, voyant en elle une pièce maîtresse de sa stratégie régionale. MBS ne peut totalement ignorer cet agenda, au risque d’affaiblir son partenariat global avec les États-Unis.
Pragmatisme diplomatique : L’Arabie saoudite a montré sa capacité à “multivectorialiser” ses alliances (Iran, Chine, Inde, Russie). Elle pourrait maintenir une ouverture discrète avec Israël, en attendant un contexte plus favorable.
L’accord de défense entre Riyad et Islamabad ne ferme pas définitivement la voie à Israël, mais il en retarde clairement l’échéance. Pour l’instant, la priorité saoudienne est de réaffirmer sa légitimité islamique et de renforcer sa sécurité face à la volatilité régionale et à l’érosion de la confiance envers Washington.
La normalisation avec Israël reste un horizon possible, mais conditionné à une désescalade à Gaza et un geste visible envers la cause palestinienne à une garantie américaine plus solide, capable de compenser le risque politique enfin à un rééquilibrage qui permette à Riyad d’afficher qu’il ne sacrifie pas ses alliances musulmanes pour des gains diplomatiques.
L’alliance avec le Pakistan agit comme un contrepoids stratégique qui gèle, pour le moment, la dynamique de rapprochement israélo-saoudienne, sans l’enterrer définitivement. Heureusement, l'ennemi éternel du Pakistan, l'Inde se trouve aux côtés de l'état hébreu, et le projet de la route Inde/Europe passant par l'Arabie se trouve retardé !
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé🇬🇧 English
The meeting of Muslim countries in Doha last week yielded nothing; these countries remain too divided and only gather to form a temporary front against Israel.
However, a significant and consequential alliance has now emerged. Having missed the opportunity to ally with Israel due to Hamas’s massacre on October 7, 2023, Saudi Arabia has found another partner that also possesses the atomic bomb: Pakistan.
The signing of a mutual defense pact between Saudi Arabia and Pakistan, announced on September 17, 2025, marks a major step in Middle Eastern alliances.
This agreement, which stipulates that an aggression against one will be considered an aggression against the other, goes far beyond ad hoc cooperation: it institutionalizes a longstanding alliance rooted in religion, economic dependence, and strategic convergence.
The timing is crucial: a week earlier, Israel had carried out airstrikes on Doha to target Hamas officials engaged in negotiations. This act sparked anger in Arab capitals and revived mistrust of the United States as a reliable security guarantor.
The Saudi-Pakistani agreement should therefore be read as an Arab defensive reconfiguration, integrating the only nuclear power in the Muslim world into the Saudi sphere of protection.
For years, Crown Prince Mohammed bin Salman (MBS) has pursued a delicate balancing act: strengthening economic ties with India while maintaining the historic partnership with Pakistan; seeking to ease tensions with Iran while exploring normalization with Israel, encouraged by Washington and the Abraham Accords; consolidating his role as leader of the Muslim world without appearing to yield to Western pressures.
The military pact with Islamabad serves a dual purpose:
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Security: benefiting from Pakistan’s implicit nuclear umbrella amid American uncertainty and Israeli assertiveness.
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Symbolism: projecting reinforced Islamic solidarity at a time when Israel is perceived to have crossed a red line with its strike on Qatar.
This alliance clearly complicates the prospects for Saudi-Israeli rapprochement in the short term:
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Arab public opinion: Anger over Israeli strikes in Qatar and religious solidarity with Palestine make any move toward Israel politically costly. By standing with Islamabad, Riyadh signals to Muslim audiences that religious loyalty takes precedence over diplomatic compromise.
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Nuclear dimension: Israel, a non-declared nuclear power, sees the tightening of Riyadh-Islamabad ties as an indirect threat: the specter of broader Islamic deterrence. Even if nuclear sharing is not mentioned, the proximity is strategic. This risks heightening Israeli mistrust and slowing normalization.
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Strategic mistrust: For Israel, a Saudi Arabia anchored to nuclear Pakistan represents a potential loss of influence. Israel had banked on shared fears of Iran to bring Gulf monarchies closer. If Riyadh can lean on Islamabad, the incentive to cooperate with Tel Aviv diminishes.
Still, it would be excessive to claim the door is closed. Several dynamics push Riyadh to keep a channel with Israel:
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Technological and security interests: Israel remains a key provider of advanced defense systems (cybersecurity, drones, antimissiles).
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American pressure: Washington continues to push for normalization as a cornerstone of its regional strategy.
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Diplomatic pragmatism: Saudi Arabia has shown capacity to diversify alliances (Iran, China, India, Russia) and may quietly keep an opening with Israel.
The defense pact with Islamabad does not definitively shut the door on Israel, but it clearly delays the process. For now, Saudi Arabia’s priority is to reaffirm Islamic legitimacy and strengthen its security amid regional volatility and waning trust in Washington.
Normalization with Israel remains a possible horizon—but conditioned on de-escalation in Gaza, a visible gesture toward the Palestinian cause, stronger U.S. guarantees, and a careful balance that allows Riyadh to show it is not sacrificing Muslim alliances for diplomatic gains.
The alliance with Pakistan acts as a strategic counterweight that freezes, for now, the momentum of Saudi-Israeli rapprochement, without burying it completely. Fortunately, Pakistan’s eternal enemy, India, stands alongside the Jewish state, and the India–Europe corridor project passing through Arabia has been delayed!
🇪🇸 Español
La reunión de países musulmanes en Doha la semana pasada no produjo resultados; estos países siguen demasiado divididos y solo se agrupan para formar un frente efímero contra Israel.
Sin embargo, ha surgido ahora una alianza significativa y trascendental. Al haber perdido la oportunidad de aliarse con Israel debido a la masacre de Hamás del 7 de octubre de 2023, Arabia Saudita ha encontrado otro socio que también posee la bomba atómica: Pakistán.
La firma de un pacto de defensa mutua entre Arabia Saudita y Pakistán, anunciada el 17 de septiembre de 2025, marca un paso importante en las alianzas de Oriente Medio.
Este acuerdo, que estipula que una agresión contra uno será considerada una agresión contra el otro, va mucho más allá de la cooperación puntual: institucionaliza una alianza de larga data basada en la religión, la dependencia económica y la convergencia estratégica.
El contexto es decisivo: una semana antes, Israel había lanzado ataques aéreos contra Doha para golpear a dirigentes de Hamás en negociaciones. Este acto provocó la ira de las capitales árabes y reavivó la desconfianza hacia Estados Unidos como garante de seguridad.
El acuerdo saudí-pakistaní debe leerse entonces como una reconfiguración defensiva árabe, integrando a la única potencia nuclear del mundo musulmán en la esfera de protección saudí.
Desde hace años, el príncipe heredero Mohammed bin Salman (MBS) ha jugado un delicado equilibrio: reforzar los vínculos económicos con India, manteniendo al mismo tiempo la alianza histórica con Pakistán; buscar calmar las tensiones con Irán mientras explora la normalización con Israel, alentada por Washington y los Acuerdos de Abraham; consolidar su papel de líder del mundo musulmán sin aparecer como sometido a presiones occidentales.
El pacto militar con Islamabad responde a una doble lógica:
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Seguridad: aprovechar el paraguas nuclear implícito de Pakistán frente a la incertidumbre estadounidense y la expansión israelí.
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Simbólica: mostrar una solidaridad islámica reforzada en un momento en que Israel es percibido como haber cruzado una línea roja con su ataque a Catar.
Esta alianza complica claramente la perspectiva de un acercamiento saudí-israelí a corto plazo:
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Opinión pública árabe: La ira por los bombardeos israelíes en Catar y la solidaridad religiosa con Palestina hacen políticamente costoso cualquier gesto hacia Israel. Al alinearse con Islamabad, Riad envía a la opinión musulmana la señal de que la lealtad religiosa prima sobre el compromiso diplomático.
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Dimensión nuclear: Israel, potencia nuclear no declarada, ve en el estrechamiento de lazos entre Riad e Islamabad una amenaza indirecta: el espectro de una disuasión islámica ampliada. Incluso si no se menciona un intercambio nuclear, la proximidad es estratégica. Esto aumenta la desconfianza israelí y frena la normalización.
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Desconfianza estratégica: Para Israel, una Arabia Saudita ligada a un Pakistán nuclear equivale a una pérdida de influencia. Hasta ahora, Israel había apostado por el temor compartido hacia Irán para acercar a las monarquías del Golfo. Si Riad puede apoyarse en Islamabad, disminuye el incentivo de cooperar con Tel Aviv.
Sin embargo, sería exagerado afirmar que la puerta está cerrada. Varias dinámicas empujan a Riad a mantener un canal con Israel:
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Interés tecnológico y de seguridad: Israel sigue siendo un proveedor clave de sistemas avanzados de defensa (ciberseguridad, drones, antimisiles).
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Presión estadounidense: Washington sigue presionando para una normalización, considerándola pieza central de su estrategia regional.
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Pragmatismo diplomático: Arabia Saudita ha mostrado su capacidad de “multivectorizar” sus alianzas (Irán, China, India, Rusia) y podría mantener discretamente una apertura con Israel.
El pacto de defensa con Islamabad no cierra definitivamente la puerta a Israel, pero sí retrasa claramente el proceso. Por ahora, la prioridad saudí es reafirmar su legitimidad islámica y reforzar su seguridad ante la volatilidad regional y la pérdida de confianza en Washington.
La normalización con Israel sigue siendo un horizonte posible, pero condicionada a una desescalada en Gaza, un gesto visible hacia la causa palestina, una garantía estadounidense más sólida y un reequilibrio que permita a Riad mostrar que no sacrifica sus alianzas musulmanas por beneficios diplomáticos.
La alianza con Pakistán actúa como un contrapeso estratégico que congela, por ahora, la dinámica de acercamiento saudí-israelí, sin enterrarla definitivamente. Afortunadamente, el enemigo eterno de Pakistán, la India, se encuentra del lado del Estado hebreo, y el proyecto de la ruta India–Europa que atraviesa Arabia se ha retrasado.
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