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vendredi 12 septembre 2025

L'aube de notre civilisation se trouve en Mésopotamie (FR, EN, ES). JBCH N° 380

Dominique Charpin m'a offert un panorama clair de cette civilisation fascinante.

C'est dans ce qu'on appelle "Le Croissant fertile" que coulent les deux grands fleuves source de vie le Tigre et l'Euphrate.

C'est en effet en travaillant sur la naissance de l'écriture que j'ai découvert que Sumer, et toute la Mésopotamie avaient été la source de notre cibvilisation, D'ailleurs c'est de Ur qu'est parti Abraham (Leh Lekha) pour la Terre promise. 



La Mésopotamie, centrée sur l’actuel Irak mais s’étendant aussi à la Syrie, à la Turquie et à l’Iran, est souvent décrite comme le « berceau de la civilisation ». C’est là qu’ont émergé deux innovations majeures qui marqueront l’humanité : l’écriture cunéiforme et la ville.



Vers 3500 av. J.-C., apparaissent les premiers systèmes numériques pour la gestion des denrées. Un siècle plus tard, vers 3200 av. J.-C., les signes d’écriture voient le jour : une véritable révolution conceptuelle, comparable au passage de la société villageoise à la société urbaine. 


La civilisation mésopotamienne invente alors l’outil qui permet de fixer la mémoire, d’administrer l’espace et de transmettre le savoir.


Les textes les plus anciens sont sumériens. Puis, vers 2350 av. J.-C., l’akkadien langue sémitique apparentée à l’hébreu s’impose. Le sumérien disparaît de la langue parlée vers 2000 av. J.-C., mais conserve un immense prestige, devenant langue savante, religieuse et juridique, comparable au latin en Occident.




Cette tradition écrite, abondamment préservée grâce aux tablettes d’argile, a laissé des centaines de milliers de documents. L’argile, résistante à l’eau et au feu, a permis la survie d’archives entières, parfois retrouvées intactes après des millénaires. Ce legs est considérable : on dispose de plus de textes mésopotamiens que de documents grecs ou romains pour leurs époques respectives. Malheureusement, il y a une dizaine d'année, des fondamentalistes islamiques ont détruit des dizaines de milliers de documents et d'objets d'art.



La civilisation mésopotamienne est marquée par une forte imbrication du religieux et du politique. Chaque cité possède son dieu tutélaire, et l’autorité du roi se fonde sur un mandat divin. Les temples jouent un rôle central, à la fois spirituel, économique social et médical : certains abritaient par exemple des chiens sacrés dont la salive était réputée guérir des maladies.



Le panthéon, très diversifié, connaît des évolutions : le dieu du soleil devient aussi dieu de la justice, Enki/Ea élargit ses prérogatives à la sagesse, et Marduk, simple dieu de l’orage à l’origine, devient roi des dieux avec la montée en puissance de Babylone. Certains courants hénothéistes — qui privilégient une divinité sans nier l’existence des autres — annoncent déjà une forme de proto-monothéisme.




La religion inspire aussi les récits littéraires. L’épopée de Gilgamesh, les versions mésopotamiennes du Déluge ou les récits mythologiques sont transmis, parfois réécrits au fil des siècles. 


La Bible, rédigée bien plus tard, a repris plusieurs motifs mésopotamiens, comme l’histoire du Déluge ou certains modèles de traités d’alliance, en les adaptant à sa propre théologie. 



La Mésopotamie est le lieu de grandes innovations juridiques et sociales. Le Code d’Hammurabi (XVIIIe siècle av. J.-C.) demeure le plus célèbre, même s’il fut précédé par d’autres textes législatifs. Il organise la vie familiale, commerciale et pénale, et illustre la volonté d’établir une justice stable.



Politiquement, l’histoire mésopotamienne n’est pas linéaire mais rythmée par des cycles de centralisation et de décomposition. L’empire d’Akkad   (vers 2350 av. J.-C.) inaugure une première unification. La troisième dynastie d’Ur développe ensuite les ziggurats, ces temples à étages. 




Babylone devient un centre majeur sous Hammurabi, puis surtout sous Nabuchodonosor II, dont la mémoire marquera durablement les Hébreux déportés.


Mais aucun empire ne dure : la puissance assyrienne s’effondre en -610, suivie par Babylone conquise en -539 par Cyrus le Perse. La région entre ensuite dans l’orbite perse, grecque et romaine, avant de voir sa culture s’éteindre au Ier siècle de notre ère.


Cyrus libère les hébreux et leur rend les trésors du Temple, il leur permet de reconstruire le Temple à Jérusalem. Zerubabel, Noémi et Eszra le scripe retournent protégés par les Perses, car les Samaritains, nouveaux arrivés sur la Judée,  tentent de s'y opposer (l'histoire nous démontre que ce moment est à nouveau mis à l'ordre du jour par les arabes de la palestine mandataire,  aujourd'hui)


L’usage de l’écriture dépasse largement la comptabilité. Dès 2400 av. J.-C., apparaissent les premières lettres, d’abord très sobres, puis plus riches et nuancées vers 1800 av. J.-C. La correspondance devient un espace d’expression presque intime : un chef de montagne écrit ainsi à un correspondant qu’en lisant sa lettre, il a eu l’impression d’être « côte à côte » avec lui. Ce témoignage donne une impression de modernité étonnante, comparable à l’effet produit par l’invention du courrier électronique.





L’organisation des villes révèle aussi un sens pratique : certaines réservaient des espaces agricoles intramuros — vergers, jardins irrigués — pour assurer la subsistance en cas de siège. Ces découvertes nuancent notre vision des villes antiques comme lieux exclusivement minéraux.



La Mésopotamie n’a pas légué à l’humanité un modèle de progrès continu. Au contraire, ses habitants considéraient que la perfection appartenait aux origines et qu’il fallait sans cesse revenir à cet âge d’or. Cette idéologie conservatrice explique pourquoi les grandes innovations surviennent surtout au IIe millénaire av. J.-C., alors que le Ier millénaire est marqué par une culture plus figée.



Pourtant, l’héritage est immense. La Bible a intégré des éléments mésopotamiens, en les transformant pour construire une nouvelle vision religieuse. Le judaïsme lui-même, dans son exil à Babylone au contact des autres peuples, a puisé des thèmes qui nourriront sa tradition écrite et sa pensée (le scribe Ezra)


Plus largement, notre écriture et nos systèmes administratifs trouvent leur source dans ce monde antique. Comme l’a écrit l’assyriologue Jean Bottéro : « La Mésopotamie, ce sont nos plus vieux papiers de famille. »



Enfin, cette histoire invite à réfléchir à nos propres illusions : croire qu’un passé glorieux peut être restauré tel quel est un mirage. Les Mésopotamiens s’y sont heurtés en cherchant à figer leur culture dans la tradition, et nous-mêmes, aujourd’hui, pouvons y voir une leçon sur la nécessité d’accepter les transformations et les métissages culturels.



Pour moi, étudier la Mésopotamie, c’est se plonger dans une civilisation qui a inventé la ville, l’écriture et une organisation sociale complexe, mais qui a aussi connu ses limites, ses contradictions et ses effondrements. 


C’est comprendre que la modernité ne réside pas seulement dans les techniques mais aussi dans la conscience de nos origines et de nos héritages. 


Cette modernité mésopotamienne continue de nous interpeller, car elle met en lumière l’universalité de nos questions : comment transmettre, comment organiser la société, comment concilier mémoire et innovation ?



© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et la lecture de ma revue de presse internationale quotidienne


English 


Dominique Charpin offered me a clear overview of this fascinating civilization.

It is in what is called “The Fertile Crescent” that the two great rivers, sources of life—the Tigris and the Euphrates—flow.

Indeed, while studying the origins of writing, I discovered that Sumer, and all of Mesopotamia, were the source of our civilization. Moreover, it was from Ur that Abraham (Leh Lekha) set out for the Promised Land.

Mesopotamia, centered on present-day Iraq but also extending into Syria, Turkey, and Iran, is often described as the “cradle of civilization.” It was here that two major innovations emerged that would shape humanity: cuneiform writing and the city.

Around 3500 BCE, the first numerical systems appeared for managing provisions. A century later, around 3200 BCE, writing signs were developed—a true conceptual revolution, comparable to the transition from village society to urban society.

Mesopotamian civilization thus invented the tool that allows memory to be fixed, space to be administered, and knowledge to be transmitted.

The oldest texts are Sumerian. Then, around 2350 BCE, Akkadian, a Semitic language related to Hebrew, became dominant. Sumerian disappeared from spoken language around 2000 BCE but retained immense prestige, becoming a scholarly, religious, and legal language, comparable to Latin in the West.

This written tradition, abundantly preserved on clay tablets, has left hundreds of thousands of documents. Clay, resistant to water and fire, allowed entire archives to survive, sometimes intact after millennia. The legacy is considerable: we have more Mesopotamian texts than Greek or Roman documents for their respective eras. Unfortunately, about ten years ago, Islamic extremists destroyed tens of thousands of documents and artworks.

Mesopotamian civilization was marked by a strong intertwining of religion and politics. Each city had its patron deity, and the king’s authority was based on a divine mandate. Temples played a central role, spiritually, economically, socially, and medically; some even housed sacred dogs whose saliva was believed to heal illnesses.

The pantheon, highly diverse, evolved over time: the sun god also became a god of justice, Enki/Ea expanded his domains to wisdom, and Marduk, originally a storm god, became king of the gods with Babylon’s rise. Some henotheistic currents—favoring one deity without denying the others—already hint at proto-monotheism.

Religion also inspired literary narratives. The Epic of Gilgamesh, Mesopotamian flood stories, and mythological tales were transmitted and sometimes rewritten over the centuries. The Bible, written much later, adopted several Mesopotamian motifs, such as the Flood story or certain treaty models, adapting them to its own theology.

Mesopotamia was also a place of major legal and social innovations. The Code of Hammurabi (18th century BCE) remains the most famous, even if preceded by other legislative texts. It organized family, commercial, and criminal life, illustrating the desire for stable justice.


Politically, Mesopotamian history was not linear but punctuated by cycles of centralization and disintegration. The Akkadian Empire (around 2350 BCE) inaugurated the first unification. The Third Dynasty of Ur then developed ziggurats, these multi-tiered temples.

Babylon became a major center under Hammurabi and especially under Nebuchadnezzar II, whose memory would leave a lasting impression on the exiled Hebrews. But no empire lasts forever: Assyrian power collapsed in 610 BCE, followed by Babylon’s conquest in 539 BCE by Cyrus the Great. The region then entered the Persian, Greek, and Roman spheres before its culture disappeared in the 1st century CE.

The use of writing far exceeded accounting. As early as 2400 BCE, the first letters appeared, initially very simple, then richer and more nuanced by 1800 BCE. Correspondence became an almost intimate space of expression: a mountain chief wrote to a correspondent that reading his letter made him feel “side by side” with him. This testimony gives a surprisingly modern impression, comparable to the effect of email.

City organization also revealed practical sensibilities: some reserved intramural agricultural spaces—orchards, irrigated gardens—to ensure subsistence in case of siege. These discoveries nuance our vision of ancient cities as exclusively stone-built spaces.

Mesopotamia did not bequeath to humanity a model of continuous progress. On the contrary, its inhabitants believed perfection belonged to the origins and that one must constantly return to this golden age. This conservative ideology explains why major innovations mainly occurred in the 2nd millennium BCE, while the 1st millennium saw a more rigid culture.

Yet, the legacy is immense. The Bible incorporated Mesopotamian elements, transforming them to build a new religious vision. Judaism itself, during its exile in Babylon, drew on themes that nourished its written tradition and thought. More broadly, our writing systems and administrative practices have their roots in this ancient world. As the Assyriologist Jean Bottéro wrote: “Mesopotamia is our oldest family paperwork.”

Finally, this history invites reflection on our own illusions: believing that a glorious past can be fully restored is a mirage. The Mesopotamians encountered this while trying to preserve their culture in tradition, and today we can see a lesson in the need to accept transformations and cultural mixing.

For me, studying Mesopotamia means immersing oneself in a civilization that invented the city, writing, and complex social organization, but also faced limits, contradictions, and collapses. It means understanding that modernity lies not only in technology but in awareness of our origins and heritage. This Mesopotamian modernity continues to challenge us, highlighting universal questions: how to transmit knowledge, organize society, and reconcile memory with innovation.


Spanish 


Dominique Charpin me ofreció un panorama claro de esta fascinante civilización.

Es en lo que se llama “El Creciente Fértil” donde fluyen los dos grandes ríos, fuentes de vida: el Tigris y el Éufrates.

De hecho, al trabajar sobre el nacimiento de la escritura, descubrí que Sumeria y toda Mesopotamia fueron la fuente de nuestra civilización. Además, fue desde Ur que Abraham (Lej Lejá) partió hacia la Tierra Prometida.

Mesopotamia, centrada en el actual Irak pero extendiéndose también a Siria, Turquía e Irán, es a menudo descrita como la “cuna de la civilización”. Allí surgieron dos innovaciones principales que marcarían a la humanidad: la escritura cuneiforme y la ciudad.

Hacia 3500 a.C., aparecieron los primeros sistemas numéricos para la gestión de alimentos. Un siglo más tarde, hacia 3200 a.C., surgieron los signos de escritura: una verdadera revolución conceptual, comparable al paso de la sociedad villageña a la sociedad urbana.

La civilización mesopotámica inventó así la herramienta que permite fijar la memoria, administrar el espacio y transmitir el conocimiento.

Los textos más antiguos son sumerios. Luego, hacia 2350 a.C., el acadio, lengua semítica emparentada con el hebreo, se impuso. El sumerio desapareció del habla hacia 2000 a.C., pero conservó un enorme prestigio, convirtiéndose en lengua culta, religiosa y jurídica, comparable al latín en Occidente.

Esta tradición escrita, preservada abundantemente gracias a las tablillas de arcilla, ha dejado cientos de miles de documentos. La arcilla, resistente al agua y al fuego, permitió la supervivencia de archivos enteros, a veces encontrados intactos tras milenios. El legado es considerable: disponemos de más textos mesopotámicos que de documentos griegos o romanos de sus respectivas épocas. Desafortunadamente, hace una década, fundamentalistas islámicos destruyeron decenas de miles de documentos y obras de arte.

La civilización mesopotámica se caracterizó por una fuerte interrelación entre religión y política. Cada ciudad tenía su dios tutelar, y la autoridad del rey se basaba en un mandato divino. Los templos desempeñaban un papel central, espiritual, económico, social y médico; algunos incluso albergaban perros sagrados cuya saliva se creía curaba enfermedades.

El panteón, muy diverso, experimentó evoluciones: el dios sol también se convirtió en dios de la justicia, Enki/Ea amplió sus prerrogativas a la sabiduría, y Marduk, originalmente dios de la tormenta, se convirtió en rey de los dioses con la ascensión de Babilonia. Algunos corrientes henoteístas —que privilegian una divinidad sin negar la existencia de las demás— ya anuncian un proto-monoteísmo.

La religión también inspiró relatos literarios. La epopeya de Gilgamesh, las versiones mesopotámicas del Diluvio y los relatos mitológicos fueron transmitidos y a veces reescritos a lo largo de los siglos. La Biblia, redactada mucho más tarde, retomó varios motivos mesopotámicos, como la historia del Diluvio o ciertos modelos de tratados, adaptándolos a su propia teología.

Mesopotamia también fue el lugar de grandes innovaciones jurídicas y sociales. El Código de Hammurabi (siglo XVIII a.C.) sigue siendo el más famoso, aunque precedido por otros textos legislativos. Organiza la vida familiar, comercial y penal, ilustrando la voluntad de establecer una justicia estable.

Políticamente, la historia mesopotámica no fue lineal, sino marcada por ciclos de centralización y descomposición. El Imperio acadio (alrededor de 2350 a.C.) inauguró la primera unificación. La Tercera Dinastía de Ur desarrolló posteriormente los zigurat, estos templos escalonados.

Babilonia se convirtió en un centro importante bajo Hammurabi y especialmente bajo Nabucodonosor II, cuya memoria dejaría una huella duradera en los hebreos deportados. Pero ningún imperio perdura: el poder asirio colapsó en el 610 a.C., seguido por la conquista de Babilonia en el 539 a.C. por Ciro el Grande. La región entró luego en la órbita persa, griega y romana antes de que su cultura se extinguiera en el siglo I d.C.

El uso de la escritura superó ampliamente la contabilidad. Desde 2400 a.C., aparecen las primeras cartas, primero muy sobrias y luego más ricas y matizadas hacia 1800 a.C. La correspondencia se convirtió en un espacio casi íntimo de expresión: un jefe de montaña escribía a un corresponsal que, al leer su carta, sintió estar “codo a codo” con él. Este testimonio da una impresión sorprendentemente moderna, comparable al efecto del correo electrónico.

La organización de las ciudades también revela sentido práctico: algunas reservaban espacios agrícolas intramuros —huertos, jardines irrigados— para garantizar la subsistencia en caso de asedio. Estos hallazgos matizan nuestra visión de las ciudades antiguas como lugares exclusivamente minerales.

Mesopotamia no legó a la humanidad un modelo de progreso continuo. Por el contrario, sus habitantes consideraban que la perfección pertenecía a los orígenes y que había que regresar constantemente a esa edad de oro. Esta ideología conservadora explica por qué las grandes innovaciones se producen principalmente en el II milenio a.C., mientras que el I milenio está marcado por una cultura más rígida.

Sin embargo, el legado es inmenso. La Biblia incorporó elementos mesopotámicos, transformándolos para construir una nueva visión religiosa. El judaísmo mismo, durante su exilio en Babilonia, tomó temas que nutrirían su tradición escrita y pensamiento. Más ampliamente, nuestra escritura y sistemas administrativos tienen su origen en este mundo antiguo. Como escribió el asiriólogo Jean Bottéro: “Mesopotamia es nuestro papel de familia más antiguo.”

Finalmente, esta historia invita a reflexionar sobre nuestras propias ilusiones: creer que un pasado glorioso puede restaurarse tal cual es un espejismo. Los mesopotámicos se encontraron con ello al tratar de fijar su cultura en la tradición, y nosotros hoy podemos ver allí una lección sobre la necesidad de aceptar transformaciones y mestizajes culturales.

Para mí, estudiar Mesopotamia es sumergirse en una civilización que inventó la ciudad, la escritura y una organización social compleja, pero que también conoció límites, contradicciones y colapsos. Es entender que la modernidad no reside solo en las técnicas, sino también en la conciencia de nuestros orígenes y herencias. Esta modernidad mesopotámica sigue interpelándonos, ya que ilumina la universalidad de nuestras preguntas: cómo transmitir, cómo organizar la sociedad, cómo conciliar memoria e innovación.

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