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dimanche 28 septembre 2025

Poutine et le psychiatre (FR, EN, ES). JBCH N° 454

Je suis d'accord sur ce sujet depuis le 24 Février 2022, quand le dictateur fou a attaqué l'Ukraine. 


Vladimir Poutine : une psyché au service de la cruauté et de l’idéologie impériale, 


(Analyse à partir des travaux du Pr Marc Hayat, psychiatre et psychanalyste)



L’examen psychologique d’un dirigeant politique n’est jamais neutre : il s’agit d’une tentative de mettre des mots sur des comportements collectifs qui bouleversent l’histoire. Dans le cas de Vladimir Poutine, l’invasion de l’Ukraine et la rhétorique qui l’accompagne ont réactivé les interrogations sur l’état mental d’un homme dont les choix façonnent la vie et la mort de millions d’êtres humains. 




Le Pr Marc Hayat, psychiatre et psychanalyste, voit dans la personnalité du président russe non seulement une dimension paranoïaque, mais surtout une perversité inquiétante, marquée par une jouissance pathologique du malheur des autres.


Depuis février 2022, Poutine répète à son peuple et au monde que la Russie n’a pas envahi l’Ukraine mais qu’elle se défend d’une menace occidentale. Cette inversion du réel est un trait classique de la dynamique paranoïaque : sentiment de persécution, conviction d’être dans son droit absolu, incapacité à reconnaître l’évidence des faits.



Le Pr Hayat souligne que Poutine évolue dans un univers parallèle, presque une construction délirante, où les frontières entre réalité et fiction idéologique se brouillent. Cette logique paranoïaque lui permet de justifier les pires violences en les présentant comme de simples « réponses » à des agressions imaginaires. L’histoire russe est ainsi convoquée à répétition : le sacrifice face au nazisme, la grandeur impériale des tsars, la survie face aux invasions. Tout cela nourrit un récit où l’Occident est éternellement l’ennemi.


L’aspect le plus troublant, selon Hayat, est la dimension perverse de Poutine : un assèchement de l’affectivité, une froideur totale vis-à-vis de la souffrance humaine, combinée à une forme de plaisir malsain devant le malheur infligé. C’est ici que se dessine une rupture : il ne s’agit plus seulement d’un paranoïaque enfermé dans sa bulle, mais d’un homme qui jouit activement de la destruction.




Ce constat explique la stratégie militaire russe : bombarder les infrastructures civiles, plonger des populations entières dans le froid et la faim, utiliser la peur comme arme psychologique. La guerre n’est pas seulement un instrument politique, elle devient un espace de jouissance sadique. Cette logique rappelle les grands dictateurs du XXe siècle, pour lesquels la domination n’était pas uniquement une nécessité géopolitique mais une source d’extase morbide.

Un autre point relevé par le psychiatre concerne la relation de Poutine avec la société russe. Il cultive une fusion narcissique en exaltant la grandeur historique et spirituelle de la Russie. Le message est clair : « Vous êtes un peuple extraordinaire, hors du commun ». À travers cette flatterie, il lie son destin personnel à celui de la nation. Sa survie politique devient celle de la Russie tout entière.


Ce mécanisme psychologique est redoutable : toute contestation de Poutine peut alors être présentée comme une trahison de l’âme russe. Ainsi, l’adhésion du peuple n’est pas seulement politique mais affective, quasi mystique. Le chef devient le miroir du peuple, et le peuple le miroir du chef. Une telle fusion rend l’opposition intérieure difficile, presque impensable.




Ce mélange de paranoïa, de perversité et de narcissisme fusionnel explique pourquoi Poutine demeure imprévisible et dangereux. Contrairement à l’image d’un stratège froid et rationnel, il agit aussi sous l’emprise d’un imaginaire délirant où la cruauté a une valeur en soi. Pour l’Occident, cela implique un défi : il ne suffit pas de le dissuader par des calculs rationnels, car sa jouissance passe par la souffrance qu’il inflige.


D’où l’importance, comme le suggère Marc Hayat, de parler directement au peuple russe, afin de briser la fusion hypnotique avec son chef. Il ne s’agit pas de diaboliser toute la Russie mais de distinguer le dictateur de la société, d’ouvrir des brèches dans le récit paranoïaque.


Cinq traits dominent dans cette analyse : une paranoïa qui reconstruit le réel, une perversité qui prend plaisir à détruire, un narcissisme fusionnel qui enferme le peuple dans un miroir déformant, une froideur affective qui exclut toute empathie, une intelligence instrumentale qui met ces traits au service d’un projet impérial.


La figure de Vladimir Poutine apparaît ainsi comme un mélange toxique : à la fois héritier de l’autocratie tsariste et avatar des dictateurs modernes, obsédé par la grandeur passée et incapable de concevoir un avenir partagé avec les autres nations.


Plus qu’un dirigeant autoritaire, il incarne une pathologie politique où le pouvoir devient jouissance et où la destruction des autres est la condition même de son existence. C’est pourquoi l’Occident ne peut se contenter d’une lecture réaliste classique. Face à Poutine, il faut aussi comprendre la psychologie d’un homme qui rêve de grandeur mais s’enferme dans la haine, et qui, pour exister, doit sans cesse raviver les flammes de la guerre.









Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


English Translation


I have agreed on this subject since February 24, 2022, when the mad dictator attacked Ukraine.


Vladimir Putin: A psyche at the service of cruelty and imperial ideology

(Analysis based on the work of Prof. Marc Hayat, psychiatrist and psychoanalyst)


The psychological examination of a political leader is never neutral: it is an attempt to put words to collective behaviors that shake history. In the case of Vladimir Putin, the invasion of Ukraine and the rhetoric surrounding it have rekindled questions about the mental state of a man whose choices shape the life and death of millions of human beings.

Prof. Marc Hayat, psychiatrist and psychoanalyst, sees in the Russian president’s personality not only a paranoid dimension but above all a disturbing perversity, marked by a pathological enjoyment of the suffering of others.

Since February 2022, Putin has repeated to his people and to the world that Russia has not invaded Ukraine but is defending itself against a Western threat. This inversion of reality is a classic trait of paranoid dynamics: a sense of persecution, the conviction of being in absolute right, and the inability to recognize the obvious facts.

Prof. Hayat emphasizes that Putin evolves in a parallel universe, almost a delusional construction, where the boundaries between reality and ideological fiction blur. This paranoid logic allows him to justify the worst violence by presenting it as mere “responses” to imaginary aggressions. Russian history is repeatedly invoked: sacrifice against Nazism, the imperial greatness of the tsars, survival against invasions. All of this feeds a narrative in which the West is eternally the enemy.

The most troubling aspect, according to Hayat, is Putin’s perverse dimension: a drying up of affectivity, a total coldness toward human suffering, combined with a form of unhealthy pleasure in the inflicted misery. Here a rupture emerges: he is no longer just a paranoid man locked in his bubble, but a man who actively enjoys destruction.

This observation explains the Russian military strategy: bombing civilian infrastructures, plunging entire populations into cold and hunger, using fear as a psychological weapon. War is not only a political instrument; it becomes a space of sadistic enjoyment. This logic recalls the great dictators of the 20th century, for whom domination was not only a geopolitical necessity but also a source of morbid ecstasy.

Another point highlighted by the psychiatrist concerns Putin’s relationship with Russian society. He cultivates a narcissistic fusion by exalting Russia’s historical and spiritual greatness. The message is clear: “You are an extraordinary people, beyond the ordinary.” Through this flattery, he ties his personal destiny to that of the nation. His political survival becomes that of Russia as a whole.

This psychological mechanism is formidable: any contestation of Putin can then be presented as a betrayal of the Russian soul. Thus, the people’s allegiance is not only political but affective, almost mystical. The leader becomes the mirror of the people, and the people the mirror of the leader. Such fusion makes internal opposition difficult, almost unthinkable.

This blend of paranoia, perversity, and fusionary narcissism explains why Putin remains unpredictable and dangerous. Contrary to the image of a cold and rational strategist, he also acts under the sway of a delusional imagination in which cruelty has value in itself. For the West, this implies a challenge: it is not enough to dissuade him with rational calculations, because his enjoyment comes from the suffering he inflicts.

Hence the importance, as Marc Hayat suggests, of speaking directly to the Russian people in order to break the hypnotic fusion with their leader. It is not a matter of demonizing all of Russia but of distinguishing the dictator from society, of opening breaches in the paranoid narrative.

Five traits dominate in this analysis: paranoia that reconstructs reality, perversity that takes pleasure in destruction, fusionary narcissism that imprisons the people in a distorted mirror, emotional coldness that excludes all empathy, and instrumental intelligence that places these traits at the service of an imperial project.

The figure of Vladimir Putin thus appears as a toxic mixture: at once heir of tsarist autocracy and avatar of modern dictators, obsessed with past grandeur and incapable of conceiving a shared future with other nations.


More than an authoritarian leader, he embodies a political pathology in which power becomes enjoyment and the destruction of others the very condition of his existence. This is why the West cannot be content with a classical realist reading. Faced with Putin, one must also understand the psychology of a man who dreams of grandeur but locks himself in hatred, and who, in order to exist, must constantly rekindle the flames of war.


Español


Estoy de acuerdo en este tema desde el 24 de febrero de 2022, cuando el dictador loco atacó a Ucrania.


Vladimir Putin: una psique al servicio de la crueldad y de la ideología imperial

(Análisis a partir de los trabajos del Prof. Marc Hayat, psiquiatra y psicoanalista)


El examen psicológico de un dirigente político nunca es neutral: se trata de un intento de poner palabras a comportamientos colectivos que sacuden la historia. En el caso de Vladimir Putin, la invasión de Ucrania y la retórica que la acompaña han reactivado las interrogantes sobre el estado mental de un hombre cuyas decisiones moldean la vida y la muerte de millones de seres humanos.

El Prof. Marc Hayat, psiquiatra y psicoanalista, ve en la personalidad del presidente ruso no solo una dimensión paranoica, sino sobre todo una perversidad inquietante, marcada por un goce patológico ante la desgracia ajena.

Desde febrero de 2022, Putin repite a su pueblo y al mundo que Rusia no ha invadido Ucrania, sino que se defiende de una amenaza occidental. Esta inversión de la realidad es un rasgo clásico de la dinámica paranoica: sentimiento de persecución, convicción de tener una razón absoluta, incapacidad de reconocer la evidencia de los hechos.

El Prof. Hayat subraya que Putin se mueve en un universo paralelo, casi una construcción delirante, donde los límites entre realidad y ficción ideológica se difuminan. Esta lógica paranoica le permite justificar las peores violencias presentándolas como simples «respuestas» a agresiones imaginarias. La historia rusa es invocada repetidamente: el sacrificio frente al nazismo, la grandeza imperial de los zares, la supervivencia ante las invasiones. Todo ello alimenta un relato en el que Occidente es eternamente el enemigo.

El aspecto más inquietante, según Hayat, es la dimensión perversa de Putin: un vaciamiento de la afectividad, una frialdad total frente al sufrimiento humano, combinada con una forma de placer malsano ante la desgracia infligida. Aquí se perfila una ruptura: ya no se trata solo de un paranoico encerrado en su burbuja, sino de un hombre que goza activamente con la destrucción.

Esta constatación explica la estrategia militar rusa: bombardear infraestructuras civiles, sumir a poblaciones enteras en el frío y el hambre, utilizar el miedo como arma psicológica. La guerra no es solo un instrumento político, se convierte en un espacio de goce sádico. Esta lógica recuerda a los grandes dictadores del siglo XX, para quienes la dominación no era únicamente una necesidad geopolítica, sino también una fuente de éxtasis mórbido.

Otro punto señalado por el psiquiatra concierne a la relación de Putin con la sociedad rusa. Cultiva una fusión narcisista exaltando la grandeza histórica y espiritual de Rusia. El mensaje es claro: «Ustedes son un pueblo extraordinario, fuera de lo común». A través de esta adulación, ata su destino personal al de la nación. Su supervivencia política se convierte en la de toda Rusia.

Este mecanismo psicológico es formidable: cualquier contestación a Putin puede entonces presentarse como una traición al alma rusa. Así, la adhesión del pueblo no es solo política sino afectiva, casi mística. El jefe se convierte en espejo del pueblo, y el pueblo en espejo del jefe. Tal fusión hace que la oposición interna sea difícil, casi impensable.

Esta mezcla de paranoia, perversidad y narcisismo fusionado explica por qué Putin sigue siendo imprevisible y peligroso. Contrariamente a la imagen de un estratega frío y racional, también actúa bajo la influencia de un imaginario delirante en el que la crueldad tiene un valor en sí misma. Para Occidente, esto implica un desafío: no basta con disuadirlo mediante cálculos racionales, porque su goce proviene del sufrimiento que inflige.

De ahí la importancia, como sugiere Marc Hayat, de dirigirse directamente al pueblo ruso, para romper la fusión hipnótica con su líder. No se trata de demonizar a toda Rusia, sino de distinguir al dictador de la sociedad, de abrir grietas en el relato paranoico.

Cinco rasgos dominan en este análisis: una paranoia que reconstruye la realidad, una perversidad que disfruta de la destrucción, un narcisismo fusionado que encierra al pueblo en un espejo deformante, una frialdad afectiva que excluye toda empatía y una inteligencia instrumental que pone estos rasgos al servicio de un proyecto imperial.

La figura de Vladimir Putin aparece así como una mezcla tóxica: a la vez heredero de la autocracia zarista y avatar de los dictadores modernos, obsesionado con la grandeza pasada e incapaz de concebir un futuro compartido con otras naciones.


Más que un dirigente autoritario, encarna una patología política en la que el poder se convierte en goce y la destrucción de los demás en la condición misma de su existencia. Por eso Occidente no puede contentarse con una lectura realista clásica. Frente a Putin, también es necesario comprender la psicología de un hombre que sueña con la grandeza pero se encierra en el odio, y que, para existir, debe reavivar constantemente las llamas de la guerra.

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