Nous vivons encore sous le même régime administratif qui date de 1802, de Napoléon, qui avait créé les départements afin que chaque citoyen mette un jour pour rejoindre sa préfecture.
Aujourd'hui en 2025, on n'a plus besoin de ces charges inutiles à l'heure de l'informatisation de l'état, et de l'intelligence artificielle, à l'heure ou unee toile d'araignée d'autoroute toise la France, les préfectures de région suffisent ...
Une réforme, une révision totale et un toilettage de l'état s'impose et c'est urgent.
L’agence de notation Fitch a très récemment abaissé la note de crédit souverain de la France de AA- à A+, marquant le plus bas niveau historique pour le pays.
Cette dégradation, annoncée le 12 septembre 2025, reflète l’instabilité politique et l’absence d’un « horizon clair » pour stabiliser la dette publique, qui devrait atteindre 121 % du PIB d’ici 2027, contre 113,2 % en 2024.
Sébastien Lecornu, nouvellement nommé Premier ministre, doit désormais composer avec un Parlement profondément divisé pour élaborer un budget 2026, alors que le déficit public s’élève à 5,4 % du PIB, le plus élevé de la zone euro. Cette dégradation accroît la pression sur la France, dont les coûts d’emprunt se rapprochent de ceux de l’Italie, fragilisant davantage la position d’Emmanuel Macron, déjà affaibli politiquement.
Le diagnostic de Fitch met en lumière une problématique structurelle : la dette publique française continue de croître en raison de déficits primaires persistants, aggravés par une fragmentation politique qui entrave les efforts de consolidation fiscale.
La France a un historique de faible discipline budgétaire, avec des difficultés à respecter les règles fiscales européennes, notamment le seuil de déficit de 3 % du PIB. Cette situation limite la capacité du pays à absorber de nouveaux chocs économiques sans aggraver ses finances publiques.
Face à cette crise, une réforme structurelle de l’administration publique apparaît comme une solution pour réduire les dépenses de l’État et restaurer une trajectoire de croissance économique stable. Une mesure audacieuse consisterait à supprimer les préfectures et sous-préfectures, qui représentent un coût significatif pour les finances publiques tout en constituant un modèle administratif hérité d’une époque révolue.
Ces institutions, créées sous Napoléon, centralisent une grande partie de la gestion administrative au niveau départemental, mais leur pertinence est remise en question dans un contexte où les régions gagnent en importance et où la décentralisation est un objectif affiché.
Réduction des coûts administratifs : Les préfectures et sous-préfectures emploient des milliers de fonctionnaires, incluant préfets, sous-préfets, chauffeurs et personnel administratif, avec des avantages associés (logements de fonction, véhicules, etc.). En 2023, le budget alloué aux préfectures représentait plusieurs centaines de millions d’euros par an, incluant salaires, frais de fonctionnement et investissements immobiliers. Supprimer ces structures permettrait de réallouer ces fonds à des priorités nationales, comme la réduction du déficit ou l’investissement dans l’éducation et l’innovation.
Simplification de l’organisation territoriale : La France compte 101 départements, chacun doté d’une préfecture, et environ 233 sous-préfectures. Ces entités dupliquent souvent les fonctions des conseils régionaux et départementaux, créant des inefficacités. En transférant les compétences des préfectures (comme la coordination de la sécurité ou la gestion des crises) aux régions, l’État pourrait rationaliser son administration, réduire les chevauchements bureaucratiques et renforcer l’autonomie des collectivités territoriales
Adaptation à la décentralisation : Depuis les lois de décentralisation des années 1980, les régions ont gagné en pouvoir, notamment dans les domaines de l’économie, des transports et de l’éducation. Renforcer leur rôle en leur confiant les responsabilités des préfectures permettrait de créer une administration plus proche des citoyens, tout en réduisant les coûts de fonctionnement de l’État central.
Signal fort pour les marchés financiers : Une réforme aussi ambitieuse enverrait un message clair aux agences de notation comme Fitch et aux investisseurs internationaux : la France est prête à prendre des mesures structurelles pour réduire son train de vie et stabiliser ses finances publiques. Cela pourrait contribuer à limiter l’augmentation des coûts d’emprunt et à restaurer la confiance dans la capacité du pays à gérer sa dette.
Transfert des compétences : Les missions des préfectures (sécurité publique, gestion des crises, délivrance de titres administratifs) pourraient être transférées aux conseils régionaux, qui disposent déjà d’infrastructures administratives. Une coordination nationale serait maintenue via un ministère de l’Intérieur recentré sur les priorités stratégiques.
Plan social pour les fonctionnaires : La suppression des préfectures nécessiterait un plan de reclassement pour les préfets, sous-préfets et leur personnel. Une partie pourrait être intégrée aux administrations régionales, tandis que d’autres pourraient bénéficier de départs anticipés ou de formations pour des postes dans d’autres secteurs publics ou privés.
Transition progressive : Pour éviter une rupture brutale, la réforme pourrait être mise en œuvre sur une période de trois à cinq ans, avec une réduction graduelle des effectifs et des budgets alloués aux préfectures.
Économies budgétaires : La suppression des préfectures pourrait générer des économies annuelles estimées entre 500 millions et 1 milliard d’euros, contribuant à réduire le déficit public de 5,4 % à un niveau plus proche des 3 % requis par l’Union européenne.
Croissance économique : En renforçant les régions, la France pourrait encourager des politiques économiques plus adaptées aux spécificités locales, stimulant l’innovation et l’attractivité des territoires. Cela pourrait également favoriser une meilleure allocation des ressources publiques, soutenant des secteurs clés comme la transition énergétique ou les infrastructures
Stabilité politique : Bien que la réforme puisse rencontrer des résistances, notamment de la part des fonctionnaires concernés, elle pourrait être perçue comme une réponse concrète aux critiques sur le train de vie de l’État, apaisant les tensions sociales et politiques.
La mise en œuvre d’une telle réforme ne serait pas sans obstacles. Les préfectures jouent un rôle symbolique fort dans l’histoire administrative française, mais d'un coût exorbitant face à l'Allemagne avec ses Landers, et leur suppression ser difficile à accepter ... et pourtant !
La dégradation de la note de crédit de la France par Fitch est un avertissement, elle met en lumière l’urgence de réformer le train de vie de l’État pour réduire le déficit public et restaurer la confiance des investisseurs.
La suppression des préfectures et sous-préfectures, au profit d’une administration régionale renforcée, constituerait une mesure audacieuse et structurante.
En rationalisant l’organisation territoriale, cette réforme permettrait des économies significatives, tout en favorisant une gouvernance plus moderne et décentralisée.
Pour réussir, et remonter la côte de la France, Sébastien Lecornu devra surmonter les défis politiques et administratifs, mais une telle initiative pourrait marquer un tournant vers une stabilité et une croissance économique réellement durables pour la France.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog, j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et la lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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