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jeudi 25 septembre 2025

Halévy a écrit cet Opéra "La Juive " (FR, EN, ES) JBCH N° 438

L'histoire nous apprend que si la terre tourne autour du soleil, l'Histoire du peuple juif est méconnue, et nous avons l'impresssion que les nations ne veulent pas la connaître et la méprise ... par manque d'éducation. Cet opéra français écrit en 1835 réhabilite cette histoire.


En 1835, Jacques Fromental Halévy, compositeur juif né pendant le Consulat, présente au public parisien La Juive, un opéra qui explore pour la première fois, avec une gravité et une humanité rares, la « question juive ». 


Sur un livret d’Eugène Scribe, Halévy raconte l’histoire tragique d’une femme juive et d’un homme chrétien au temps du Concile de Constance, dans un contexte de haine et de persécution religieuse à la fin du Moyen Âge. Ce récit n’est pas seulement une intrigue amoureuse : il est un cri du cœur contre l’intolérance et les humiliations subies par les Juifs au fil de l’Histoire.


Halévy a écrit cet opéra dans un climat politique et social particulier. La Révolution française et le Consulat avaient permis aux Juifs d’accéder pleinement aux droits civiques, mais les préjugés persistants, visibles encore à la fin du XIXe siècle avec l’affaire Dreyfus, rendaient l’injustice tangible. Compositrice et citoyen juif, Halévy connaissait les humiliations légales et sociales qui pesaient sur sa communauté et transforma cette expérience en un drame musical d’une intensité rare.




La musique et le livret s’unissent pour dénoncer l’intolérance et célébrer l’humanité et l'universalisme. La mélodie ardente de Rachel, la fille juive harcelée par la foule, et le discours d’amour et de tolérance du cardinal de Brogni incarnent ce message. 


Halévy ne se limite pas à un simple portrait historique : il interroge son époque, où l’Église conserve encore des instincts absolutistes et où le nouveau roi, Louis-Philippe, navigue entre libéralisme et accommodement avec la grande bourgeoisie, y compris les grandes fortunes juives comme les Rothschild, ou les Pereire.




La Juive fut un succès immédiat. Contre toute attente, un public majoritairement catholique accueillit favorablement l’œuvre, saluant son humanité et la sincérité de son propos. Wagner et Mahler comptèrent parmi les admirateurs de Halévy, reconnaissant dans cette partition la puissance dramatique et la profondeur morale qui font de l’opéra un chef-d’œuvre. 


Pourtant, le destin de La Juive fut tragique : sa mise à l’écart par le régime nazi illustre combien la culture juive et ses voix critiques pouvaient déranger.


À travers La Juive, Halévy transforme l’expérience juive en art universel. Son opéra, longtemps méconnu, reste un témoignage vibrant de tolérance et de justice, une œuvre où la musique devient porteuse de mémoire et de message social, bien au-delà de son époque.








Version intégrale (Plus de 3H),



Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé



English


History teaches us that while the Earth revolves around the Sun, the history of the Jewish people remains little known, and it often seems that nations neither want to learn it nor respect it… due to a lack of education. This French opera, written in 1835, restores this history.

In 1835, Jacques Fromental Halévy, a Jewish composer born during the Consulate, presented to the Parisian public La Juive, an opera that for the first time, with rare gravity and humanity, explores the “Jewish question.”

With a libretto by Eugène Scribe, Halévy tells the tragic story of a Jewish woman and a Christian man during the time of the Council of Constance, against a backdrop of hatred and religious persecution at the end of the Middle Ages. This story is not merely a love plot: it is a heartfelt cry against intolerance and the humiliations suffered by Jews throughout history.

Halévy wrote this opera in a particular political and social climate. The French Revolution and the Consulate had allowed Jews to fully access civil rights, but persistent prejudices, still visible at the end of the 19th century with the Dreyfus affair, made injustice tangible. As a Jewish composer and citizen, Halévy knew the legal and social humiliations weighing on his community and transformed this experience into a musical drama of rare intensity.

Music and libretto combine to denounce intolerance and celebrate humanity and universalism. The ardent melody of Rachel, the Jewish daughter harassed by the crowd, and the speech of love and tolerance by Cardinal de Brogni embody this message.

Halévy did not limit himself to a simple historical portrait: he interrogates his era, in which the Church still retained absolutist instincts and where the new king, Louis-Philippe, navigated between liberalism and accommodation with the great bourgeoisie, including wealthy Jewish families like the Rothschilds and the Pereire.


La Juive was an immediate success. Against all expectations, a predominantly Catholic audience welcomed the work, praising its humanity and the sincerity of its message. Wagner and Mahler were among Halévy’s admirers, recognizing in this score the dramatic power and moral depth that make the opera a masterpiece.

Yet the fate of La Juive was tragic: its removal from the repertoire by the Nazi regime illustrates how Jewish culture and its critical voices could disturb.

Through La Juive, Halévy transforms the Jewish experience into universal art. His opera, long overlooked, remains a vibrant testament to tolerance and justice, a work where music carries memory and social message far beyond its own time.


This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to testify as a layperson, but on this blog, I generally express a heartfelt reaction based on current events and my daily reading of the international press.


The photos and videos are taken from the web, also for strictly personal, private use.


Español


La historia nos enseña que, aunque la Tierra gira alrededor del Sol, la historia del pueblo judío sigue siendo poco conocida, y a menudo parece que las naciones no quieren conocerla ni respetarla… por falta de educación. Esta ópera francesa, escrita en 1835, rehabilita esta historia.


En 1835, Jacques Fromental Halévy, compositor judío nacido durante el Consulado, presentó al público parisino La Juive, una ópera que por primera vez, con rara gravedad y humanidad, explora la “cuestión judía”.

Con un libreto de Eugène Scribe, Halévy narra la trágica historia de una mujer judía y un hombre cristiano durante el tiempo del Concilio de Constanza, en un contexto de odio y persecución religiosa a finales de la Edad Media. Esta historia no es solo un argumento amoroso: es un grito del corazón contra la intolerancia y las humillaciones sufridas por los judíos a lo largo de la historia.

Halévy escribió esta ópera en un clima político y social particular. La Revolución francesa y el Consulado habían permitido a los judíos acceder plenamente a los derechos civiles, pero los prejuicios persistentes, todavía visibles a finales del siglo XIX con el caso Dreyfus, hacían tangible la injusticia. Como compositor y ciudadano judío, Halévy conocía las humillaciones legales y sociales que pesaban sobre su comunidad y transformó esta experiencia en un drama musical de rara intensidad.

La música y el libreto se combinan para denunciar la intolerancia y celebrar la humanidad y el universalismo. La ardiente melodía de Rachel, la hija judía acosada por la multitud, y el discurso de amor y tolerancia del cardenal de Brogni encarnan este mensaje.

Halévy no se limita a un simple retrato histórico: interroga su época, en la que la Iglesia aún conservaba instintos absolutistas y donde el nuevo rey, Luis Felipe, navegaba entre liberalismo y acomodamiento con la gran burguesía, incluyendo a familias judías adineradas como los Rothschild y los Pereire.

La Juive fue un éxito inmediato. Contra todo pronóstico, un público mayoritariamente católico recibió la obra favorablemente, elogiando su humanidad y la sinceridad de su mensaje. Wagner y Mahler estuvieron entre los admiradores de Halévy, reconociendo en esta partitura el poder dramático y la profundidad moral que convierten a la ópera en una obra maestra.

Sin embargo, el destino de La Juive fue trágico: su exclusión del repertorio por el régimen nazi ilustra cuánto podía incomodar la cultura judía y sus voces críticas.

A través de La Juive, Halévy transforma la experiencia judía en arte universal. Su ópera, largamente desconocida, sigue siendo un testimonio vibrante de tolerancia y justicia, una obra donde la música lleva memoria y mensaje social mucho más allá de su tiempo.


Este artículo es personal; no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional. Es delicado dar testimonio como profano, pero en este blog generalmente expreso una reacción personal basada en la actualidad y en la lectura diaria de mi prensa internacional.

Las fotos y los vídeos se han tomado de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.

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