Berechit, après Simhat Torah, les textes mettent l’accent sur les toutes les dimensions symboliques, religieuses, philosophiques et socio-politiques :
C'est le Big Bang, la Naissance de l'Univers, celui que Stephen Hawking a démontré de manière scientifique, mais qui est décrit aussi dans la bible plus de 2500 ans avant notre ère, dans ce récit le monde aurait été créé en 7 temps. Il faut relire ce texte avec le commentaire de Rashi.
Cette décision n’est pas anodine : elle reflète un principe fondamental de la religion hébraïque : Dieu est unique et transcendant, mais le monde créé est relationnel, pluraliste et dynamique. Le deux introduit la notion de distinction et d’interaction : lumière et ténèbres, ciel et terre, homme et femme. La Torah, dès sa première lettre, nous invite à comprendre que la création n’est pas un acte isolé, mais un processus relationnel et structuré.
Sur le plan philosophique, le choix de commencer par Beth souligne une tension entre l’absolu et le relatif. Dieu est Un, indivisible et au-delà de toute comparaison. L’univers, cependant, est multiple, structuré et sujet aux lois. La lettre Beth annonce l’existence du deuxième terme, de la dualité qui permet la connaissance, l’expérience et la liberté humaine.
Le mot “Berechit” suggère également un commencement qui n’est pas brut ou anarchique, mais ordonné et hiérarchisé, comme un plan cosmique. Chaque élément de la création trouve sa place dans une structure symbolique, où la lumière, la matière et la vie sont imbriquées. Cette vision philosophique se traduit dans la pensée juive par la recherche de l’équilibre entre transcendance et immanence, entre la foi en un Dieu unique et la responsabilité humaine dans le monde.
Dans le cadre religieux, la première lettre Beth reflète l’idée que la Torah elle-même est un guide mystique. Chaque mot, lettre et chiffre recèle des significations cachées. Le choix d’éviter Aleph montre que la révélation divine respecte une dimension sacrée et prudente : l’homme ne doit pas réduire Dieu à un simple concept ou symbole numérique.
Le texte de Berechit pose ainsi les bases de l’éthique, du temps et de la moralité. L’univers est créé avec un ordre moral : lumière et ténèbres, jours et nuits, cycles et répétitions. Le récit de la création devient un miroir pour la vie humaine : l’homme est invité à discerner, choisir et agir dans un cadre à la fois limité et sacré. Cette tension entre liberté et ordre est au cœur de la tradition hébraïque et de ses mystères.
D’un point de vue social et politique, le symbole du Beth et de la dualité peut être interprété comme un appel à la coopération et à la relation. La Torah commence non par un chiffre unique, qui représenterait l’isolement, mais par un chiffre double, suggérant que l’existence humaine est fondamentalement sociale. La vie en société, la justice et l’organisation politique reposent sur des interactions et des compromis, non sur un pouvoir absolu ou solitaire.
Le concept de dualité se retrouve également dans la gouvernance : loi et éthique, autorité et responsabilité, droits et devoirs. La lecture de Berechit enseigne que toute construction sociale ou politique doit respecter un équilibre entre l’autorité (symbolisée par l’Un) et la pluralité des individus et groupes (symbolisée par le Deux).
La Torah regorge de sous-entendus et de mystères, où chaque lettre a un sens. Le Beth initial a été interprété par les maîtres comme un signe que la Torah est à la fois accessible et profonde. Elle peut guider le simple lecteur dans sa vie quotidienne tout en offrant aux sages et aux kabbalistes des niveaux plus subtils de compréhension.
La première lettre et le récit qui suit suggèrent également que la création est un processus en devenir, et que le rôle de l’homme est de participer activement à cette dynamique. Le mystère divin n’est pas un obstacle à la réflexion, mais un moteur de questionnement philosophique, spirituel et politique.
Le début de la Torah avec Berechit et la lettre Beth n’est pas un hasard : il symbolise l’unité de Dieu et la dualité du monde, la transcendance et la responsabilité humaine.
Cette ouverture a des résonances profondes : Philosophiques : équilibre entre un absolu inaccessible et un monde ordonné.Religieuses : respect du mystère divin et puissance symbolique de la Torah. Sociales et politiques : nécessité de relation, d’équilibre et de coopération dans la vie humaine et la gouvernance.
En somme, dès la première lettre, la Torah enseigne que le monde est à la fois un don divin et une responsabilité humaine, et que la sagesse consiste à naviguer entre mystère et réalité, entre l’Un et le Deux.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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