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mercredi 22 octobre 2025

Ce gaz de schiste qui pourrait sauver la France ! JBCH N° 540

 Depuis plus d’une décennie, la France se distingue par une opposition résolue à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, au point d’avoir interdit, par la loi du 13 juillet 2011, toute exploration ou exploitation d’hydrocarbures par fracturation hydraulique. 


En 2017, la France est allée plus loin, devenant le premier pays au monde à interdire toute exploration de nouveaux gisements fossiles sur son territoire. Cette position, souvent perçue comme idéologique, repose sur plusieurs dimensions à la fois écologiques, symboliques et politiques.  et pourtant ... 


La fracturation hydraulique classique, utilisée notamment aux États-Unis, consiste à injecter dans les roches profondes un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques sous haute pression pour libérer le gaz piégé dans la roche-mère. Cette technique a suscité des critiques environnementales majeures : Risque de pollution des nappes phréatiques par les additifs chimiques. Consommation d’eau excessive dans des régions déjà fragiles hydrologiquement. Micro-séismes et instabilités du sous-sol documentés dans certaines zones d’exploitation. Empreinte carbone élevée, liée à la combustion et au transport des hydrocarbures.




Ces arguments, relayés par les associations écologistes, ont façonné une opinion publique largement défavorable, faisant de la France un pays pionnier de la prévention environnementale plutôt que de la rentabilité énergétique.



La France aime se présenter comme un modèle de transition énergétique et de précaution environnementale. Refuser le gaz de schiste est devenu un symbole politique et moral, traduisant une volonté de rompre avec la dépendance aux énergies fossiles.

L’État a choisi de concentrer ses efforts sur : Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique). L’efficacité énergétique et la sobriété. La réduction des émissions conformément aux accords de Paris (COP21).

en Région parisienne

Cette orientation s’inscrit dans une logique de leadership moral : même si le pays importe les hydrocarbures qui sont nécessaire à la bonne marche de l'économie, ca coûte ..; alors qu un trésor git sous nos pieds. La France  se voulait exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réalité économique l'a rattrapée 



La France n'a plus les moyens d'appliquer cette politique austère, et les technologies ont évolué ... Assez de se tirer des balles dans le pieds, il est temps de ne plus rêver et de penser à l'avenir !


Les progrès récents, notamment les procédés de fragmentation par micro-ondes, permettent pourtant d’extraire le gaz de schiste sans eau, sans additifs chimiques et sans risque de pollution du sol. Ces techniques, déjàmises en place  au Canada et aux États-Unis, chauffent localement la roche pour libérer le gaz sans créer de fissures mécaniques.


Mais en France, la loi de 2011 ne fait pas de distinction entre les procédés : elle interdit toute fracturation du sous-sol, quelle que soit la méthode utilisée. Même les méthodes “propres” sont donc bloquées par un principe de précaution absolu, souvent critiqué par les scientifiques et industriels.






Ce blocage s’explique par deux facteurs : La méfiance politique envers les grandes entreprises pétrolières, accusées de minimiser les risques, la crainte d’un effet d’aubaine : autoriser une technologie douce ouvrirait la porte à un retour massif des énergies fossiles, en contradiction avec la trajectoire carbone.


En réalité, le refus français s’inscrit dans un choix de société. La France préfère importer du gaz (notamment liquéfié, venant des États-Unis du Qatar et même de Russie) plutôt que d’en produire localement, au nom d’une cohérence environnementale et d’une éthique de responsabilité globale dépassée.


Cependant, cette politique a un coût : elle accroît la dépendance énergétique et expose l’économie française aux fluctuations géopolitiques. Plusieurs experts estiment qu’une recherche encadrée utilisant des procédés non nuisibles (comme les micro-ondes) permettrait de concilier sécurité environnementale et indépendance énergétique.


Si la France autorisait l’exploitation du gaz de schiste, les bénéfices économiques pourraient être significatifs. Selon plusieurs estimations de l’IFP Énergies Nouvelles, les réserves potentielles atteindraient entre 3 000 et 5 000 milliards de m³, soit de quoi couvrir plusieurs décennies de consommation nationale. Cela permettrait de réduire fortement la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, de la Norvège et de l’Algérie, et d’améliorer la balance commerciale française de 50 à 90 milliards d’euros par an.




Sur le plan de l’emploi, une filière nationale du gaz de schiste pourrait créer entre 100 000 et 500 000 emplois directs et indirects dans les secteurs de la géologie, du forage, de la maintenance, du transport et de la chimie. 



Les régions concernées (notamment le Bassin parisien et le Sud-Est) bénéficieraient d’un essor économique local, avec de nouveaux investissements en infrastructures.


Les recettes fiscales pour l’État (redevances, impôts, TVA) pourraient frôler les 10  milliards d’euros annuels, permettant de financer la transition énergétique et de réduire la dette publique. 


L’exploitation pourrait aussi stabiliser les prix de l’énergie, renforcer la sécurité d’approvisionnement, et encourager le développement industriel national.


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