Lorsque je me suis rendu dans l'Ile Maurice pour des raisons professionnelles, j'ai recherché la synagogue de l'île, je l'ai trouvée, elle se situe à Curepipe, et il y a un cimetière juif à Saint Martin, près de Beau-Bassin), où sont notamment enterrés près de 150 Juifs, ...
Dans son ouvrage Le Shekel mauricien, Geneviève Pitot raconte l’histoire de 1 600 réfugiés juifs déportés à l’île Maurice entre 1940 et 1945, après avoir été refoulés de la Palestine mandataire par les autorités britanniques. Ces réfugiés, fuyant le régime nazi, ont été internés dans la prison de Beau-Bassin, où ils ont vécu dans des conditions difficiles, privées de leurs droits fondamentaux.
Geneviève Pitot, née à Maurice et ayant grandi en Allemagne, a mené un travail de recherche approfondi pour écrire ce livre. Elle a consulté les archives nationales de Maurice, le Colonial Office à Londres et a interviewé des descendants des détenus en Israël. Son objectif était de rendre hommage à ces hommes et femmes qui ont souffert en silence et de rappeler une page oubliée de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
En 1920, lors de la conférence de San Remo, les puissances alliées avaient reconnu le droit du peuple juif à se rétablir en Palestine. Cependant, en 1939, le gouvernement britannique à le demande des populations arabes d'origine diverses (egypte, Empire Ottoman, Bédouins) a publié le Livre blanc, limitant strictement l’immigration juive en Palestine mandataire , notamment en raison de pressions arabes .
Lorsque ces réfugiés sont arrivés sur leur terre, espérant y trouver un refuge, ils ont été arrêtés par les autorités britanniques, considérés comme des “immigrants illégaux”. Au lieu de les accueillir, les Britanniques ont décidé de les enfermer dans la prison d'Atlit puis de les déporter vers l’île Maurice, une île britannique éloignée, au large de Madagascar, pour les empêcher d’atteindre leur destination légitime.
Geneviève Pitot souligne cette contradiction : “Les Britanniques, tout en combattant le nazisme, ont choisi de fermer les portes de la Terre promise aux Juifs fuyant la persécution.” Cette politique a non seulement trahi les engagements pris à San Remo, mais a également exposé ces réfugiés à des souffrances supplémentaire.
Malgré les conditions de détention difficiles, les réfugiés ont maintenu leur dignité et leur identité. Ils ont organisé des activités culturelles, religieuses et éducatives au sein du camp. Certains ont même frappé une monnaie, le “Shekel mauricien”, symbolisant leur résistance et leur espoir.
“Le Shekel mauricien est devenu un symbole de la résilience et de la détermination des détenus à préserver leur identité et leur culture, malgré l’adversité.”
À la fin de la guerre, la plupart des détenus ont choisi de rejoindre Haïfa en Israël, contribuant ainsi à la construction du jeune État . Leurs histoires témoignent de la force de l’esprit humain face à l’injustice et à la persécution.
Le "Shekel mauricien" de Geneviève Pitot est un ouvrage essentiel pour comprendre les complexités de la politique britannique en Palestine mandataire et l’impact de ces décisions sur les réfugiés juifs.
Il rappelle que l’histoire ne doit pas être oubliée et que la mémoire de ces événements doit être transmise aux générations futures.
En rendant hommage à ces hommes et femmes, Pitot nous invite à réfléchir sur les enjeux de la justice, de la dignité humaine et de la responsabilité collective face à l’injustice. Les britanniques devraient y réfléchir avant de condamner Israël !
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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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