“The new Dr. Google is in. Here’s how to use it.”
On utilisait déjà les moteurs de recherche pour savoir ... on avait alors une réponse assez générale ... et on prenait la décision d'aller ou de ne pas aller voir son médecin
Bien évidemment l'IA est arrivée et elle bouleverse déjà tout . On va devoir l'appeler Docteur Google ou Docteur Apple ou Amazon ...
Son diagnostic sera bien plus affiné, et son conseil, ce qui manquait avant sera bien plus précis ... à suivre ...
Une transformation majeure est apparue dans le rapport des patients à la médecine : l’émergence de l’IA comme outil d’information et de suivi médical. Selon une enquête citée, plus d’un Américain sur trois a déjà utilisé un chatbot pour s’informer sur sa santé, et ce chiffre atteint presque 50 % chez les moins de 35 ans. Ce phénomène n’est pas surprenant, car les médecins eux-mêmes intègrent de plus en plus l’IA pour améliorer la précision de leurs diagnostics et optimiser leurs décisions thérapeutiques.
L’attrait pour les chatbots médicaux repose sur leur accessibilité immédiate, la richesse de l’information et la capacité à expliquer des concepts complexes de manière simple.
Comme le souligne Adam Rodman, directeur des programmes d’IA au Beth Israel Deaconess Medical Center, les patients peuvent utiliser ces outils pour mieux comprendre un diagnostic reçu en consultation, clarifier le jargon médical et approfondir les points nébuleux.
Cette fonction est particulièrement précieuse pour les maladies rares, ou pour les pathologies à enjeux élevés comme le cancer ou la démence, où la documentation est dense et souvent difficile à assimiler en consultation.
Il y aurait plusieurs usages utiles de l’IA : Préparation et organisation des consultations : Les patients peuvent poser toutes leurs questions au chatbot avant le rendez-vous et organiser ces questions par priorité, maximisant ainsi l’efficacité du temps passé avec le médecin. Ils peuvent aussi s’entraîner à décrire leurs symptômes de manière concise.
Complément à l’information post-consultation , l’IA permet de réviser et approfondir les informations reçues lors de la visite médicale. Cela contribue à un meilleur suivi des recommandations et à une compréhension plus complète de la progression de la maladie et des options thérapeutiques.
Seconde opinion : Bien qu’elle ne remplace pas un diagnostic humain, l’IA peut identifier des pistes supplémentaires que le patient discutera ensuite avec son médecin.
Eric Topol souligne que certains patients ont ainsi détecté des conditions médicales que d’autres professionnels avaient manquées, ce qui montre l’intérêt d’un outil intégrant les détails spécifiques de chaque patient plutôt que des résultats génériques.
Cependant, l’usage de l’IA comporte des limites importantes. Les chatbots peuvent manquer de contexte si l’historique médical complet n’est pas fourni, générer des informations erronées ou inventer des réponses (“hallucinations”) qui semblent plausibles mais sont inexactes. Ces erreurs peuvent avoir des conséquences graves si elles retardent la consultation pour des symptômes urgents, comme une douleur thoracique ou des signes d’AVC.
De plus, la question de la confidentialité et du stockage des données reste problématique. Les utilisateurs doivent être prudents : éviter d’inclure des informations identifiables, limiter la quantité de données personnelles partagées et ne pas télécharger des dossiers médicaux complets.
Pour minimiser les erreurs, Topol recommande de recouper les réponses de plusieurs chatbots (ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity) ou de reformuler plusieurs fois la question sur le même outil afin de détecter les incohérences.
Les versions futures de l’IA pourraient aller bien au-delà de la simple consultation d’informations. Elles pourraient permettre un suivi personnalisé à domicile, la génération de plans de traitement individualisés, et une surveillance continue des patients chroniques. Toutefois, l’IA doit rester un complément et non un substitut au jugement médical, car la relation humaine, la nuance clinique et l’expérience du praticien restent irremplaçables.
Israël est bien en avance sur les diagnostic et les consultations et la chirurgie; Start'ups innovantes & applications concrètes Aidoc analyse automatiquement des scanners pour détecter des urgences comme les hémorragies cérébrales ou embolies, utilisé dans les grands hôpitaux israéliens
AIVF améliore le succès des fécondations in vitro grâce à une plateforme AI qui optimise les processus en laboratoire.
OneStep utilise le smartphone pour transformer des mesures de mobilité (marche, chutes) en données cliniques à distance, permettant un suivi thérapeutique.
Recherche, collaborations & régulations. Le ministère de la Santé et l’Israel Innovation Authority travaillent sur un “sandbox réglementaire” pour tester en toute sécurité des solutions d’IA en santé, afin d’encadrer les risques éthiques.
Le projet conjoint franco-israélien entre le Technion-Rambam et le Health Data Hub pour l’IRM (projet “K-SPARK”) : viser des acquisitions rapides et plus précises du cerveau en imagerie (morphométrie). Impacts & enjeux actuels Une IA israélienne utilisée par Maccabi permet de réduire de 35 % le nombre de changements d’antibiotiques dans le traitement des infections urinaires, ce qui améliore la précision médicale et réduit la résistance bactérienne.
L’hôpital Rambam, avec le Technion, utilise GPT-4 pour diagnostiquer rapidement les AVC et établir un pronostic à 90 jours, ce qui montre la capacité des IA à assister le diagnostic et potentiellement sauver des vies.
Ainsi, l’IA offre en Israël un enrichissement des interactions patient-médecin : elle peut améliorer la compréhension, renforcer l’autonomie du patient, faciliter la communication et accélérer la préparation et le suivi des soins. Mais cette opportunité vient avec des responsabilités : prudence dans l’interprétation des conseils, vérification auprès d’un professionnel et vigilance sur la confidentialité des données.
Le concept de “Dr. Google” version IA représente une révolution dans la médecine moderne, transformant la manière dont les patients accèdent à l’information médicale. En tant qu’outil complémentaire, il offre un accès rapide et accessible à des connaissances spécialisées, un soutien à la préparation et à la révision des consultations, et une aide précieuse pour la prise de décision éclairée.
Cependant, l’IA ne remplace pas la responsabilité et le jugement du professionnel de santé. Les patients doivent l’utiliser de manière réfléchie, en combinant ses recommandations avec les conseils de leur médecin, et en restant conscients des limites et risques liés à l’exactitude des informations et à la protection des données personnelles.
En somme, “Dr. Google” n’est pas encore un médecin autonome, mais un assistant capable de transformer profondément la pratique médicale, en rendant l’information plus compréhensible et en renforçant la collaboration entre patients et professionnels de santé.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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