Rechercher dans ce blog

jeudi 30 octobre 2025

Lekh Lekha ...Abraham doit quitter sa Terre ... JBCH N° 575

J'ai essayé de savoir pourquoi D. a demandé à Abraham de quitter sa Terre natale, Lekh Lekha ... Nous avons souvent été obligés de quitter un pays, c'est notre destin !!! 


Pour une fois, nous avons un Pays qui a ressuscité après 2 000 ans d'errance,  et qui devrait nous apporter toute la sécurité :  Israël .  Lékh Lékha, a une importance  primordiale,  et  nous étudierons aussi la signification de la transformation des noms d’Abraham et Sarah selon la tradition juive et la guématria :




La paracha Lékh Lékha (Genèse 12:1-20) marque le premier appel divin à Abraham. Dieu lui dit : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie, de la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai ». Cet ordre, apparemment simple, est en réalité le pivot de l’histoire biblique et de la foi juive. Quitter Ur, sa ville natale, représentait un acte de rupture radical : Abraham devait laisser derrière lui ses repères, sa sécurité, ses traditions culturelles, et s’aventurer vers l’inconnu. Ce départ est à la fois physique, psychologique et spirituel.


Le trajet d’Abraham vers Haran, en Syrie,  puis vers la Terre d’Israël, illustre un cheminement intérieur. Haran, étape intermédiaire, symbolise la période d’apprentissage et de transition : Abraham y acquiert patience, discernement et foi dans le plan divin. 


Ce voyage enseigne que la réalisation de la promesse divine ne se fait jamais instantanément, mais par une succession d’étapes, d’efforts et de confiance. Quitter Ur, c’est accepter de perdre certaines certitudes, mais c’est aussi ouvrir la voie à la transformation personnelle et collective.



Spirituellement, Lékh Lékha établit le concept fondamental du partir pour recevoir : le mouvement vers Dieu nécessite un acte de liberté et de foi. Abraham devient l’archétype du croyant qui répond à l’appel divin sans connaître la destination finale, mais en ayant confiance que la terre promise sera donnée. C’est un enseignement universel : dans toute entreprise spirituelle ou morale, l’engagement initial, même inconfortable, est essentiel pour que le potentiel se réalise.


L’ordre divin ne s’arrête pas à la géographie : il se manifeste aussi dans la transformation des noms, symbolisant un changement de statut et de mission. Abraham n’était initialement qu’Avram (père élevé), et sa femme Saraï. Dieu change leurs noms : Avram devient Avraham (père d’une multitude) et Saraï devient Sarah (princesse, mère de nations).



La guématria, science juive des valeurs numériques des lettres, éclaire cette transformation. Le nom Avram (אברם) a une valeur de 248, symbole du corps humain complet selon certains commentaires. En devenant Avraham (אברהם), sa valeur augmente, incluant le « ה » (hé) qui représente la présence divine et l’ouverture à l’infini. Abraham devient ainsi non seulement un homme, mais un instrument de bénédiction universelle, appelé à fonder un peuple et à diffuser la spiritualité monothéiste.


Pour Saraï → Sarah, l’ajout du « ה » traduit également l’élévation spirituelle et l’autorité royale : Sarah devient princesse d’un peuple et mère d’une nation promise. La gematria montre que ce changement n’est pas seulement symbolique mais actif : il réoriente le destin, renforce la mission et inscrit la relation avec Dieu dans le monde physique. 


Ainsi, Abraham et Sarah ne sont plus de simples habitants d’Ur ; ils deviennent des piliers de l’histoire biblique et des archétypes spirituels.




Le processus montre une harmonie entre le départ physique et la transformation intérieure. Quitter Ur était l’acte matériel ; changer de nom fut l’acte spirituel. La paracha nous enseigne que le vrai voyage commence lorsque l’on accepte de se transformer et de répondre à l’appel divin avec foi.


Lékh Lékha résonne aujourd’hui encore : tout appel à changer, à progresser, à quitter le confort pour l’inconnu, exige de conjuguer action, foi et transformation intérieure. Abraham et Sarah incarnent le principe que le mouvement physique doit s’accompagner d’une métamorphose spirituelle. Le départ de Ur, l’étape à Haran et l’arrivée en Israël sont autant de métaphores de notre propre parcours vers l’accomplissement de notre potentiel.


Lékh Léckha n’est pas seulement l’histoire d’un patriarche, c’est l’enseignement de la capacité de l’homme à écouter l’appel divin, à accepter l’inconfort du départ, et à se transformer pour devenir un instrument de bénédiction pour le monde. 


Les changements de nom et les valeurs numériques des lettres rappellent que chaque action extérieure trouve son reflet dans l’âme et que la foi véritable demande un engagement total, physique et spirituel.









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire