En 2021, nos dirigeants ont créé un organisme qui devrait nous protéger des ingérences étrangeres ur notre souveraineté numérique : Viginum
La création, le fonctionnement et les missions du Service de Vigilance et de Protection contre les Ingérences Numériques Étrangères (Viginum), créé le 13 juillet 2021 et rattaché au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN).
Ce service s’inscrit dans un contexte international où plusieurs pays, comme l’Union européenne avec l’East StratCom Task Force (2015) ou les États-Unis avec le Global Engagement Center, développent des structures pour contrer les manipulations numériques, en particulier celles attribuées à des acteurs étatiques comme la Russie.
En France, des événements marquants, tels que les MacronLeaks de 2017 ou la campagne de désinformation post-assassinat de Samuel Paty en 2020 (attribuée à la Turquie), ont motivé la création de Viginum.
Viginum a pour mission de détecter les campagnes de désinformation étrangères visant à « déstabiliser l’État » à travers la diffusion massive et automatisée de contenus trompeurs. Le service utilise des outils automatisés pour collecter des données sur les plateformes publiques avec plus de cinq millions de visiteurs mensuels en France, tout en évitant les messageries privées.
Les données sont conservées pour un maximum de six mois, et Viginum transmet ses conclusions à la justice, à la diplomatie ou à d’autres instances, sans juger de la véracité des informations, tâche réservée aux médias, aux politiques et à la justice. Dirigé initialement par Gabriel Ferriol, puis par intérim par Marc-Antoine Brillant après le départ de Ferriol en 2023, Viginum surveille des événements clés comme le référendum néo-calédonien de 2021, le Brexit ou l’élection présidentielle de 2022.
L’approche technique et non intrusive de Viginum, mais aussi les défis éthiques liés à la surveillance numérique. Il souligne également le contexte géopolitique, où des acteurs comme la Russie sont perçus comme des menaces majeures en raison de leurs stratégies de désinformation.
Les efforts de l’État français pour contrer la désinformation étrangère via Viginum, créé en 2021 sous l’égide du SGDSN commence cinq ans après à fonctionner. Ce service, supervisé par un comité éthique présidé par Jean-Luc Sauron, utilise des outils comme le webscraping et l’intelligence artificielle pour détecter les ingérences numériques.
Cependant, la CNIL alerte sur les risques pour les libertés publiques, notamment la liberté d’expression, en raison de la collecte massive de données. Le report du Conseil de Défense sur la guerre informationnelle, prévu en septembre 2025, reflète des divergences stratégiques entre une approche offensive (Élysée) et une coordination prudente (Matignon). Le texte explicatif complète cette analyse en détaillant l’historique de Viginum, son contexte international (comparaison avec l’UE, les États-Unis, etc.), et ses missions, centrées sur la détection des manipulations étrangères sans juger du contenu. Des cas comme les MacronLeaks ou la campagne post-assassinat de Samuel Paty illustrent la nécessité de ce service, qui a surveillé des événements sensibles comme l’élection de 2022.
La requête initiale accuse Vladimir Poutine et ses services d’orchestrer une guerre hybride contre l’Occident, combinant désinformation sur les réseaux sociaux, provocations communautaires (tags antisémites à Paris) et soutien à des partis politiques français (RN et LFI). Ces actions visent à polariser les sociétés et à affaiblir les démocraties.
Les actions attribuées à la Russie, telles que décrites dans la requête constituent une attaque systématique contre les démocraties occidentales. La désinformation massive, orchestrée via des fermes à bots ou à trolls, vise à manipuler l’opinion publique, comme illustré par les 400 000 tweets recensés. Les provocations communautaires, comme les tags antisémites, exacerbent les tensions sociales, tandis que le soutien présumé à des partis extrêmes comme le RN et LFI cherche à déstabiliser le paysage politique français. Ces tactiques, relevant d’une guerre hybride, exploitent les libertés démocratiques pour semer la discorde, menaçant la cohésion nationale et la souveraineté.
Les soutiens pro-Poutine, qu’ils soient acteurs politiques, influenceurs ou relais inconscients de désinformation, portent une lourde responsabilité. En relayant des narratifs trompeurs ou en tolérant des ingérences, ils contribuent à éroder la confiance dans les institutions et à polariser la société.
Les partis politiques accusés de bénéficier de ces influences, si ces allégations sont vérifiées, trahissent les intérêts nationaux en s’alignant, même indirectement, sur une puissance étrangère. Ces comportements sont inacceptables et doivent être condamnés avec fermeté, car ils mettent en péril les libertés fondamentales, notamment la liberté d’opinion, en la noyant dans un flot de manipulations.
La réponse française via Viginum est essentielle, mais elle doit rester transparente et respectueuse des droits fondamentaux, comme le souligne la CNIL. Les carences en matière de publication des rapports annuels (2023-2025) signalées dans le texte initial doivent être corrigées pour garantir la légitimité de l’action de Viginum.
En conclusion, les agissements attribués à Poutine et à ses soutiens représentent une menace existentielle pour la démocratie, et leur condamnation sans équivoque est nécessaire pour protéger les valeurs de liberté, de vérité et de cohésion sociale.
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