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jeudi 16 octobre 2025

L'école a peur. JBCH N° 513

La situation de l’école française, cinq ans après les assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard, est dramatique ... C'est la trouille des Prof, c'est la faillite de l'Education Nationale qui par peur abandonne la Laïcité ... 


Les parents avertis dirigent leurs enfants vers le privé, des familles entières quittent leurs quartiers, devenus invivables... L'éducation est le ciment du vivre ensemble ... Il est temps, grand temps de guérir ce mal profond.





Cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020 et celui de Dominique Bernard en 2023, l’école française traverse une période d’incertitude et de tension. Ces drames ont profondément marqué la communauté éducative, mais l’émotion initiale a progressivement laissé place à une forme de lassitude et d’autocensure.



 Dans de nombreux établissements, enseignants, proviseurs, censeurs et surveillants hésitent à aborder les sujets jugés sensibles : la mémoire de la Shoah, la colonisation et ses apports, la biologie, la sexualité ou encore la morale et l’histoire. Cette autocensure est le résultat d’un climat de peur, entretenu par les menaces et la violence ciblée contre les enseignants, mais aussi par la crainte de représailles de la part d’élèves ou de familles.



Les enseignants témoignent que même lorsque le ministère de l’Éducation nationale impose des hommages ou des cours sur ces sujets, la mise en œuvre est souvent timide et ritualisée, limitée à des minutes de silence ou à des événements symboliques. 


La peur de se retrouver exposé, comme l’ont été Paty et Bernard, conduit à des contournements pédagogiques : éviter certaines références culturelles ou religieuses, omettre certains passages historiques, voire choisir des exemples étrangers pour illustrer des valeurs républicaines, au lieu de traiter directement des questions locales et actuelles.



L’autocensure varie selon les établissements et les matières. Les enseignants en réseau d’éducation prioritaire (REP) sont particulièrement concernés, confrontés à des élèves parfois hostiles ou vindicatifs. Dans certaines classes, des élèves sifflent, huent ou perturbent les cours pour empêcher l’enseignement de sujets jugés sensibles. La situation est aggravée par des attitudes antisémites et des manifestations de racisme, même auprès de jeunes collégiens et lycéens, qui reflètent un dérèglement du lien social et éducatif.


Les professeurs d’histoire et de lettres font état d’une double contrainte : d’une part, respecter la laïcité et transmettre les valeurs républicaines ; d’autre part, éviter tout affrontement direct avec des élèves ou leurs familles. L’absence de protection ressentie par certains enseignants accentue ce phénomène, malgré les dispositifs comme la “protection fonctionnelle”. Le résultat est une mémoire collective fragilisée, où l’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté est limité, déformé ou abandonné face à la peur d’être pris pour cible.




Le recul de la liberté pédagogique a des conséquences profondes sur la formation des citoyens de demain. L’école, censée être un espace de transmission du savoir et de réflexion critique, devient un lieu où l’autocensure et la prudence priment. Les élèves, en particulier ceux issus de l’immigration, peuvent développer une méconnaissance des événements historiques fondamentaux, qu’il s’agisse de la Shoah, de la colonisation ou des valeurs de la République. Ce déficit nourrit un climat de fracture culturelle et identitaire, où l’éducation ne parvient plus à jouer pleinement son rôle de médiatrice entre le passé et le présent.


La situation touche aussi la laïcité et la cohésion sociale. Les enseignants évitent certains contenus pour ne pas provoquer de tensions, ce qui contribue à un affaiblissement silencieux de la transmission des valeurs républicaines. L’école publique, censée garantir l’égalité et le vivre-ensemble, voit son rôle érodé par la peur et les pressions externes, renforçant parfois le recours au privé ou à des établissements sélectifs pour garantir un cadre éducatif plus stable.






Cette situation interroge la société dans son ensemble. La peur des enseignants et l’autocensure ne sont pas seulement des problèmes scolaires : elles traduisent un affaiblissement de la culture civique et de la mémoire historique, qui sont essentielles à la démocratie. Les gouvernements et institutions doivent garantir la sécurité, la formation et le soutien des enseignants, mais aussi réaffirmer l’importance de transmettre une histoire complète, même si elle est sensible ou clivante.


L’école est le lieu où se jouent la mémoire collective, le respect des valeurs et la formation citoyenne. Les assassinats de Paty et Bernard rappellent que l’éducation n’est pas neutre et qu’elle peut devenir un champ de tension. Mais la réponse ne peut être l’autocensure. Il est impératif de créer un environnement où les enseignants peuvent traiter les sujets essentiels de manière informée, sécurisée et respectueuse, afin de garantir que la mémoire de la Shoah, de la colonisation et des grands moments de l’histoire ne s’efface pas.



Cinq ans après ces tragédies, l’école française est confrontée à un paradoxe : la nécessité de transmettre une mémoire vivante et critique, face à la peur et à la violence. 


L’autocensure et les contournements témoignent d’un malaise profond, mais soulignent aussi la résilience de nombreux enseignants qui continuent à défendre la laïcité et l’enseignement des valeurs républicaines. 


Redonner confiance aux enseignants, protéger la liberté pédagogique et réaffirmer la mémoire historique sont des impératifs pour que l’école reste un lieu de savoir, de citoyenneté et de justice sociale.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                                                          les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


1 commentaire:

  1. Les frères D’enfer musulmans et terrorists en France doivent jubiler avec cet article. Pourquoi pas les exposer et les nommer ceux qui sont connus? Ainsi que ceux aux government qui permettent. Il faudrait qu un nouveau Trump se fasse connaître et prenne les reines au lieu de cet incapable de Macron. La France aux armes…

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