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samedi 18 octobre 2025

Vers la fin de l'AFP : L'Agence France Presse. JBCH N° 526

La situation financière et éditoriale actuelle de l’Agence France-Presse (AFP), est réelle, l’État français et notamment au Quai d’Orsay vont-ils perdre leur outil de propagande ? 


Outil qui n'a pas été sérieux dans la couverture du conflit à Gaza, surtout en relayant les mensonges du Hamas et en couvrant l'UNWRA, les prétendus délégués de l'ONU et les journalistes-soldats armés de l'enclave.


L'agence a perdu des relais, des clients et du chiffre d'affaire.


L’AFP, institution historique du journalisme français fondée en 1944, vit aujourd’hui une crise de modèle sans précédent.

Entre désendettement forcé, réduction d’effectifs (jusqu’à 70 postes supprimés d’ici 2026) et recours massif aux aides publiques, elle se trouve dans une situation de dépendance financière qui compromet inévitablement son indépendance éditoriale.


Le contrat d’objectifs et de moyens (COM) 2024-2028, signé avec l’État, prévoit 149 millions d’euros de subventions annuelles et une remise à zéro de la dette d’ici 2028. L’agence doit générer 9 millions d’euros d’économies, tout en absorbant la hausse des coûts liés à la couverture de plusieurs conflits simultanés (Ukraine, Gaza, Afrique de l’Ouest).




Mais cette situation place l’AFP dans une contradiction structurelle : elle est censée incarner la neutralité journalistique, alors même qu’elle dépend financièrement d’un État dont la diplomatie — en particulier celle du Quai d’Orsay — adopte une ligne souvent ambiguë, voire critique à l’égard d’Israël.


En clair, l’AFP, tout en se présentant comme un « rempart contre la désinformation », ne peut se couper de la ligne diplomatique française, qui depuis plusieurs années prône un équilibre artificiel entre Israël et ses agresseurs, et minimise la nature terroriste du Hamas. Cette dépendance économique se traduit, dans les faits, par une dépendance narrative.


Le siège régional de l’AFP pour le Moyen-Orient, situé à Nicosie (Chypre), est emblématique de cette dérive. De nombreux correspondants y travaillent à partir de sources palestiniennes quasi exclusives, souvent relayées par des réseaux affiliés au Hamas. Les informations venues de Gaza passent par un filtre imposé par les autorités locales — ce que reconnaissent même d’autres médias occidentaux —, mais l’AFP, au lieu de dénoncer ces contraintes, en a accepté les conditions, pour préserver son accès au terrain.


Résultat : la majorité des dépêches émises depuis Gaza reprennent le récit victimaire du Hamas, occultant les manipulations, les exécutions d’opposants gazaouis, et le rôle de l’UNRWA, cette agence onusienne accusée d’avoir recruté des membres du Hamas et d’avoir caché des tunnels sous ses écoles.






L’AFP, loin de relayer les enquêtes accablantes sur ces collusions, a systématiquement défendu l’UNRWA, prétendant qu’il s’agissait de « cas isolés », malgré les preuves fournies par Israël et corroborées par des inspections indépendantes.


Plus grave encore, les sources visuelles de l’AFP — photos et vidéos — proviennent souvent de collaborateurs locaux non identifiés, dont plusieurs ont été liés au Hamas ou à des groupes islamistes. Or, ces images circulent ensuite dans le monde entier, reprises par les grandes agences internationales et les médias occidentaux, façonnant une perception biaisée du conflit : Israël apparaît comme agresseur, Gaza comme victime. C’est un cas typique de désinformation institutionnelle sous couverture humanitaire.




Cette dépendance à l’État et aux subventions se traduit par une logique de survie : pour conserver son statut d’agence d’intérêt général, l’AFP doit démontrer qu’elle sert la « voix de la France » à l’international.

Or, la voix du Quai d’Orsay, aujourd’hui, est hésitante, frileuse, souvent marquée par une culture tiers-mondiste héritée des années 1970 et par une hostilité larvée envers Israël, perçu comme puissance occidentale coloniale au Proche-Orient.


En se pliant à cette orientation, l’AFP a perdu de vue sa mission première : informer sans idéologie.

Ses dépêches ne sont plus des descriptions neutres, mais des messages diplomatiques masqués : on y lit davantage la prudence d’un ministère que la plume d’un journaliste. Les mots « terroristes du Hamas » deviennent « combattants », les victimes israéliennes sont « mortes », les victimes gazaouies sont « tuées ». La grammaire devient une arme politique.


Le problème n’est donc pas seulement moral, mais structurel : une agence subventionnée par l’État français, qui dépend de la diplomatie pour exister, ne peut pas traiter Israël avec équité dès lors que cette diplomatie est biaisée. Ce n’est pas une question d’opinion, mais de logique institutionnelle.




L’AFP traverse aujourd’hui une double crise : financière, parce qu’elle survit sous perfusion publique ; morale et éditoriale, parce qu’elle a cessé d’être indépendante.

Son antenne de Nicosie, censée informer, désinforme par alignement idéologique. Son lien avec le Quai d’Orsay contamine son objectivité. Et son soutien implicite à l’UNRWA et au récit du Hamas mine sa crédibilité internationale.


La conséquence est claire : le monde entier reçoit une image falsifiée du conflit, produite par une agence autrefois respectée, aujourd’hui compromise.

Ce n’est plus du journalisme ; c’est une diplomatie maquillée en dépêche.

Et tant que cette confusion perdurera, la vérité sur Israël et le terrorisme islamiste restera déformée par les mots d’une France qui doute d’elle-même — et qui, ce faisant, trahit ceux qui combattent pour la liberté.







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