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jeudi 16 octobre 2025

Les Data-Centers, ces monstres énergivores JBCH N°. 515

 Les Data Centers : nouveaux monstres énergétiques de l’ère numérique, se font rares les gros de la data essayent de les acheter à prix d'or.


L'intelligence Artificielle aujourd'hui présente partout necessite de plus en plus de data centers quio consommeront de plus en plus d'énergie ... les ch-iffres sont ahurissants, et on devra les multiplier par 3 ou 5 d'ici 10 ans.


Le rachat d’Aligned Data Centers pour 40 milliards de dollars par un consortium réunissant BlackRock, Microsoft et Nvidia marque un tournant historique. L’opération illustre la stratégie d’intégration verticale des géants de la tech et de la finance, qui cherchent à contrôler directement leurs infrastructures énergivores



Dans un monde où l’intelligence artificielle et le stockage massif de données explosent, l’enjeu des data centers devient central : il s’agit à la fois d’un défi économique, stratégique, mais aussi environnemental majeur.




En 2023, les data centers ont consommé 176 térawattheures (TWh) d’électricité aux États-Unis, soit 4,4 % de la consommation totale du pays. À ce rythme, cette part pourrait grimper à 14 % d’ici 2030, une proportion vertigineuse pour une industrie numérique qui se veut « immatérielle ».

La situation est d’autant plus préoccupante que près de 40 % de cette énergie est absorbée par les seuls systèmes de refroidissement, indispensables pour maintenir les serveurs à température optimale. La chaleur, véritable talon d’Achille de la révolution numérique, est devenue la frontière énergétique du XXIᵉ siècle.

Traditionnellement, les data centers utilisent de l’air ou de l’eau refroidie artificiellement. Ces procédés nécessitent des températures de l’ordre de 6 à 7°C, impliquant d’énormes dépenses énergétiques. Le paradoxe est frappant : pour faire fonctionner des machines virtuelles, il faut des infrastructures physiques aussi coûteuses qu’un complexe industriel.


Cette dépendance au refroidissement artificiel rend l’équation écologique intenable. Les régions à climat chaud — comme la Californie, Dubaï ou Singapour — doivent importer ou recycler des quantités d’eau considérables. Dans un contexte de raréfaction hydrique mondiale, cette pratique devient socialement et politiquement insoutenable.






Face à cette impasse, une idée audacieuse émerge : immerger les data centers en mer.

L’eau de mer, naturellement froide et abondante, constitue un réservoir thermique idéal pour le refroidissement passif des serveurs.

L’expérience pionnière du projet Natick de Microsoft, lancé en 2018 au large des Orcades (Écosse), a montré que les installations sous-marines pouvaient fonctionner de manière autonome, stable et sans incident pendant plusieurs années.



Les résultats sont impressionnants : une réduction significative de la consommation énergétique, une fiabilité accrue (moins d’humidité, pas de poussière, peu de maintenance), et une empreinte carbone divisée par deux par rapport à un data center terrestre.

De plus, en utilisant une température d’eau de refroidissement entre 18 et 20°C, ces systèmes maintiennent des performances informatiques optimales tout en limitant le gaspillage énergétique.


Le plus grand data center de France en seine St Denis


L’implantation de data centers en mer ouvre de nouvelles perspectives économiques et écologiques :

  1. Réduction énergétique massive : L’eau de mer remplace les climatiseurs géants, allégeant la facture énergétique mondiale.

  2. Baisse des émissions de CO₂ : Moins d’électricité consommée signifie moins de production thermique ou fossile.

  3. Préservation des sols : Les zones urbaines et rurales sont libérées de ces bâtiments massifs, bruyants et polluants.

  4. Synergie avec les énergies renouvelables : Des parcs de panneaux solaires flottants et d’éoliennes offshore peuvent alimenter directement ces infrastructures.

  5. Sécurité accrue : Les installations sous-marines sont naturellement protégées contre les incendies, les intrusions et les aléas climatiques terrestres.




Le projet de rachat d’Aligned Data Centers illustre cette convergence. Les géants de la tech — Microsoft, Nvidia, BlackRock — n’investissent plus seulement dans les puces ou le cloud, mais dans les infrastructures physiques du numérique durable.

L’avenir de l’intelligence artificielle dépendra de la capacité à alimenter, refroidir et sécuriser les données sans aggraver la crise climatique.

Construire des data centers flottants ou immergés pourrait devenir l’un des grands chantiers du futur, à la croisée de l’ingénierie maritime, de la finance verte et de la gouvernance numérique.

Projet de Google en mer

Les Data Centers marins ne sont pas une utopie technologique. Ils incarnent la nécessité d’une révolution écologique de l’infrastructure numérique.

Comme l’électricité, l’eau devient la nouvelle ressource critique de la société de l’information.

Construire ces “monstres énergivores” au large, dans des zones froides et autonomes, c’est offrir une respiration à la planète, tout en préparant une nouvelle ère : celle d’un numérique sobre, circulaire et océanique.


L’ère des “clouds bleus” commence — un nuage qui flotte au-dessus… mais aussi sous la surface de la Terre.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                                                          les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


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