Le Figaro Magazine a édité hier un article signé Carl Meeus, intitulé : « La place d’un Juif n’est plus en France » : face à la montée de l’antisémitisme, ces jeunes Français choisissent Israël ... J ai été interpellé par ce titre ..; est-ce vrai, analyse :
Depuis le 7 octobre 2023, un basculement profond s’est produit dans la conscience juive française. Les attentats commis par le Hamas, suivis d’une explosion d’actes antisémites en Europe, ont ravivé un sentiment d’insécurité que beaucoup croyaient enfoui.
La France, qui fut longtemps un modèle d’intégration républicaine, voit aujourd’hui nombre de ses jeunes juifs douter de son attachement à leur sécurité. Les slogans anti-israéliens tolérés dans certaines manifestations, le relativisme de la classe politique et la diplomatie ambiguë de l’Élysée nourrissent ce malaise.
L’article de Carl Meeus met des visages sur cette réalité. Sacha, David, Shany — trois jeunes Français de 19 à 21 ans — incarnent une génération en rupture silencieuse avec la France. Ils ne fuient pas par peur, mais par conviction. Ils ne partent pas en exil, mais vers un horizon qu’ils estiment plus cohérent avec leur identité. Ce ne sont pas des déracinés : ce sont des jeunes Européens lucides, qui voient un pays qu’ils aiment s’éloigner d’eux.
« Je me sens moins en sécurité ici, à Paris, que là-bas », confie Sacha, avant de s’envoler pour Tel-Aviv. Dans cette phrase résonne tout le paradoxe de la situation : Israël, malgré ses guerres, lui apparaît plus sûr que la France en paix. Ce basculement psychologique est inédit.
Il traduit non seulement la montée de l’antisémitisme dans les rues, mais aussi la perte de confiance envers les institutions françaises — État, médias, universités — qui semblent parfois minimiser la peur des Juifs.
Les mots du président Macron, mettant sur un pied d’égalité les otages israéliens et les prisonniers palestiniens, ont marqué une ligne rouge morale pour beaucoup. Ce « lâchage », selon l’expression courante dans la communauté, a fissuré un lien affectif déjà fragile. La France paraît hésitante, empêtrée dans ses crises économiques et politiques, et incapable de défendre avec constance ses citoyens juifs, pourtant partie intégrante de son histoire.
Face à ce désenchantement, Israël apparaît comme un pays de renaissance. Les jeunes du programme Mahal, décrit dans l’article, symbolisent cette fierté retrouvée. Ce dispositif accueille les volontaires juifs de la diaspora de moins de 24 ans désireux de servir Israël.
Leur motivation dépasse le simple devoir civique et faire l'armée là bas, représente un acte d’appartenance, une volonté d’intégration pleine et entière dans une société perçue comme forte, unie et juste.
Pour ces jeunes Français, Israël n’est pas seulement un refuge : c’est un modèle. Un pays en paix relative, au lendemain de la libération des otages, dont l’économie reste parmi les plus dynamiques du monde occidental. L’innovation technologique, la cohésion nationale, le service militaire partagé entre hommes et femmes, offrent une image de dignité et de force qui contraste avec la désillusion française. Là où la France semble douter d’elle-même, Israël avance avec certitude.
Beaucoup de ces jeunes espèrent, à terme, y construire leur vie : travailler dans la high-tech, fonder une famille, participer à l’édification d’un pays qu’ils considèrent désormais comme le leur. En choisissant l’armée, ils veulent s’intégrer plus vite, partager les risques et les valeurs du peuple israélien. C’est un engagement de cœur et de raison.
Le phénomène dépasse la simple réaction émotionnelle : il révèle une transformation silencieuse du rapport entre la France et sa jeunesse juive. Celle-ci, autrefois viscéralement attachée à la République, regarde désormais vers Jérusalem avec admiration et confiance. Si la France continue à douter d’Israël, beaucoup de ses enfants cesseront, peu à peu, de croire en elle.
Cette migration idéologique et identitaire n’est pas un rejet de la France, mais le constat d’un éloignement. Les jeunes juifs français, longtemps parmi les plus fervents défenseurs de l’idéal républicain, se sentent trahis par un pays qui hésite à nommer le mal et à protéger les siens. Israël, fort, stable et économiquement rayonnant, leur tend la main.
Leur départ sonne comme un avertissement : si la France continue à confondre neutralité et abandon, elle risque de perdre une part de son âme, celle de ses enfants qui l’aimaient tant. Et n'oubliez pas ce que me disait ma grand-mère : Après le Samedi ... c'est le Dimanche! .
Alors sonnons ce signal d'alarme, car notre République est au bord de la rupture, et les extrêmes risquent de s'emparer du pouvoir ... et pour longtemps.
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