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jeudi 16 octobre 2025

Generation "Z". JBCH N° 512

Il faut connaître et comprendre : Aujourd’hui chez les jeunes de la génération Z, est une catégorie d'âge de personnes entre 15 et 30 ans et qui se posent des questions importantes. 


Que ce soit au Népal, au Maroc, à Madagascar et en Europe, on va essayer de soulever les raisons profondes de ce mouvement mondial.


Ce mouvement peut se révéler très puissant et pourrait faire basculer notre monde






Les révoltes qui secouent plusieurs continents — du Népal au Maroc, de Madagascar à l’Europe — ne sont pas des événements isolés. Elles traduisent un phénomène nouveau : l’entrée en scène politique de la génération Z, celle des jeunes nés entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Cette génération, façonnée par le numérique, la précarité économique et l’urgence climatique, s’exprime désormais dans la rue avec des codes culturels mondialisés, mais des revendications locales.


Le texte montre que les symboles de cette révolte ne viennent plus des partis ou des syndicats, mais de la culture populaire mondiale. Ainsi, des manifestants brandissent le drapeau du héros de manga One Piece, Monkey D. Luffy — un pirate idéaliste qui combat un “gouvernement mondial corrompu et tyrannique”. Ce symbole anime la jeunesse de Katmandou à Casablanca, de Tananarive à Lima, et même en Europe. Cette génération s’identifie à un imaginaire commun de liberté, d’indépendance et de défi à l’autorité.


Au Népal, la jeunesse s’est soulevée contre les coupures d’électricité, la mauvaise gouvernance et la corruption endémique. Le Parlement lui-même a été incendié, image choc d’un ras-le-bol généralisé face à une classe politique jugée impuissante et vieillissante.

Ces manifestations font écho aux mouvements récents au Sri Lanka (2022) ou au Bangladesh (2024), où les jeunes ont renversé ou fragilisé des régimes accusés de népotisme et d’enrichissement personnel.

Ce n’est pas seulement la pauvreté qui pousse ces jeunes à agir, mais le sentiment d’injustice : ils voient une élite accumuler les privilèges tandis que les promesses de modernisation et de justice sociale ne se réalisent jamais.





Au Maroc, la tension grandit depuis que le pays a massivement investi dans les infrastructures du Mondial 2030. Les jeunes reprochent au gouvernement de dépenser des milliards pour des stades et des autoroutes, alors que les prix explosent, le chômage des diplômés s’aggrave, et les services publics — notamment la santé et l’éducation — restent insuffisants.

Cette génération connectée compare sa vie à celle d’autres pays, voit l’écart se creuser, et ne croit plus aux discours officiels. Les réseaux sociaux sont devenus pour elle un instrument de mobilisation et de dérision politique.

Comme ailleurs, les jeunes Marocains adoptent des symboles transnationaux (comme le drapeau de One Piece) pour exprimer leur refus de la corruption, de l’autoritarisme et de la communication mensongère.


À Madagascar, les protestations sont alimentées par des coupures d’eau et d’électricité à répétition, une inflation galopante, et la perception d’un État indifférent aux souffrances du peuple.

Les jeunes Malgaches, souvent diplômés mais sans emploi stable, dénoncent un système politique figé et clientéliste. Leur mobilisation s’inscrit dans une logique de désobéissance pacifique, souvent spontanée et sans leader, mais soutenue par les symboles de la solidarité générationnelle mondiale.

Ces révoltes rappellent que la jeunesse du Sud global ne veut plus seulement “survivre”, mais vivre dignement, dans des sociétés plus justes et plus transparentes. Le Président Malgache s'est enfuit, l'armée tente de prendre le pouvoir.






En Europe, la génération Z ne brûle pas les parlements, mais elle manifeste un retrait politique profond. La confiance envers les institutions s’effondre, les partis traditionnels ne séduisent plus, et beaucoup de jeunes oscillent entre écologie radicale, abstention ou mobilisation numérique.

Les thèmes sont différents — crise du logement, climat, coût de la vie — mais la logique est la même : une désillusion face à la promesse démocratique. La jeunesse européenne voit elle aussi une fracture entre le discours officiel (“croissance verte”, “solidarité européenne”) et une réalité marquée par la précarité et la peur de l’avenir.

La culture numérique (mèmes, séries, mangas, musique coréenne) devient un langage commun de révolte et d’identité, remplaçant les anciens slogans idéologiques.



Ce qui frappe dans ces mobilisations, c’est leur absence de leadership traditionnel. Pas de parti, pas de chef charismatique : la génération Z agit en réseau, dans une horizontalité totale.

On retrouve un phénomène de “contagion symbolique”, semblable à l’“Alliance du thé au lait” (Milk Tea Alliance) née en Asie entre la Thaïlande, Taïwan, Hong Kong et la Birmanie. Chaque pays a sa boisson, sa langue, ses revendications, mais tous partagent le même combat : résister à l’autoritarisme, au mensonge et à la corruption.


Cette mondialisation des luttes s’exprime à travers des emblèmes culturels plutôt que politiques : un drapeau d’anime, un salut de film (Hunger Games), une chanson virale. Ces signes, incompris par les autorités, deviennent des armes d’unité et d’humour face à la peur et à la répression.



Du Népal à l’Europe, la génération Z n’est pas apathique ni obsédée par les écrans, comme on la caricature parfois : elle est lucide, exigeante et interconnectée.


Elle proteste non pas “pour le plaisir”, mais parce qu’elle refuse un monde où la communication officielle contredit la réalité vécue, où les promesses d’égalité et de progrès se heurtent à la corruption, la précarité et l’indifférence écologique.


Cette jeunesse mondiale est en train de réinventer la contestation : sans chefs, sans partis, mais avec une culture partagée, des symboles communs et une rage tranquille.


En somme, c’est une révolution générationnelle de la sincérité, née d’un constat simple : “le monde des adultes ne fonctionne plus comme il le dit”.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                                                          les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


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