Après la base de Socotra la nouvelle base de Zuqar et son articulation avec la base sur l'île de Socotra , les satelittes ont découvert un nouveau chantier sur l'Ile de Suqar appartenant aux forces loyalistes du Yemen, qui luttent contre les rebelles Houtis.
L'île Zuqar est une île du sud de la mer Rouge, située entre le Yémen et l'Érythrée près du détroit de Bab El Mandeb, Observatoire idéal pour contrôler le trafic maritime, obstrué par l'Iran qui soutient et arma les Houtis.
La construction d’une piste d’atterrissage sur l’île volcanique de Zuqar, au large du Yémen, s’inscrit dans une logique géostratégique déjà bien amorcée avec la militarisation de l’île de Socotra, plus au sud. Ces îlots, situés à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, l’un des passages maritimes les plus vitaux du monde constituent des points de contrôle essentiels pour les routes énergétiques reliant le golfe Persique, l’Europe et la Méditerranée via le canal de Suez, il est vital pour l'économie égyptienne.
La présence militaire à Socotra est largement attribuée à une coopération entre les Émirats arabes unis, Israël et leurs alliés occidentaux, avec une influence croissante israélienne depuis les accords d’Abraham.
L’île sert déjà de base logistique et de station d’écoute avancée, capable de surveiller le trafic maritime et les activités iraniennes dans la région. La nouvelle piste de Zuqar, plus proche encore des côtes houthis du Yémen, semble compléter ce dispositif.
Cette extension pourrait bénéficier conjointement à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, à Israël et aux États-Unis, qui partagent un intérêt commun : contenir l’expansion régionale de l’Iran et de ses alliés, notamment les Houthis, tout en assurant la sécurité des voies maritimes par où transite près de 10 % du commerce mondial.
Sur le plan politique, cette initiative risque toutefois de gêner les autorités internationales et les grandes puissances maritimes, car elle renforce une logique de fragmentation du territoire yéménite.
De plus, la multiplication de bases étrangères dans la région accroît les risques d’escalade, dans une zone déjà instable où s’entrecroisent les ambitions saoudiennes, émiriennes et iraniennes, mais aussi chinoises, indiennes, françaises, anglaises et turques.
Ainsi, la base de Zuqar n’est pas un simple projet militaire : elle s’inscrit dans une guerre d’influence globale sur la mer Rouge, dont les équilibres futurs pourraient déterminer non seulement la sécurité énergétique mondiale, mais aussi la recomposition du pouvoir au Moyen-Orient.
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