J'ai connu Revolut il y a plus de dix ans, puisque les cartes de banque françaises taxaient de 3 à 4 % les transactions, hors de l'Union Européenne ... mais pas Revolut , cette carte de débit était gratuite.
Je continue toujours à me servir ce cette carte comme porte monnaie, par sécurité pour des achats en ligne, et pour les cadeaux d'anniversaire, ou les remboursements personnels immédiats d'achats effectués par mes enfants ou mes avis
Depuis dix ans je demande à mes amis de prendre cette carte. Un seul de mes amis a été refractaire , il l'est toujours. Revolut, c'est l’irrésistible ascension d’une fintech devenue géante mondiale
En à peine dix ans, Revolut s’est imposée comme l’une des plus impressionnantes success stories de la finance mondiale. Née à Londres en 2014 de l’initiative de Nikolay Storonsky, ancien trader chez Credit Suisse, et de Vlad Yatsenko, ingénieur en systèmes de paiement, la jeune pousse britannique n’était au départ qu’une application mobile permettant d’éviter les frais de change à l’étranger.
Dix ans plus tard, elle revendique plus de 65 millions de clients dans 70 pays, et une valorisation de 45 milliards de dollars, la plaçant au sommet des fintechs européennes.
Des débuts modestes à la conquête planétaire : Le pari initial de Revolut repose sur une idée simple : rendre les services financiers instantanés, transparents et sans frontières. En supprimant les frais de change et en proposant des paiements multidevises à partir d’une carte unique, la fintech séduit très vite les grands voyageurs, les étudiants et les indépendants.
Entre 2015 et 2020, elle attire 10 millions d’utilisateurs en partant de rien — un rythme de croissance inédit dans l’histoire bancaire.
Mais la véritable révolution survient avec la diversification de ses services : trading d’actions et de cryptomonnaies, comptes enfants, outils de gestion de budget, produits d’épargne, assurances et bientôt crédits à la consommation. Revolut devient une super-app financière, concentrant dans une interface intuitive toutes les fonctions d’une banque, d’un courtier et d’un gestionnaire de patrimoine.
L’entreprise se distingue aussi par son modèle sans agence, 100 % numérique, et sa stratégie d’expansion mondiale rapide. Dès 2020, Revolut transfère ses clients européens sous une licence bancaire lituanienne, anticipant les effets du Brexit, avant de se lancer à la conquête des États-Unis, du Japon, de l’Australie, du Brésil, de Singapour ou encore de la Suisse.
Une croissance portée par la technologie et la data, Revolut ne se contente pas de reproduire les services bancaires traditionnels : elle les réinvente grâce à la technologie.
L’intelligence artificielle optimise les processus de sécurité et de crédit, les transactions sont instantanées, les virements internationaux quasi gratuits, et l’expérience utilisateur pensée comme celle d’un réseau social.
Son modèle repose sur la puissance de la donnée : chaque transaction, chaque dépense, chaque profil utilisateur nourrit un système capable d’affiner les offres et de réduire les coûts. Ce levier technologique explique la rentabilité fulgurante du groupe : en 2023, Revolut affiche un bénéfice net de 395 millions d’euros, porté à 1,4 milliard de dollars de bénéfice avant impôts en 2024.
Le défi de devenir une vraie banque, Pourtant, le dernier obstacle reste de taille : obtenir partout le statut de banque à part entière. Revolut possède déjà une licence bancaire en Lituanie, ce qui lui permet d’opérer dans toute l’Union européenne. En 2024, elle a enfin obtenu sa licence bancaire au Royaume-Uni, après cinq ans d’attente et d’interrogations du régulateur britannique sur ses procédures de contrôle des risques et de conformité.
Cette reconnaissance change tout : elle permet à Revolut de recevoir des dépôts, accorder des crédits et garantir les fonds de ses clients. Le groupe prépare ainsi le lancement de ses premières offres de crédit en France, en Irlande et en Lituanie, avec des promesses d’octroi 100 % numérique en moins de 24 heures, dopées à l’intelligence artificielle.
Mais cette évolution impose aussi un changement de culture. Pour convaincre les régulateurs, Revolut s’entoure désormais de figures du secteur bancaire traditionnel : Béatrice Cossa-Dumurgier, ex-BNP Paribas, dirige la filiale France ; Frédéric Oudéa, ancien patron de Société Générale, préside le conseil d’administration. Un signal fort envoyé au monde financier : Revolut veut devenir une banque régulée, prudente, et non plus seulement une fintech audacieuse.
Un modèle qui bouscule la finance mondiale qui avec 6 000 employés et une présence dans plus de 35 pays, Revolut symbolise le nouveau visage de la finance mondiale : mobile, décentralisée et transnationale.
Son application « One app, all things money » traduit une philosophie simple : centraliser tout ce qui touche à l’argent — paiements, placements, crédits, devises, assurances — dans un seul écosystème.
Les chiffres donnent le vertige : plus de 4 milliards de dollars de revenus en 2024, 11,5 milliards d’euros d’investissements prévus sur cinq ans, et un objectif affiché de 100 millions de clients d’ici 2027. En France, le pays où sa croissance est la plus forte, Revolut compte déjà plus de 5 millions d’utilisateurs et a fait de Paris son siège pour l’Europe de l’Ouest, après un investissement de plus d’un milliard de dollars.
De la start-up à la banque du futur, Revolut n’est plus une start-up. C’est désormais une puissance financière mondiale capable de rivaliser avec les banques historiques. Sa force réside dans son agilité, sa capacité d’innovation et son sens du timing : elle a su profiter du Brexit, de la digitalisation accélérée par la pandémie et du désamour du public envers les banques traditionnelles.
Loin de se limiter à une simple carte sans frais, Revolut est devenue une banque universelle du XXIe siècle, pilotée depuis un smartphone. Mais son défi ultime reste à venir : prouver qu’une banque née de la technologie peut aussi maîtriser la rigueur du crédit, la gestion du risque et la confiance des régulateurs.
Si elle y parvient, Revolut pourrait bien devenir la première “big bank” mondiale née d’une application mobile — symbole d’un monde où l’argent circule aussi librement que les données. J'ai été un des premiers utilisateur, et je n'ai jamais eu le moindre problème.
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