Le rêve du taxi volant devient réalité : : l’ère du Xpeng AeroHT, entre utopie technologique et révolution de la mobilité
Annoncé pour 2026, et confirmé dans le Figaro de ce jour posé sur "JBCH Presse" , (le Xpeng AeroHT marque une étape décisive dans la course mondiale au véhicule volant.
Ce projet futuriste, développé par la marque chinoise Xpeng, n’est pas un simple concept-car destiné aux salons. il est pensé comme un véhicule de série, prêt à être commercialisé dès le début de 2026 sur le marché chinois. Ce “porte-avion terrestre”, comme le surnomme le constructeur, combine un SUV à six roues et un drone autonome à décollage vertical, formant un ensemble hybride entre automobile et aéronef.
L’AeroHT n’est pas un gadget : il bénéficie de la technologie 800 volts, la plus avancée du moment, qui assure des recharges rapides et une efficacité énergétique inédite. Il dispose également d’un moteur thermique d’extension d’autonomie, portant la distance parcourable à près de 1 000 kilomètres. Mais le véritable atout de cet engin réside dans son drone embarqué, capable de décoller et d’atterrir verticalement, et de voler de manière entièrement autonome.
La certification de navigabilité accordée par l’Administration de l’aviation civile de Chine marque une première mondiale : c’est la première autorisation officielle d’un véhicule volant civil combiné à une automobile. Xpeng prévoit déjà la construction d’un site industriel dédié, capable de produire plus de 10 000 unités par an, signe d’une volonté industrielle et non expérimentale.
Alors que Tesla, Airbus et plusieurs start-ups américaines ou européennes explorent les taxis volants via des prototypes urbains (Volocopter, Archer, Joby Aviation), la Chine, avec Xpeng, prend une longueur d’avance. Le pays ne se contente pas d’innover : il structure un écosystème légal et industriel autour de cette mobilité du futur. Ce lancement s’inscrit dans une stratégie nationale visant à redéfinir la mobilité premium et à faire rayonner la technologie chinoise bien au-delà de ses frontières.
En France, où Xpeng vient tout juste d’arriver avec ses SUV électriques G6 et bientôt G9, ce projet illustre le saut qualitatif de l’industrie automobile chinoise. Loin des clichés des années 2000, la Chine n’imite plus, elle devance — en intégrant mobilité terrestre, aérienne et numérique.
Le coût annoncé, 252 000 euros, réserve l’AeroHT à une élite. Mais comme toute innovation de rupture, il ouvre une voie : celle d’un transport individuel intermodal, capable de désengorger les villes et de redéfinir la notion de déplacement. Reste à savoir si les infrastructures, la réglementation et surtout la sécurité aérienne suivront. Les défis de bruit, d’énergie, d’espace aérien partagé et de pilotage autonome demeurent considérables.
Plus qu’un véhicule, le Xpeng AeroHT incarne une mutation culturelle : le passage de la voiture comme objet utilitaire à la mobilité comme expérience totale. En intégrant vol, autonomie, et connectivité, il réalise le rêve de la science-fiction des années 1960. À travers lui, la Chine veut non seulement vendre une voiture, mais aussi un rêve de liberté technologique.
Si tout se déroule selon le calendrier, 2026 pourrait marquer l’entrée effective dans l’ère du taxi volant, celle où le ciel ne sera plus réservé aux avions, mais aux conducteurs du quotidien.
Un symbole de plus que la mobilité du XXIᵉ siècle ne se joue plus sur la route, mais dans les airs.
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