Les méfaits du changement d’heure. C 'est encore une décision de Giscard d'Estaing, le président qui n'a laissé aucune trace ; ni muséee, ni monuments .. mais des annecdotes comme la création de la TVA, les diamants de Bokassa, les avions reniffleurs et le changement d'horaire qui malheureusement perdure.
Ce rituel conçu par des technocrates obtus est devenu anachronique
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025, la France reculera ses horloges d’une heure pour passer à l’heure d’hiver. Si ce rituel permet de « gagner » soixante minutes de sommeil, ses effets négatifs sur la santé, l’économie et l’environnement sont de plus en plus contestés.
Le principal effet du changement d’heure est la désynchronisation de l’horloge interne. Ce léger décalage, équivalent à un mini décalage horaire, dérègle les cycles du sommeil et de la vigilance.
Les médecins du sommeil constatent chaque année une hausse des troubles du rythme circadien : insomnie, fatigue, irritabilité, baisse de concentration, voire risques accrus d’accidents de la route dans les jours qui suivent. Les enfants, les personnes âgées et les travailleurs de nuit sont les plus vulnérables.
L’un des objectifs initiaux du changement d’heure, instauré après le choc pétrolier de 1973, était de réduire la consommation d’électricité en profitant davantage de la lumière naturelle. Mais cet argument ne tient plus. Les appareils électroniques, l’éclairage LED et le chauffage hivernal ont rendu ces économies quasi nulles. Selon l’Ademe, le gain énergétique ne dépasse plus 0,1 % par an, soit une économie dérisoire face aux désagréments provoqués.
Ce décalage biannuel perturbe aussi la synchronisation des activités économiques : transports, systèmes informatiques, chaînes de production ou marchés financiers doivent être ajustés. Dans les secteurs internationaux, les entreprises doivent gérer temporairement des différences d’heure avec des partenaires étrangers n’ayant pas encore changé d’heure, générant erreurs, retards et surcoûts.
Plusieurs études européennes montrent un pic d’accidents cardiovasculaires et de dépressions saisonnières dans les jours suivant le passage à l’heure d’hiver. La réduction précoce de la lumière du jour accentue la fatigue et la baisse de moral, surtout chez les personnes sujettes au trouble affectif saisonnier. En outre, la perte de repères temporels peut aggraver les troubles cognitifs chez les personnes âgées.
L’Union européenne avait envisagé la suppression du double changement d’heure en 2019, après une vaste consultation publique où plus de 80 % des Européens s’étaient prononcés pour sa fin.
Mais les États membres ne se sont pas accordés sur le choix d’une heure permanente été ou hiver. Depuis, le dossier est resté en suspens, malgré des appels réguliers à y mettre fin.
En somme, le changement d’heure, hérité d’un autre temps, provoque aujourd’hui plus de désagréments que de bénéfices. Ses effets sur le sommeil, la santé et l’organisation collective dépassent largement les économies d’énergie minimes qu’il engendre.
Pour beaucoup, il est devenu un symbole d’un système européen incapable d’adapter ses règles à la réalité moderne.
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