Pierre-Étienne Leseute a un CV long comme la cravate du susmentionné. Et quand il évoque son parcours, c’est pour rendre hommage aux chef.fes qui l’ont formé, avec générosité et rigueur : Nicolas Pando au Comptoir canailles, Lucie Boursier-Mougenot chez Petrelle, William Ledeuil et Martin Maumet chez KGB. Plus récemment nommé chef exécutif à la Brigade du Tigre, il ouvrir enfin Les Collonges dans le 18e. Tables dépareillées, fleurs, bougies, jolie lumière, argenterie chinée, bar et miroirs vintage, la première impression est bonne. Et la suite encore meilleure. Une carte courte et de saison, cela va de soi. Et des assiettes où chaque ingrédient trouve sa place. Le sashimi de mulet noir, champignon, agrumes, algues, fleurs, baigne dans un bouillon froid délicat. Le mille-euille de courge et coing s’accompagne d’un praliné et d’un condiment relevé. Les cannelloni aubergine-ricotta se rehaussent de feuilles de figuier, de shiso, de radicchio - carrément délicieux. Et le lieu jaune, tout juste nacré, se pare de beurre blanc, brocolis sauvage, herbes, coques, algues. Un feu d’artifice, où les saveurs tiennent leur rôle. Merveilleux dessert au raisin fregola, “un bonbon”, qui associe muesli, compotée, salade fraîche (de raisins), siphon mascarpone et une touche d’estragon. Et Les Collonges, alors ? Un hasard prémonitoire : c’est le nom que portait l’établissement, presque centenaire, en 1997, année de naissance de Pierre-Étienne. P.-É. nous annonce qu’il élabore un nouveau dessert, un millefeuille, et mettra prochainement à la carte une volaille pochée, sauce montée au foie blond. Ben, c’est déjà réservé. |
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