Rechercher dans ce blog

lundi 13 octobre 2025

Macron, Pétain, Faurisson ... les Juifs et notre République JBCH N° 498


Macron, la mémoire troublée : calculs internationaux  et perte de crédibilité ? 


Le Président des français qui n'a plus que 14% de taux de popularité pense à l'après ... Non pas à l'après Gaza mais à l'après France ... 


Il rechercherait le poste de Secrétaire général de l'ONU, d'où ses gesticulations sur le plan International, il veut en plus réformer le Conseil de Sécurité afin de redistribuer les cartes avec les pays du"Sud Global" ... La partie n'est pas gagnée ...


Il risquerait donc, comme d'habitude de déstabiliser notre pauvre monde ! ... On n'en n'a pas fini avec lui.


L’hommage d’Emmanuel Macron à Robert Badinter, en octobre 2025, devait être un moment d’unité nationale, une célébration républicaine de la justice, de la dignité et du courage moral. 



Mais en prononçant le nom de Robert Faurisson, le plus célèbre négationniste français dans un tel cadre, fût-ce pour rappeler le combat de Badinter contre la haine et le mensonge, le président a, une fois encore, laissé planer le doute sur sa compréhension des symboles. 



Cette mention, qu’il présente comme pédagogique, sonne comme une dissonance, une provocation involontaire, mais significative : elle révèle la confusion d’un pouvoir qui ne mesure plus la portée de ses mots.

Ce n’est pas la première fois que Macron trébuche sur la mémoire nationale. En 2018, il avait jugé “légitime” d’honorer Pétain pour son rôle de chef militaire de 14-18, avant de se rétracter sous la pression.


Ce n’était pas un “hommage à Vichy”, disait-il, mais le mal était fait : on ne “sépare” pas le soldat du traître, le héros du collaborateur. Ce genre de nuance, intellectuellement élégante mais politiquement catastrophique, traduit une constante macronienne : celle d’un président qui veut parler “au-dessus des clivages” mais finit par perdre la signification même des valeurs qu’il prétend incarner.

Ces gestes, ces lapsus symboliques ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une posture plus générale, celle d’un pouvoir qui croit pouvoir “gérer” la mémoire comme on gère un portefeuille politique : un peu pour la gauche, un peu pour la droite, un mot pour les laïques, un clin d’œil pour les croyants. 


Mais la mémoire nationale ne supporte pas le flou. Elle exige de la clarté. En matière d’histoire, l’ambiguïté devient faute morale.


Depuis son arrivée à l’Élysée, Macron prétend défendre une laïcité “d’équilibre” ni offensive ni complaisante. En réalité, il en a fait une notion flottante, selon les circonstances et les publics. 



Il parle de la “grandeur de la loi de 1905”, mais n’a cessé d’en infléchir dès 2017  l’esprit en multipliant les dialogues sélectifs avec les cultes, en prônant une “reconnaissance” de la religion dans l’espace public, et en renonçant à la neutralité stricte de l’État.


Ce “en même temps” permanent, entre le respect du spirituel et la peur du communautarisme, a vidé la laïcité de sa substance. Et au moment où la société française aurait besoin d’un cap clair, face aux crispations identitaires, à la montée de l’islamisme, et à la résurgence de l’antisémitisme, Macron s’est enfermé dans une posture administrative, sans souffle, sans conviction à la limite du déshonneur.



Le 12 novembre 2023, quand la France marchait pour la République et contre l’antisémitisme, Emmanuel Macron n’était pas là. Pas même quelques minutes, pas même un geste discret. Il a préféré “s’exprimer par écrit”, au nom de la neutralité de sa fonction, influencé par un homme qui se veut humoriste des quartiers, Yassine Belattar. Or c’était précisément le moment où la République devait marcher, physiquement, visiblement, avec ses citoyens juifs.


Mitterand, Chirac, Sarkozy et Hollande l'on fait ... pas Macron ! ... Son absence a résonné comme une abdication morale. Elle a été ressentie comme un désengagement, voire comme une peur de froisser une partie de l’opinion , celle des banlieues, celle qui, depuis le déclenchement du conflit Israël-Hamas, a sombré dans la confusion entre soutien aux arabes de Palestine et haine des Juifs.



Pendant que les tags antisémites se multipliaient, que des enfants juifs étaient insultés dans les écoles, que des synagogues devaient être placées sous protection, le chef de l’État a multiplié les appels à la “retenue des deux côtés”, comme s’il y avait deux légitimités égales entre le bourreau et la victime. 


Il a placé sur un pied d’égalité les otages israéliens et les terroristes, comme si le droit international n’avait plus de sens. En voulant ménager tout le monde, il a fini par trahir la seule position acceptable : celle de la vérité.


Cette dérive n’est pas qu’un problème de communication. Elle trahit une incapacité profonde à comprendre ce que représente la mémoire pour un pays comme la France : un ciment moral, pas un outil de gouvernance.


Macron se voulait le président du “rassemblement”, mais il en est devenu le contraire : celui des maladresses cumulées, des gestes mal compris, des discours qui se contredisent, des silences qui blessent. À force de tout vouloir équilibrer Vichy et Résistance, foi et laïcité, Israël et Hamas, il a perdu le centre de gravité moral du pays.



La mention de Faurisson au Panthéon cette semaine est un des derniers symptômes de cette dégradation : elle prouve que la présidence ne maîtrise plus la charge symbolique de ses actes. En évoquant un négationniste dans le Temple des Lumières, même pour le condamner, Macron a rappelé malgré lui la fragilité de notre rapport à l’histoire et à la vérité.


La France aime se voir comme le pays des Droits de l’homme. Mais à force de maladresse, de faux pas et de calculs, elle donne aujourd’hui l’image d’une République hésitante, incapable de défendre clairement ses principes.



Tout seul, il a reconnu un nouvel état pour une nouvel état en palestine mandataire, (Il y a déjà la Jordanie), tout seul, il a invité Mahmoud Abbas à Charm El Cheikh pour essayer de l'imposer pour diriger l'enclave de gaza. Tout seul il va rentrer dans le mur ... 


Le président qui voulait incarner la dignité républicaine en est devenu le principal fossoyeur symbolique : trop habile pour être sincère, trop technicien pour être humain, trop prudent pour être courageux.


Le malaise est profond, et il ne s’agit plus d’un simple déficit de communication. C’est une perte de crédibilité morale, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et dans un monde où la parole d’un chef d’État vaut autant que ses actes, cette perte-là est peut-être la plus grave.


Son objectif, celui de l'après, celui de rejoindre la direction d'instances Internationales, échouera, car le monde n'aime pas les hommes politiques instables et non fiables. 



Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                  les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire