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mercredi 20 août 2025

Dans les secrets de la RATP ... (FR) JBCH N° 264

La RATP ne remplit pas ses obligations légales, seule la ligne 14 correspond aux injonctions de la Loi de 2015, les handicapés sont interdits de Métro, impensable au XXI ème siècle ! J'ai trouvé quelques activités secrètes et pourtant juteuses dans des dossiers caches par son PDG Castex ... C'est juteux ,

...mais la Transparence n'est pas de mise dans cette régie ...

 Peu de Franciliens en ont conscience, mais derrière les couloirs et tunnels du métro se cache l’un des plus grands réseaux de fibre optique d’Île-de-France. Depuis 1997, la RATP exploite près de 170 000 kilomètres de câbles enfouis le long de ses 2 700 km de voies ferrées. Officiellement, cette infrastructure sert d’abord à la signalisation et aux besoins internes de l’opérateur public. Mais elle est aussi devenue une source de revenus grâce à sa filiale, RATP Connect, qui revend de la capacité à des entreprises et opérateurs télécoms.


Cette activité, évaluée à 21 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pourrait sembler marginale. Mais elle inquiète désormais la concurrence. Plusieurs acteurs des télécoms dénoncent une situation de monopole, la RATP étant seule à bénéficier de ses tunnels, armoires techniques et fourreaux. Dans un marché où les besoins en connectivité explosent, et où les infrastructures d’Orange sont saturées en Île-de-France, l’accès à ces galeries souterraines apparaît crucial.


Un opérateur alternatif a récemment saisi l’Arcep, le régulateur des télécoms, afin de contraindre la RATP à proposer une véritable offre de gros. Objectif : permettre à d’autres acteurs d’accéder à ce réseau et de casser les prix d’une fibre aujourd’hui jugée trop chère, notamment sur le segment stratégique de la fibre noire, très demandée par les grandes entreprises.



La question n’est pas nouvelle : dès 2021, un sénateur avait déjà alerté sur l’absence d’ouverture de ces infrastructures par la RATP, Aéroports de Paris ou encore les concessionnaires autoroutiers. La loi prévoit pourtant que ces accès puissent être accordés, sauf en cas de risques pour la sécurité ou le fonctionnement du service public.




En toile de fond, c’est un débat classique qui ressurgit : une entreprise publique doit-elle conserver un monopole sur des activités annexes au transport, au risque d’étouffer la concurrence ? Ou doit-elle jouer la carte de l’ouverture, au bénéfice de l’écosystème numérique français ? 


L’Arcep devrait rendre sa décision dans les prochains mois, mais le dossier illustre déjà une réalité : la RATP, au-delà des métros et bus, est devenue un acteur stratégique de l’économie numérique© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation 



© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation 

Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un  scientifique, ni un historien, ni un professionnel  du journalisme ... 

C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée

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