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samedi 23 août 2025

L'Intelligence artificielle aide l'antisémitisme à essaimer son venin (FR, EN, ES). JBCH N° 281

Ce poison s'infiltre dans toutes les couches de la société, en Europe, aux Etats Unis et même en Australie et Nouvelle Zélande, le Hamas aurait-il réussi son opération déclenchée dès le 8 Octobre 2023, alors qu'Israël et les juifs du monde entier se trouvaient sous le choc d'un massacre de masse, ...



Un récent article du Jerusalem Post publié le 22 août 2025 met en lumière une nouvelle vague d’antisémitisme qui sévit sur les réseaux sociaux, portée par un mouvement intitulé   « Promis il y a 3 000 ans ». 


Identifié par l’ONG CyberWell, ce phénomène illustre comment l’intelligence artificielle (IA) devient un outil redoutable pour propager la haine anti-juive, tout en contournant les mécanismes de modération des plateformes numériques. 



Ce réseau, qui s’appuie sur des stéréotypes antisémites, révèle les défis croissants auxquels sont confrontés les réseaux sociaux face à la montée de contenus haineux, ainsi que les dangers d’une normalisation insidieuse de l’antisémitisme sous couvert d’humour.


Ce mouvement « Promis il y a 3 000 ans » met en scène des personnages juifs stéréotypés, souvent représentés comme avides, malhonnêtes ou délirants, revendiquant des biens ou des lieux au motif qu’ils leur auraient été « promis par Dieu » il y a trois millénaires.


Accompagné de la chanson traditionnelle juive Hava Nagila, ce format se présente comme satirique, mais son intention est claire : ridiculiser et déshumaniser la communauté juive. Selon CyberWell, plus de 100 vidéos adoptant ce format ont été recensées, exploitant des outils d’IA comme Google Veo3 ou Suno pour générer des contenus visuels et sonores qui amplifient les stéréotypes antisémites.




Un exemple frappant est celui de Mohamed Hadid, une personnalité controversée déjà accusée d’antisémitisme. Dans un post adressé à ses 1,5 million d’abonnés, Hadid a partagé une image générée par IA d’un personnage déclarant : « On m’a promis 6 millions de followers sur TikTok il y a 3 000 ans. » 


CyberWell souligne que la référence au chiffre « 6 millions » évoque de manière explicite les six millions de Juifs assassinés pendant l’Holocauste, transformant un génocide en une plaisanterie cruelle. Ce type de contenu, qui utilise l’ironie pour échapper à la modération, illustre une stratégie délibérée pour diffuser la haine tout en se parant d’un vernis humoristique.


Elon Musk



L’IA, un amplificateur de haine

Tal-Or Cohen Montemayor, fondatrice et PDG de CyberWell, alerte sur le rôle de l’IA dans la propagation de ces contenus. « Les outils d’IA rendent de plus en plus difficile la surveillance et le contrôle des contenus nuisibles à grande échelle », explique-t-elle. 


Les algorithmes des réseaux sociaux, conçus pour maximiser l’engagement, amplifient ces mèmes en exploitant l’indignation qu’ils suscitent, contribuant ainsi à des vagues de violence dans le monde réel. L’utilisation de personnages fictifs générés par IA permet aux créateurs de ces contenus d’échapper aux accusations directes, tout en diffusant des messages qui déshumanisent les Juifs.


L’article souligne également un problème systémique : la dépendance des plateformes aux signalements des utilisateurs pour identifier les contenus haineux. Selon Cohen Montemayor, cette approche s’est révélée être un « échec total ». 


Les modérations lentes et réactives ne suffisent plus dans un contexte où l’IA permet de produire rapidement des contenus sophistiqués et viraux. Elle appelle à des mécanismes de réponse plus robustes, comparables à ceux mis en place pour lutter contre la pornographie de vengeance, afin de contrer cette « utilisation créative abusive » de l’IA.


Cette action ne se contente pas de propager des stéréotypes. elle s’inscrit dans une tentative plus large de « weaponiser » la culture et l’humour juifs pour réduire l’identité juive à des caricatures nuisibles. 


En se drapant dans l’ironie, ces contenus risquent de normaliser l’antisémitisme, en le faisant passer pour une forme d’humour acceptable. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant qu’il peut radicaliser les utilisateurs en les exposant à des idéologies haineuses à travers des contenus émotionnellement chargés.


L’article met en garde contre les conséquences d’une inaction des plateformes. Si elles ne parviennent pas à modérer efficacement ces contenus, elles risquent de contribuer à une montée de la violence contre les communautés juives, notamment en Amérique du Nord, où des actes antisémites sont déjà en augmentation. La référence à l’Holocauste dans le mème de Hadid, par exemple, banalise une tragédie historique tout en attisant la haine.


Cet article du Jerusalem Post met en lumière une réalité alarmante : l’antisémitisme, ce « poison qui traverse le temps », trouve dans l’IA et les réseaux sociaux un terrain fertile pour se réinventer. 


La promotion de  comme « Promis il y a 3 000 ans » montrent comment des outils technologiques avancés peuvent être détournés pour propager des idéologies toxiques, tout en exploitant les failles des systèmes de modération. 


Face à cette menace, l’appel de CyberWell à une réforme des politiques de modération et à une responsabilisation accrue des plateformes résonne comme un cri d’urgence. Sans une action rapide et concertée, l’antisémitisme risque de s’ancrer davantage dans la culture numérique, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les communautés visées et la cohésion sociale dans son ensemble.


Soyons vigilants et sonnez l'alarme dès que vous observez une dérive de l'IA.






© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation
 


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur d'après l'actualité ,et ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée


English 


This poison seeps into every layer of society—Europe, the United States, and even Australia and New Zealand. Has Hamas succeeded in its operation launched on October 8, 2023, just as Israel and Jews worldwide were reeling from a mass massacre?

A recent article from the Jerusalem Post (August 22, 2025) highlights a new wave of antisemitism spreading across social media, driven by a movement titled “Promised 3,000 Years Ago.”

Identified by the NGO CyberWell, this phenomenon illustrates how artificial intelligence (AI) is becoming a formidable tool for spreading anti-Jewish hatred while evading digital platform moderation mechanisms.

This network, built on antisemitic stereotypes, exposes the growing challenges faced by social networks in combating hate content and the dangers of a subtle normalization of antisemitism under the guise of humor.

The movement “Promised 3,000 Years Ago” features stereotyped Jewish characters—portrayed as greedy, dishonest, or delusional—claiming possessions or lands on the grounds that they were “promised by God” three millennia ago.

Accompanied by the traditional Jewish song Hava Nagila, this format presents itself as satirical, but its intention is clear: to ridicule and dehumanize the Jewish community. According to CyberWell, more than 100 videos using this format have been recorded, leveraging AI tools like Google Veo3 and Suno to generate visual and audio content amplifying antisemitic stereotypes.

One striking example involves Mohamed Hadid, a controversial figure previously accused of antisemitism, who shared with his 1.5 million followers an AI-generated image of a character stating: “I was promised 6 million followers on TikTok 3,000 years ago.”

CyberWell points out that the reference to “6 million” explicitly evokes the six million Jews murdered during the Holocaust—turning genocide into a cruel joke. Such content uses irony to dodge moderation while deliberately spreading hate under the guise of humor.


Spanish 


Este veneno se infiltra en todas las capas de la sociedad—en Europa, Estados Unidos e incluso en Australia y Nueva Zelanda. ¿Habrá logrado Hamás su operación lanzada el 8 de octubre de 2023, justo cuando Israel y los judíos de todo el mundo estaban conmocionados por una masacre masiva?

Un artículo reciente del Jerusalem Post (22 de agosto de 2025) pone de relieve una nueva ola de antisemitismo que se propaga en las redes sociales, impulsada por un movimiento titulado «Prometido hace 3.000 años».

Identificado por la ONG CyberWell, este fenómeno demuestra cómo la inteligencia artificial (IA) se ha convertido en una herramienta formidable para difundir odio antijudío, eludiendo al mismo tiempo los mecanismos de moderación de las plataformas digitales.

Esta red, basada en estereotipos antisemitas, revela los crecientes desafíos que enfrentan las redes sociales para frenar los contenidos de odio, así como los peligros de una normalización sutil del antisemitismo disfrazado de humor.

El movimiento «Prometido hace 3.000 años» muestra personajes judíos estereotipados—presentados como codiciosos, deshonestos o delirantes—que reclaman bienes o tierras alegando que les fueron “prometidos por Dios” hace tres milenios.

Acompañado de la canción tradicional judía Hava Nagila, este formato se presenta como satírico, pero su intención es clara: ridiculizar y deshumanizar a la comunidad judía. Según CyberWell, se han registrado más de 100 vídeos con este formato, que utilizan herramientas de IA como Google Veo3 y Suno para generar contenidos visuales y sonoros que amplifican los estereotipos antisemitas.

Un ejemplo llamativo es el de Mohamed Hadid, una figura polémica ya acusada de antisemitismo, quien compartió con sus 1,5 millones de seguidores una imagen generada por IA de un personaje que decía: «Me prometieron 6 millones de seguidores en TikTok hace 3.000 años».

CyberWell señala que la referencia a «6 millones» evoca explícitamente a los seis millones de judíos asesinados durante el Holocausto, convirtiendo un genocidio en una broma cruel. Este tipo de contenido utiliza la ironía para escapar a la moderación mientras difunde odio deliberadamente.


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