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dimanche 17 août 2025

Voyous et Profiteurs de la République (FR) JBCH N° 247


Voyous et profiteurs de la République – un miroir de la Cinquième République



Parce que je suis mal à l’aise à la vue de tout homme politique, j ai voulu savoir si notre République allait si mal. Et si elle va rentrer dans le mur


Le Qatar a déjà pourri nos politiques : Sarkozy, de Villepin, et des centaines d’autres au plus haut niveau, j’ai honte du manque de probité d’honnêteté, je n’ai pas été élevé dans cet esprit et je ne peux pas comprendre comment on puisse l’admettre 


Le livre d’Yvon Julian, Voyous et profiteurs de la République, se lit comme un coup de tonnerre dans le ciel politique français. 




Loin d’un essai moralisateur, l’auteur propose une radiographie brutale de la Cinquième République, dont il estime qu’elle a été conçue pour favoriser la domination d’un parti ou d’un clan, au détriment d’un véritable pluralisme démocratique. 


Plus qu’un pamphlet, ce texte se veut une ode à la vie et à l’action, une exhortation à rompre avec l’inertie et l’opacité qui gangrènent les institutions.


Julian dénonce l’hypocrisie des familles politiques françaises, de l’extrême gauche “LFIste ” – terme ironique qui souligne sa déconnexion de la réalité – à l’extrême droite, dominée par le clan de la famille Le Pen, en passant par des écologistes bidons de salon qui confondent discours et résultats. 


Les socialistes, les gaullistes, les centristes, tous sont décrits comme ayant profité d’un système verrouillé, où les mêmes dynasties se succèdent dans un entre-soi politique.


Il ne s’agit pas ici de simples critiques dispersées mais d’un constat glaçant : le système de la Cinquième République produit et entretient une caste politique. 


Une caste protégée par des institutions censées incarner la justice et la neutralité, mais qui se révèlent souvent faillibles, voire compromises.


Le Conseil constitutionnel, symbole d’un système verrouillé




L’un des chapitres les plus percutants du livre concerne le Conseil constitutionnel, pierre angulaire de la Cinquième République. Créé en 1958 pour garantir le respect de la Constitution, il est composé de neuf membres nommés pour neuf ans : trois par le président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale et trois par le président du Sénat. À ces neuf membres s’ajoutent les anciens présidents de la République, membres de droit – un privilège unique en Europe.


Dans l’esprit du général de Gaulle, cette institution devait être un rempart juridique protégeant l’État contre les abus de pouvoir. Mais dans les faits, elle est devenue un organe politisé, tributaire des équilibres partisans. Ses membres ne sont pas élus pour leur indépendance intellectuelle mais nommés pour leur fidélité politique. Et son président, lui-même, a été éclaboussé par des accusations de corruption, révélant au grand jour que même l’institution suprême de la Constitution n’est pas imperméable aux 


Pour Julian, c’est là le symbole ultime du verrouillage de la République : quand ceux qui sont censés être les gardiens de la probité constitutionnelle sont soupçonnés de dérives, le peuple est en droit de douter de la légitimité de tout l’édifice.



De la prise de conscience à l’action



Le livre ne se contente pas de dénoncer. Yvon Julian insiste : l’heure n’est plus à la seule lucidité mais à l’action. 


Quand Protection rime avec Corruption, Écologie avec Inertie et Humanité avec Fiscalité, il ne s’agit plus de tolérer mais de changer de paradigme. 


Le constat est amer mais la conclusion est volontaire : la République ne pourra survivre que si elle se réinvente, en mettant fin aux privilèges des élus, à la professionnalisation de la politique, et en rétablissant le lien entre institutions et citoyens.


Le ton, souvent pamphlétaire, touche parce qu’il reflète un ras-le-bol généralisé des Français face à une classe politique qui donne le spectacle des scandales et des luttes claniques. 


Dans ce climat où la défiance atteint des records, le livre d’Yvon Julian agit comme un miroir : il ne révèle pas seulement les failles d’un système, il renvoie aussi la question essentielle aux lecteurs – voulons-nous continuer à subir, ou sommes-nous prêts à agir ?


Que Najat Balleau Belkacem puisse entrer à la Cour des Comptes sans concours, sans expérience, sans compétence, c’est honteux ! 


En somme, Voyous et profiteurs de la République n’est pas seulement un réquisitoire contre des responsables politiques accusés de trahir la confiance citoyenne. 


C’est aussi une invitation à reconstruire, à repenser une République débarrassée des profiteurs et des dynasties partisanes, pour renouer avec l’esprit véritable de la démocratie.

Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un  scientifique, ni un historien, ni un professionnel  du journalisme ... 

C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée


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