En Chine, il y a un passeport civique ... La vidéo est partout et des mauvais points (à la façon permis de conduire en France) sont distribués, ne serait-ce que si vous traversez une rue en dehors des clous ! moi je n'admets pas ca !
L’ombre grandissante de la reconnaissance faciale en France :
Cette technologie est en pleine expansion, portée par l’intelligence artificielle (IA), qui s’infiltre dans les aéroports, les frontières et même les rues du monde entier. De Singapour à la Chine, en passant par les États-Unis et le Royaume-Uni, cette biométrie « hautement sensible », comme la qualifie la CNIL, promet fluidité et sécurité, mais au prix d’une surveillance potentiellement intrusive.
Le marché mondial pourrait atteindre 18 milliards de dollars d’ici 2030, selon des cabinets comme Mordor Intelligence. En Europe, et particulièrement en France, des garde-fous comme le RGPD et l’AI Act de 2024 freinent son déploiement, mais des exceptions pour la sécurité nationale ouvrent des brèches.
Face à ces avancées rampantes, une question se pose avec acuité : la France est-elle en train de glisser vers un modèle de surveillance de masse à la chinoise ? Quelles entreprises privées pourraient en profiter pour « espionner » les citoyens ? Et quelle est la position ferme de la CNIL dans ce débat ?
La France sur la pente glissante d’une surveillance à la chinoise ?
Le journal Le Monde su 19 Août évoque un « effet de contagion possible » : plus on accepte la reconnaissance faciale dans des contextes limités, comme les aéroports, plus elle s’étend.
En Chine, où des villes comme Chongqing ou Xiang comptent 168 caméras pour 1 000 habitants, cette technologie alimente un système de crédit social répressif, traquant les citoyens en temps réel pour des infractions mineures ou des opinions dissidentes.
La France, avec seulement 3 caméras par 1 000 habitants à Paris (39e au classement mondial de Comparitech), semble loin de ce scénario . Pourtant, des signes alarmants indiquent un rapprochement progressif.
Gérald Darmanin, ancien ministre de l’Intérieur et actuel garde des Sceaux, n’hésite pas à pousser pour une généralisation. Le 23 mai 2025, il a annoncé un groupe de travail pour créer un cadre légal autorisant la reconnaissance faciale dans l’espace public et les aéroports, arguant qu’elle est « indispensable pour lutter contre l’insécurité ».
Sur X (ex-Twitter), il regrettait déjà en mai que le Parlement s’y oppose, prédisant que la France l’acceptera partout d’ici 2030. Des exemples réels illustrent cette pression. Lors des Jeux olympiques de Paris 2024, la vidéosurveillance algorithmique (VSA) a été expérimentée, détectant des « situations suspectes » sans reconnaissance faciale explicite, mais avec un rendement décevant : sur 270 alertes à la SNCF, 62 % étaient erronées, selon un rapport d’évaluation.
Le gouvernement a tenté de prolonger ce dispositif jusqu’en 2027, censuré par le Conseil constitutionnel en avril 2025, avant une adoption partielle par le Sénat en juin.
Des dérives ont déjà émergé. En novembre 2023, Disclose révélait que la police nationale utilisait illégalement Video Synopsis de BriefCam, un logiciel israélien permettant la reconnaissance faciale, depuis huit ans.
Un rapport d’octobre 2024 a confirmé des usages illicites par la police et la gendarmerie, menant à des mises en demeure de la CNIL en décembre 2024. À Nice, en 2019, un essai avec le logiciel Anyvision lors du carnaval a scanné des visages en temps réel, malgré les controverses.
Et en janvier 2025, le tribunal administratif de Grenoble a jugé illégal l’usage de BriefCam par la ville de Moirans. Ces cas montrent une « montée en puissance discrète », comme l’article l’appelle, accélérée par des figures comme Darmanin qui, en mai 2025, évoquait son extension aux gares et ports pour des « enjeux de sécurité publique ».
Pourtant, la France n’est pas la Chine. L’AI Act européen interdit la reconnaissance faciale en temps réel dans l’espace public, sauf exceptions limitées, et des ONG comme Amnesty International alertent sur les risques de répression, citant la Russie en 2021 où des manifestants ont été arrêtés a posteriori.
Mais avec des propositions comme l’application de voyage digitale de la Commission européenne en octobre 2024, créant 27 bases de données biométriques, l’inquiétude grandit. Si la France cède, elle pourrait basculer vers un contrôle social accru, surtout avec des débats sur la suppression de l’argent liquide ou la censure des réseaux sociaux, évoqués par Darmanin et Macron en 2025.
Les sociétés privées au cœur de l’espionnage potentiel
Les entreprises ont « les coudées plus franches » dans le privé, finançant leurs innovations via des applications comme l’authentification bancaire. En France, des acteurs locaux et internationaux se positionnent, souvent accusés de flirter avec la surveillance.
Idemia, géant français domine les aéroports et frontières, plaidant pour des solutions protégeant les données malgré une législation « trop stricte ». Thales, via Benoît Jouffrey, pousse pour des collectes de données européennes sur consentement, visant à rivaliser avec la Chine et les États-Unis.
Videtics, start-up française présidée par Alan Ferbach, fournit de l’analyse vidéo à des industriels comme Veolia et Suez pour protéger sites et analyser parcours clients, se limitant à du « comptage » auprès des collectivités – ce que des ONG voient comme un « doigt dans l’engrenage ».
Mais des firmes étrangères soulèvent plus d’inquiétudes. BriefCam, filiale israélienne de Canon, a été utilisée illégalement par la police française, intégrant même une fonctionnalité de reconnaissance faciale lors d’une mise à jour en 2024. Anyvision, autre israélienne, a été testée à Nice. Clearview AI, américaine, a scrapé des milliards de visages en ligne, écopant d’une amende de la CNIL en 2022 pour violation du RGPD, et continue d’opérer dans l’ombre.
Ces sociétés, pourraient « espionner » via des partenariats publics-privés, comme aux JO où des algorithmes ont été calibrés malgré des faux positifs. Des critiques, comme celles de La Quadrature du Net, dénoncent une impunité totale.
La CNIL, gardienne vigilante mais sous pression
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) incarne la résistance française « si vous vous faites pirater votre identité biométrique, vous ne pourrez pas changer de visage ».
La CNIL considère la reconnaissance faciale comme porteuse de « risques importants » de surveillance de masse et de discrimination, interdisant son usage en temps réel dans l’espace public sauf exceptions strictes. Elle a publié des guides sur les caméras augmentées en novembre 2024, insistant sur des traitements proportionnés.
En pratique, la CNIL a agi : mises en demeure contre BriefCam en décembre 2024, contrôles renforcés sur les bases de données biométriques dès 2025. Elle a aussi clarifié que la VSA n’est pas de la reconnaissance faciale, mais pose des critiques similaires, comme le suivi par démarche ou vêtements.
Face aux pushes gouvernementaux, elle appelle à un débat éthique, comme en 2019 : « La reconnaissance faciale appelle des choix politiques sur les libertés fondamentales ». Pourtant, sous pression, elle pourrait céder si les exceptions sécuritaires s’élargissent.
Conclusion : Une banalisation à haut risque
La reconnaissance faciale se banalise, comme l’article le prédit, via des gestes quotidiens (déverrouillage de smartphones) ou des urgences sécuritaires.
La France n’est pas encore la Chine, mais les ambitions de Darmanin et les outils privés comme BriefCam ou Idemia pourraient l’y mener.
La CNIL reste un rempart, mais pour combien de temps ? Des associations appellent à une loi interdisant totalement cette technologie. Sans vigilance citoyenne, l’Europe risque de sacrifier la privacy au nom de la sécurité, transformant nos rues en panoptique numérique.
On ne doit pas se laisser faire, moi qui ait lutté contre le permis à points, je ne veux pas que mes petits enfants subissent la dictature de l'IA qui s'emparera de tous ses moyens pour nous contôler, l'avenir se prépare et s'annonce sombre dans ce domaine.
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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme ...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée
🇬🇧 English
In China, there is a civic passport… The video is everywhere, and penalty points (like the driving license system in France) are handed out, even if you simply cross the street outside the crosswalk! I cannot accept this!
The growing shadow of facial recognition in France:
This technology is rapidly expanding, driven by artificial intelligence (AI), infiltrating airports, borders, and even the streets of the world. From Singapore to China, and from the United States to the United Kingdom, this “highly sensitive” biometric tool, as described by the CNIL, promises smoother flows and increased security, but at the cost of potentially intrusive surveillance.
The global market could reach $18 billion by 2030, according to firms such as Mordor Intelligence. In Europe, and especially in France, safeguards such as the GDPR and the 2024 AI Act are slowing its deployment, but national security exceptions are opening breaches.
Faced with these creeping advances, a sharp question arises: is France sliding towards a Chinese-style mass surveillance model? Which private companies could benefit from “spying” on citizens? And what firm stance will the CNIL take in this debate?
France on a slippery slope towards Chinese-style surveillance?
Le Monde on August 19 raised the possibility of a “contagion effect”: the more we accept facial recognition in limited contexts, such as airports, the more it spreads.
In China, cities like Chongqing or Xiang count 168 cameras for every 1,000 inhabitants, feeding a repressive social credit system, tracking citizens in real time for minor infractions or dissident opinions.
France, with only 3 cameras per 1,000 inhabitants in Paris (39th worldwide according to Comparitech), seems far from that scenario. Yet alarming signs point to gradual convergence.
Gérald Darmanin, former Interior Minister and current Justice Minister, pushes strongly for its generalization. On May 23, 2025, he announced a working group to create a legal framework authorizing facial recognition in public spaces and airports, arguing it is “indispensable to fight insecurity.”
Already, during the Paris 2024 Olympics, algorithmic video surveillance (VSA) was tested. Though not explicit facial recognition, it detected “suspicious situations” — with poor performance: of 270 alerts at SNCF, 62% were false positives, according to an evaluation report.
Despite constitutional setbacks, the government keeps pushing. And in November 2023, Disclose revealed that the national police had been illegally using BriefCam, an Israeli software with facial recognition features, for eight years.
The CNIL intervened with warnings in 2024, but trials in cities like Nice or Moirans show a discreet yet steady rise of this technology.
The European AI Act bans real-time facial recognition in public spaces, except for strict exceptions, but political pressure is mounting. Combined with European projects centralizing biometric databases, fears of increased social control are growing.
Private companies at the heart of potential spying
Firms like Idemia, Thales, Videtics, BriefCam, Anyvision, or Clearview AI position themselves as leaders, sometimes crossing legal and ethical lines. Their tools, deployed under the guise of security or commercial analysis, risk becoming surveillance infrastructures.
The CNIL as the last safeguard
The CNIL warns: “If your biometric identity is hacked, you cannot change your face.” It has already issued warnings and guides, but faces heavy political pressure.
Conclusion: A dangerous normalization
Facial recognition is becoming commonplace — through phones, airports, or “security urgencies.” France is not yet China, but the ambitions of leaders like Darmanin, coupled with private sector pushes, could take it there.
The CNIL is still a barrier — but for how long? Without citizen vigilance, Europe risks trading privacy for security, turning our streets into a digital panopticon.
I refuse this. Having fought against the driving license penalty points system, I do not want my grandchildren to suffer under the dictatorship of AI, which will seize every tool to control us. The future is being prepared, and in this field, it looks dark.
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This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or journalist… It is delicate to testify as a layman, but in this blog I usually share heartfelt opinions.
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🇪🇸 español
En China existe un pasaporte cívico… El video está en todas partes, y se reparten puntos negativos (como el sistema de permiso de conducir en Francia), ¡incluso si simplemente cruzas la calle fuera del paso de peatones! ¡Yo no puedo aceptar eso!
La sombra creciente del reconocimiento facial en Francia:
Esta tecnología está en plena expansión, impulsada por la inteligencia artificial (IA), que se infiltra en aeropuertos, fronteras e incluso en las calles del mundo entero. Desde Singapur hasta China, pasando por Estados Unidos y el Reino Unido, esta biometría “altamente sensible”, como la califica la CNIL, promete fluidez y seguridad, pero al precio de una vigilancia potencialmente intrusiva.
El mercado mundial podría alcanzar los 18 mil millones de dólares en 2030, según consultoras como Mordor Intelligence. En Europa, y particularmente en Francia, existen frenos como el RGPD y la AI Act de 2024, pero las excepciones por seguridad nacional abren brechas preocupantes.
Ante estos avances rampantes surge una cuestión aguda: ¿está Francia deslizándose hacia un modelo de vigilancia masiva al estilo chino? ¿Qué empresas privadas podrían beneficiarse “espiando” a los ciudadanos? ¿Y cuál es la posición firme de la CNIL en este debate?
¿Francia en la pendiente resbaladiza de una vigilancia a la china?
Le Monde del 19 de agosto hablaba de un “efecto contagio posible”: cuanto más se acepta el reconocimiento facial en contextos limitados, como aeropuertos, más se extiende.
En China, ciudades como Chongqing o Xiang cuentan con 168 cámaras por cada 1.000 habitantes, alimentando un sistema represivo de crédito social, que rastrea a los ciudadanos en tiempo real por infracciones menores o por opiniones disidentes.
Francia, con solo 3 cámaras por cada 1.000 habitantes en París (39º puesto mundial según Comparitech), parece lejos de ese escenario. Sin embargo, signos alarmantes indican un acercamiento progresivo.
Gérald Darmanin, exministro del Interior y actual ministro de Justicia, impulsa con fuerza su generalización. El 23 de mayo de 2025 anunció un grupo de trabajo para crear un marco legal que autorice el reconocimiento facial en espacios públicos y aeropuertos, alegando que es “indispensable para luchar contra la inseguridad”.
Ya durante los Juegos Olímpicos de París 2024, se probó la videovigilancia algorítmica (VSA). Aunque no era un reconocimiento facial explícito, detectaba “situaciones sospechosas”, pero con un rendimiento decepcionante: de 270 alertas en la SNCF, el 62 % fueron falsas, según un informe.
A pesar de la censura del Consejo Constitucional, el gobierno insiste. Y en noviembre de 2023, Disclose reveló que la policía nacional usaba ilegalmente desde hacía ocho años el software israelí BriefCam, que integra funciones de reconocimiento facial.
La CNIL intervino en 2024, pero ensayos en ciudades como Niza o Moirans muestran un ascenso discreto pero constante de esta tecnología.
El AI Act europeo prohíbe el reconocimiento facial en tiempo real en espacios públicos, salvo excepciones estrictas, pero la presión política crece. Y con proyectos europeos que centralizan bases de datos biométricos, aumentan los temores de un mayor control social.
Las empresas privadas en el centro del posible espionaje
Compañías como Idemia, Thales, Videtics, BriefCam, Anyvision o Clearview AI se posicionan como líderes, cruzando a veces las líneas legales y éticas. Sus herramientas, desplegadas bajo pretexto de seguridad o análisis comercial, corren el riesgo de convertirse en infraestructuras de vigilancia.
La CNIL como último dique de protección
La CNIL advierte: “Si tu identidad biométrica es pirateada, no podrás cambiar de cara”. Ha publicado guías y emitido advertencias, pero soporta una fuerte presión política.
Conclusión: Una normalización peligrosa
El reconocimiento facial se banaliza —a través de los teléfonos, los aeropuertos o las “urgencias de seguridad”. Francia aún no es China, pero las ambiciones de dirigentes como Darmanin, sumadas al empuje del sector privado, podrían llevarla allí.
La CNIL sigue siendo un freno —¿pero hasta cuándo? Sin vigilancia ciudadana, Europa corre el riesgo de sacrificar la privacidad en nombre de la seguridad, transformando nuestras calles en un panóptico digital.
Yo me niego a esto. Habiendo luchado contra el permiso de conducir por puntos, no quiero que mis nietos sufran bajo la dictadura de la IA, que se apoderará de todos estos medios para controlarnos. El futuro se prepara, y en este terreno, se anuncia sombrío.
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Este artículo es personal; no pretendo ser científico, ni historiador, ni periodista… Es delicado dar testimonio siendo profano, pero en este blog suelo expresar un sentir profundo.
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