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mercredi 20 août 2025

Au Japon, les robots,, l'IA ... pallient au déficit démographique (FR, EN, ES) JBCH N° 262


J'ai lu avec curiosité l’article publié hier e 19 août 2025 dans Les Échos par Yann Rousseau, intitulé « Au Japon, quand des milliers de robots chats remplacent les serveurs », en effet, il met en lumière une réponse audacieuse du Japon à sa crise démographique : l’adoption massive de robots dans la restauration, illustrée par les BellaBots de Pudu Robotics. 


J'ai été étonné que des robots-chats, déployés par Skylark Holdings, incarnent une stratégie d’automatisation visant à pallier une pénurie criante de main-d’œuvre. Cette avancée positionne-t-elle vraiment le Japon en leader mondial de la robotique de service face à l’Europe ? Une analyse comparative révèle à la fois les forces du modèle japonais et les défis structurels de l’Europe.




Le  défi démographique au Japon

Le Japon fait face à un déclin démographique sans précédent, perdant près d’un million d’habitants par an. Selon l’institut de recherche de la Chuo University, le pays pourrait manquer de 3,9 millions de travailleurs d’ici 2035, dont 1,2 million dans le secteur des services. 


Dans la restauration, les bas salaires et les conditions de travail difficiles découragent les jeunes, tandis que l’immigration, bien que légèrement en hausse, reste limitée par des politiques restrictives. Face à cette réalité, Skylark Holdings, qui gère 2 700 restaurants, a déployé 3 000 BellaBots, des robots-chats conçus par la firme chinoise Pudu Robotics


Ces machines, équipées de capteurs et de caméras, naviguent de manière autonome pour livrer les plats, réduisant de 42 % les distances parcourues par les serveurs humains. À 14 000 euros l’unité, elles offrent une solution économique et efficace, plébiscitée par les clients, notamment les enfants et les touristes, séduits par leur design « kawaii ».





Cette adoption massive reflète l’approche proactive du Japon en matière d’automatisation. Selon Fuji Keizai, le marché des robots de service devrait atteindre 2,33 milliards d’euros d’ici 2030, porté par des applications dans la restauration, le nettoyage et la logistique. Le Japon excelle déjà dans la robotique industrielle, avec des géants comme FANUC ou Yaskawa, mais il se distingue désormais dans les robots de service, où la simplicité et le coût abordable priment. 


L’échec commercial du robot Pepper de SoftBank, conçu avec la technologie française d’Aldebaran, montre toutefois que les entreprises japonaises peinent à rivaliser sur ce segment face à des acteurs chinois comme Pudu Robotics, qui dominent par leur compétitivité tarifaire.




L’Europe à la traîne : un retard structurel


Robot dans un fast food en France

En comparaison, l’Europe accuse un retard notable dans l’adoption des robots de service. Bien que des pays comme l’Allemagne ou la France soient des leaders en robotique industrielle, le secteur des services reste peu automatisé. 


Plusieurs facteurs expliquent cette différence. D’abord, l’Europe ne fait pas face à une crise démographique aussi aiguë que le Japon. Avec une population vieillissante mais un taux de natalité et une immigration plus soutenus, la pression pour automatiser les services est moins immédiate. 


Ensuite, les coûts salariaux en Europe, bien que variables, sont souvent plus élevés, rendant l’investissement dans des robots comme le BellaBot moins attractif face à une main-d’œuvre disponible. De plus, les régulations européennes, notamment sur la protection des données et la sécurité, compliquent le déploiement rapide de technologies importées, comme celles de Pudu Robotics, qui dominent en Asie.


L’Europe souffre également d’une fragmentation du marché. Contrairement au Japon, où des chaînes comme Skylark peuvent standardiser l’utilisation de robots à grande échelle, l’hétérogénéité des normes et des préférences culturelles en Europe freine l’adoption. Par exemple, le design « kawaii » du BellaBot, adapté à la culture japonaise, pourrait ne pas séduire les consommateurs européens, plus sensibles à des esthétiques fonctionnelles ou à des préoccupations éthiques sur l’emploi. 


Enfin, l’innovation européenne en robotique de service, bien que prometteuse (comme le robot Pepper), manque de soutien pour rivaliser avec la production de masse chinoise, qui bénéficie d’économies d’échelle et d’un soutien gouvernemental fort.


Une intégration de l’IA : la prochaine étape japonaise


L’article souligne également l’ambition de Skylark d’intégrer l’intelligence artificielle générative dans ses robots. En test dans certains restaurants de Tokyo, une interface numérique sur les tablettes suggère des plats en quatre langues, anticipant les besoins des clients. 


Cette innovation illustre la capacité du Japon à combiner robotique et IA pour améliorer l’expérience client, tout en collectant des données pour affiner les services. Cette approche pourrait inspirer l’Europe, où l’IA dans les services reste sous-exploitée, souvent limitée par des préoccupations éthiques et réglementaires, comme le RGPD.





Le Japon, un modèle à suivre ?


Le Japon, par nécessité démographique, se positionne comme un laboratoire mondial de la robotique de service. Son adoption rapide de solutions comme le BellaBot contraste avec la prudence européenne, freinée par des contraintes culturelles, économiques et réglementaires. 


Cependant, le Japon dépend fortement de technologies étrangères, notamment chinoises, ce qui nuance son leadership. L’Europe, avec ses atouts en recherche et son marché diversifié, pourrait rattraper son retard en investissant dans des solutions adaptées à ses besoins, mais elle doit surmonter ses barrières internes. 


En attendant, le Japon prouve que les robots, loin de remplacer les humains, peuvent alléger leur charge et transformer les services, offrant une leçon précieuse pour un continent encore hésitant face à cette révolution.


Le Robot effectue donc une fonction en remplacement de l'humain, en fait c'est de l'emploi, et la sécurité Sociale a déjà un plan pour des cotisations allouées à chaque Robot ... 







© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation 

Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un  scientifique, ni un historien, ni un professionnel  du journalisme ... 

C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée


English 


I read with curiosity the article published yesterday, August 19, 2025, in Les Échos by Yann Rousseau, entitled “In Japan, When Thousands of Robot Cats Replace Waiters”. Indeed, it highlights Japan’s bold response to its demographic crisis: the massive adoption of robots in the restaurant industry, illustrated by Pudu Robotics’ BellaBots.


I was surprised that cat-like robots, deployed by Skylark Holdings, embody an automation strategy designed to offset a severe labor shortage. Does this advancement truly position Japan as a global leader in service robotics compared to Europe? A comparative analysis reveals both the strengths of the Japanese model and Europe’s structural challenges.


Japan’s Demographic Challenge


Japan is facing an unprecedented demographic decline, losing nearly one million inhabitants per year. According to Chuo University’s research institute, the country could lack 3.9 million workers by 2035, including 1.2 million in the service sector.


In the restaurant industry, low wages and tough working conditions discourage young workers, while immigration—though slightly increasing—remains limited by restrictive policies. Faced with this reality, Skylark Holdings, which manages 2,700 restaurants, has deployed 3,000 BellaBots, cat-shaped robots designed by Chinese firm Pudu Robotics.


Equipped with sensors and cameras, these machines navigate autonomously to deliver dishes, reducing the distance covered by human waiters by 42%. At €14,000 per unit, they offer an efficient and cost-effective solution, popular with customers—especially children and tourists—charmed by their kawaii design.


This massive adoption reflects Japan’s proactive approach to automation. According to Fuji Keizai, the service robot market is expected to reach €2.33 billion by 2030, driven by applications in restaurants, cleaning, and logistics. Japan already excels in industrial robotics with giants such as FANUC and Yaskawa, but now stands out in service robotics, where simplicity and affordability prevail.


However, the commercial failure of SoftBank’s Pepper robot—developed using French company Aldebaran’s technology—shows that Japanese companies still struggle to compete in this segment against Chinese players like Pudu Robotics, which dominate through price competitiveness.


Europe Falling Behind: A Structural Lag


In comparison, Europe lags significantly in adopting service robots. While countries like Germany and France are leaders in industrial robotics, the service sector remains under-automated.


Several factors explain this gap. First, Europe does not face a demographic crisis as severe as Japan’s. With an aging population but slightly higher birth rates and more immigration, the pressure to automate services is less immediate.


Moreover, labor costs in Europe, though variable, are often high enough to make investment in robots like BellaBot less attractive compared to available human labor. Additionally, European regulations—particularly regarding data protection and safety—complicate the rapid deployment of imported technologies, such as those from Pudu Robotics, which dominate in Asia.


Europe also suffers from market fragmentation. Unlike Japan, where chains like Skylark can standardize robot usage on a large scale, Europe’s heterogeneous standards and cultural preferences hinder adoption. For example, BellaBot’s kawaii design, tailored to Japanese culture, may not appeal to European consumers, who often prefer functional aesthetics or harbor ethical concerns about job replacement.


Finally, European innovation in service robotics, while promising (e.g., the Pepper robot), lacks sufficient support to compete with China’s mass production, which benefits from economies of scale and strong government backing.


AI Integration: Japan’s Next Step


The article also highlights Skylark’s ambition to integrate generative artificial intelligence into its robots. In some Tokyo restaurants, a digital interface on tablets suggests dishes in four languages, anticipating customer needs.


This innovation illustrates Japan’s ability to combine robotics and AI to improve customer experience while collecting data to refine services. This approach could inspire Europe, where AI in services remains underused, often constrained by ethical and regulatory concerns such as GDPR.


Japan, a Model to Follow?


Driven by demographic necessity, Japan positions itself as a global laboratory for service robotics. Its rapid adoption of solutions like BellaBot contrasts with Europe’s cautious stance, constrained by cultural, economic, and regulatory barriers.


However, Japan relies heavily on foreign—mainly Chinese—technologies, tempering its leadership status. Europe, with its strong research base and diverse market, could catch up by investing in tailored solutions, but must first overcome internal barriers.


Meanwhile, Japan proves that robots, far from replacing humans, can ease their workload and transform services—offering a valuable lesson for a continent still hesitant about this revolution.


Thus, the Robot performs a function in place of a human; in fact, it represents a job, and Social Security already has a plan for contributions allocated to each Robot…


© 2025 JBCH. All rights reserved. Reproduction prohibited without authorization.


This article is personal. I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist… It is delicate to testify as a non-expert, but in this blog I usually express a heartfelt reaction to current events and my international press review.


Photos and films are taken from the web, also for personal and strictly private use.


 Español


Leí con curiosidad el artículo publicado ayer, 19 de agosto de 2025, en Les Échos por Yann Rousseau, titulado «En Japón, cuando miles de robots gatos reemplazan a los camareros». De hecho, resalta la audaz respuesta de Japón a su crisis demográfica: la adopción masiva de robots en la restauración, ilustrada por los BellaBots de Pudu Robotics.


Me sorprendió que robots con forma de gato, desplegados por Skylark Holdings, representen una estrategia de automatización destinada a paliar una grave escasez de mano de obra. ¿Sitúa realmente este avance a Japón como líder mundial en robótica de servicios frente a Europa? Un análisis comparativo revela tanto las fortalezas del modelo japonés como los desafíos estructurales de Europa.


El Desafío Demográfico de Japón


Japón se enfrenta a un declive demográfico sin precedentes, perdiendo casi un millón de habitantes por año. Según el instituto de investigación de la Universidad de Chuo, el país podría carecer de 3,9 millones de trabajadores para 2035, incluidos 1,2 millones en el sector de servicios.


En el sector de la restauración, los bajos salarios y las duras condiciones de trabajo desaniman a los jóvenes, mientras que la inmigración, aunque ligeramente en aumento, sigue siendo limitada por políticas restrictivas. Ante esta realidad, Skylark Holdings, que gestiona 2.700 restaurantes, ha desplegado 3.000 BellaBots, robots con forma de gato diseñados por la empresa china Pudu Robotics.


Equipadas con sensores y cámaras, estas máquinas navegan de manera autónoma para entregar los platos, reduciendo en un 42% las distancias recorridas por los camareros humanos. Con un precio de 14.000 euros la unidad, ofrecen una solución económica y eficaz, muy apreciada por los clientes, especialmente niños y turistas, atraídos por su diseño kawaii.


Esta adopción masiva refleja el enfoque proactivo de Japón hacia la automatización. Según Fuji Keizai, el mercado de robots de servicio alcanzará los 2.330 millones de euros para 2030, impulsado por aplicaciones en restauración, limpieza y logística. Japón ya sobresale en robótica industrial, con gigantes como FANUC y Yaskawa, pero ahora destaca también en robótica de servicios, donde priman la simplicidad y la asequibilidad.


Sin embargo, el fracaso comercial del robot Pepper de SoftBank—desarrollado con tecnología de la empresa francesa Aldebaran—muestra que las empresas japonesas todavía tienen dificultades para competir en este segmento frente a actores chinos como Pudu Robotics, que dominan gracias a su competitividad en precios.


Europa a la Zaga: Un Retraso Estructural


En comparación, Europa presenta un retraso notable en la adopción de robots de servicio. Aunque países como Alemania o Francia son líderes en robótica industrial, el sector de servicios sigue poco automatizado.


Varios factores explican esta diferencia. En primer lugar, Europa no se enfrenta a una crisis demográfica tan aguda como la de Japón. Con una población envejecida pero una tasa de natalidad e inmigración más sostenidas, la presión para automatizar los servicios es menos inmediata.


Además, los costes salariales en Europa, aunque variables, suelen ser lo suficientemente altos como para que la inversión en robots como BellaBot resulte menos atractiva en comparación con la mano de obra disponible. Asimismo, las regulaciones europeas—particularmente en cuanto a protección de datos y seguridad—dificultan el despliegue rápido de tecnologías importadas como las de Pudu Robotics, que dominan en Asia.


Europa también sufre una fragmentación del mercado. A diferencia de Japón, donde cadenas como Skylark pueden estandarizar el uso de robots a gran escala, la heterogeneidad de normas y preferencias culturales en Europa frena la adopción. Por ejemplo, el diseño kawaii del BellaBot, adaptado a la cultura japonesa, podría no atraer a los consumidores europeos, más sensibles a estéticas funcionales o preocupaciones éticas sobre el empleo.


Por último, la innovación europea en robótica de servicios, aunque prometedora (como el robot Pepper), carece de suficiente apoyo para competir con la producción masiva china, que se beneficia de economías de escala y de un sólido respaldo gubernamental.


Integración de IA: El Próximo Paso Japonés


El artículo también destaca la ambición de Skylark de integrar inteligencia artificial generativa en sus robots. En algunos restaurantes de Tokio, una interfaz digital en tabletas sugiere platos en cuatro idiomas, anticipando las necesidades de los clientes.


Esta innovación ilustra la capacidad de Japón para combinar robótica e IA y mejorar la experiencia del cliente, recopilando al mismo tiempo datos para perfeccionar los servicios. Este enfoque podría inspirar a Europa, donde la IA en los servicios sigue poco explotada, a menudo limitada por preocupaciones éticas y regulatorias como el RGPD.


¿Japón, un Modelo a Seguir?


Impulsado por la necesidad demográfica, Japón se posiciona como un laboratorio mundial de robótica de servicios. Su rápida adopción de soluciones como BellaBot contrasta con la prudencia europea, limitada por barreras culturales, económicas y regulatorias.


Sin embargo, Japón depende en gran medida de tecnologías extranjeras, principalmente chinas, lo que matiza su liderazgo. Europa, con sus ventajas en investigación y su mercado diversificado, podría recuperar terreno invirtiendo en soluciones adaptadas, pero antes debe superar sus barreras internas.


Mientras tanto, Japón demuestra que los robots, lejos de reemplazar a los humanos, pueden aliviar su carga y transformar los servicios, ofreciendo una valiosa lección a un continente que aún duda frente a esta revolución.


Así, el Robot realiza una función en lugar del humano; de hecho, representa un empleo, y la Seguridad Social ya tiene un plan para asignar cotizaciones a cada Robot…


© 2025 JBCH. Todos los derechos reservados. Reproducción prohibida sin autorización.


Este artículo es personal. No pretendo ser ni científico, ni historiador, ni profesional del periodismo… Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog suelo expresar una reacción espontánea basada en la actualidad y mi revisión de la prensa internacional.


Las fotos y los vídeos se han tomado de la web, también para un uso personal y estrictamente privado.


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