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mardi 19 août 2025

Le Solopreneur, une nouveauté ! (FR) JBCH N° 255

Je ne le savais pas, je l'apprends ce jour , je suis un solopreneur, ce mot est bien plus intrigant, peut-être mieux, plus valorisant  qu'auto-entrepreneur, mais il a un plus ... oui et ca pose problème .. il s'allie aujourd'hui à l'I.A ... danger ? dangers ? La personne est la seule employée. Le solopreneur est à la fois le propriétaire et la main-d'œuvre de son entreprise. Il est le seul responsable de l'organisation et de la gestion de son entreprise, et assume tous les risques.


L’essor du « solopreneur » à l’ère de l’intelligence artificielle


Un nouveau visage de l’entrepreneuriat

 L’idée de créer Solace, une startup destinée à accompagner ceux qui traversent un deuil, en les aidant à organiser leurs démarches administratives et cérémonielles. 




Ce projet aurait été difficile, voire impossible, à lancer il y a encore quelques années sans une équipe complète. Mais grâce aux nouveaux incubateurs dopés à l’IA, on a pu concevoir son modèle, établir sa présence en ligne et développer ses outils avec un minimum d’intervention humaine.


C’est là qu’émerge une figure inédite dans le paysage entrepreneurial : le « solopreneur », cet entrepreneur capable de bâtir une entreprise presque seul, épaulé par des agents artificiels qui prennent en charge le développement produit, la communication, le marketing, voire la gestion administrative. 


Dans le jargon californien, et israélien, on rêve déjà de voir surgir le premier « unicorn » à un milliard de dollars, dirigé par… une seule personne.




Un modèle qui bouscule les codes

Le phénomène des solopreneurs est bien plus qu’une tendance : il reflète une évolution profonde de la structure économique. Au XIXᵉ siècle, l’avènement de la machine et du chemin de fer avait favorisé les grands conglomérats, concentrant les moyens de production sous un même toit. 


Dans les années 2000, Internet et l’externalisation ont permis aux entreprises de s’appuyer sur Google, Amazon ou encore les plateformes de freelances pour réduire leurs coûts.


Aujourd’hui, avec l’IA générative, cette logique franchit une étape supplémentaire : les tâches humaines elles-mêmes peuvent être partiellement externalisées vers des intelligences artificielles. Là où il fallait autrefois des développeurs, des comptables, des marketeurs, une seule personne épaulée par une IA peut désormais coordonner l’ensemble. 


La structure hiérarchique se réduit comme peau de chagrin, et l’individu reprend un pouvoir inédit face à la complexité technologique.




Promesses et limites

Cette mutation suscite autant d’espoirs que d’inquiétudes. Pour beaucoup, c’est une démocratisation de l’entrepreneuriat, une chance pour des individus aux idées originales mais sans réseau ni capital humain de se lancer. Comme YouTube a permis à chacun de devenir créateur de contenu, l’IA pourrait permettre à chacun de devenir entrepreneur. L’écosystème pourrait ainsi se diversifier et desserrer l’étau des grands groupes technologiques qui concentrent aujourd’hui richesses et innovations.


Mais la promesse a ses revers. D’abord, parce que les solopreneurs restent dépendants… des mêmes géants. L’IA qu’ils utilisent appartient à Microsoft, OpenAI, Google ou Amazon. Le rêve d’indépendance risque donc d’aboutir à une nouvelle forme de dépendance structurelle. Ensuite, parce qu’un entrepreneuriat sans équipes pose une question sociale : que deviendra l’emploi, si des entreprises de valeur se créent sans salariés ?


Israël, un terrain fertile pour les solopreneurs

Ce modèle ne concerne pas seulement la Silicon Valley. En Israël, surnommé la Silicon Wadi, l’écosystème high-tech est l’un des plus dynamiques au monde. Le pays a déjà produit plus d’une centaine de licornes, souvent issues de petites équipes agiles. L’idée qu’une seule personne, épaulée par l’IA, puisse créer une entreprise de plusieurs centaines de millions de dollars trouve ici un écho particulier.


Israël a deux atouts uniques : une culture entrepreneuriale issue de l’armée et des unités de renseignement (comme la fameuse Unité 8200), et un tissu de startups orientées vers l’innovation radicale plutôt que l’amélioration incrémentale. Le solopreneur pourrait ainsi s’y développer plus rapidement qu’ailleurs, porté par une mentalité où l’agilité et la prise de risque priment sur la lourdeur organisationnelle.


Certaines plateformes israéliennes d’IA commencent déjà à proposer des solutions intégrées où un créateur peut concevoir un produit, tester un marché et lever des fonds sans équipe classique. Si ce mouvement s’amplifie, Israël pourrait devenir l’un des premiers pays à voir naître non seulement un « unicorn à une personne », mais aussi un écosystème de micro-entrepreneurs solitaires, chacun épaulé par des agents intelligents.


Un nouveau capitalisme individuel ?

Le solopreneur est à l’économie numérique ce que le freelance a été au travail post-industriel : une figure d’émancipation, mais aussi de fragilité. L’IA ouvre une brèche, offrant à l’individu la capacité d’incarner à lui seul ce que l’on pensait réservé aux grandes équipes. Mais derrière l’image séduisante du « premier unicorn à une seule personne », une question demeure : la révolution des solopreneurs renforcera-t-elle réellement la diversité et l’indépendance, ou ne sera-t-elle qu’une nouvelle étape de l’emprise des géants de la tech ?


En Israël comme ailleurs, la réponse dépendra de la capacité des innovateurs à garder une autonomie face aux infrastructures technologiques américaines et chinoises, et à inventer une voie propre. Une chose est sûre : le solopreneur est en train de devenir le symbole d’un capitalisme individuel à l’ère de l’intelligence artificielle – et la Silicon Wadi pourrait bien en devenir l’un des laboratoires les plus audacieux




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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un  scientifique, ni un historien, ni un professionnel  du journalisme ... 

C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée



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