Je ne rentre plus dans Paris : circulation bloquée par des feux rouges intempestifs et exagérément longs, par des sens interdits posés volontairement en débit du bon sens, par de la vidéo-surveillance qui épie et verbalise à outrance, par des voitures radars, et par la fermeture de la majorité des boutiques qui en faisaient son charme, remplacées par des stands éphémères pour des objets de souvenirs
Paris, capitale-musée : l’horreur pour ses habitants
Quand la Ville Lumière se transforme en Disneyland
« Paris est devenue la ville des touristes, plus des Parisiens ». Ce constat, repris par La Tribune de Genève, résume le sentiment qui gagne du terrain chez ceux qui vivent ou travaillent dans la capitale. Ce qui fut longtemps une ville vibrante, habitée et diverse, est en train de se transformer en décor à ciel ouvert, saturé de valises à roulettes, de cars de tourisme et de commerces standardisés. Pour les habitants comme pour les banlieusards qui y viennent chaque jour, la situation est devenue un cauchemar.
À Montmartre, les riverains n’en peuvent plus de devoir se frayer un chemin au milieu de foules incessantes, incapables de faire leurs courses ou de marcher tranquillement dans leur quartier. Dans le Marais, les habitants dénoncent un « grand Disneyland », où les boutiques de proximité disparaissent les unes après les autres, remplacées par des enseignes de luxe ou des pâtisseries haut de gamme. Les Parisiens, eux-mêmes, n’osent plus visiter la Tour Eiffel ou le Louvre, noyés sous les files d’attente et les flux massifs.
Des choix municipaux déconnectés
Si Paris attire près de 49 millions de touristes par an, ce succès est à double tranchant. La mairie, dirigée depuis plus de vingt ans par la gauche urbaine incarnée aujourd’hui par Anne Hidalgo, a multiplié les mesures censées moderniser la capitale : piétonnisation, zones à trafic limité, événements culturels permanents. Mais pour les habitants, ces décisions apparaissent comme un renforcement du problème.
Frédéric Hocquard, adjoint au tourisme, reconnaît que la Ville « ne travaille plus sur l’attractivité, mais sur la régulation ». Or cette régulation reste largement inefficace. Les bus de tourisme continuent d’envahir les rues, la gestion des déchets demeure catastrophique, et la multiplication des meublés de courte durée – malgré une limitation réduite à 90 jours par an – raréfie encore les logements pour les familles. Pendant ce temps, les prix flambent et les classes moyennes quittent la capitale.
Les « bobos » parisiens, circulant à bicyclette, brulant les feux rouges, bousculant les piétons, les bobos, électorat fidèle de la mairie, trouvent leur compte dans cette vision d’une ville piétonne, branchée et tournée vers l’international.
Mais pour les autres, Paris n’est plus une ville habitée : c’est une vitrine pour touristes et investisseurs. Les banlieusards, eux, subissent une double peine : coincés dans les embouteillages aux portes de la capitale, pénalisés par l’interdiction progressive des voitures thermiques, et contraints de travailler dans une ville qui ne vit plus pour ses habitants.
Une capitale vidée de son peuple
Cette évolution n’est pas seulement un malaise : c’est une menace pour l’avenir même de Paris. Une capitale sans habitants réels, transformée en musée à ciel ouvert, court le risque de perdre son identité.
Le parallèle avec Venise ou Barcelone est inquiétant : les habitants y mènent désormais une guerre ouverte contre les visiteurs. La colère pourrait bien, à terme, exploser aussi à Paris.
Certaines voix, comme celle de Maud Gatel (MoDem), appellent à diversifier les parcours touristiques et à mieux répartir les flux. Mais les mesures traînent, et la mairie continue d’entretenir une image internationale plutôt que de défendre la vie quotidienne des Parisiens.
Si rien ne change, Paris deviendra une ville « morte », réservée aux touristes fortunés et aux élites, désertée par ceux qui en faisaient le cœur vivant : ses habitants et ses travailleurs.
L'année 2026 sera une année décisive, celle des élections ... A suivre !
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme ...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée
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Voici les traductions de l'article en anglais et en espagnol, comme demandé. Les traductions conservent le ton, le style et le message de l'original, tout en respectant les nuances linguistiques des deux langues.
Anglais
This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist...
It’s delicate to bear witness as a layperson, but in this blog, I generally express a heartfelt opinion.
The photos and videos are sourced from the web, also for personal and strictly private use.
I no longer enter Paris: traffic is blocked by erratic and excessively long red lights, by one-way streets deliberately set up against common sense, by excessive surveillance cameras that monitor and fine relentlessly, by radar cars, and by the closure of most shops that once gave the city its charm, replaced by ephemeral stands selling souvenirs.
Paris, the museum-capital: a nightmare for its residents
When the City of Light turns into Disneyland
"Paris has become a city for tourists, not for Parisians." This observation, echoed by La Tribune de Genève, sums up the growing sentiment among those who live or work in the capital. What was once a vibrant, inhabited, and diverse city is turning into an open-air stage, overrun with rolling suitcases, tour buses, and standardized shops. For residents and commuters from the suburbs, the situation has become a nightmare.
In Montmartre, locals are fed up with having to navigate through endless crowds, unable to do their shopping or walk peacefully in their neighborhood. In the Marais, residents denounce a "giant Disneyland," where local shops are disappearing one after another, replaced by luxury brands or high-end patisseries. Parisians themselves no longer dare visit the Eiffel Tower or the Louvre, overwhelmed by endless queues and massive crowds.
Disconnected municipal policies
While Paris attracts nearly 49 million tourists annually, this success is a double-edged sword. The city hall, led for over twenty years by the urban left, currently embodied by Anne Hidalgo, has multiplied measures meant to modernize the capital: pedestrianization, low-traffic zones, and permanent cultural events. But for residents, these decisions exacerbate the problem.
Frédéric Hocquard, deputy mayor for tourism, admits that the city "no longer works on attractiveness but on regulation." Yet this regulation remains largely ineffective. Tour buses continue to clog the streets, waste management is catastrophic, and the proliferation of short-term rentals—despite a limit of 90 days per year—further reduces housing availability for families. Meanwhile, prices are soaring, and the middle class is leaving the capital.
The Parisian "bobos" (bourgeois bohemians), cycling through the city, running red lights, and jostling pedestrians, are the loyal electorate of the city hall and thrive in this vision of a trendy, pedestrian-friendly, and internationally oriented city.
But for others, Paris is no longer a lived-in city: it’s a showcase for tourists and investors. Suburban commuters face a double penalty: stuck in traffic jams at the city’s gates, penalized by the gradual ban on combustion-engine cars, and forced to work in a city that no longer lives for its residents.
A capital emptied of its people
This evolution is not just discomfort—it’s a threat to Paris’s very future. A capital without real residents, transformed into an open-air museum, risks losing its identity.
The comparison with Venice or Barcelona is alarming: their residents are now openly at war with visitors. This anger could, in time, erupt in Paris as well.
Some voices, like that of Maud Gatel (MoDem), call for diversifying tourist routes and better distributing visitor flows. But measures are slow to materialize, and the city hall continues to prioritize an international image over defending the daily lives of Parisians.
If nothing changes, Paris will become a "dead" city, reserved for wealthy tourists and elites, abandoned by those who made it vibrant: its residents and workers.
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Traducción al español
Este artículo es personal, no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional...
Es delicado dar testimonio como profano, pero en este blog suelo expresar un entusiasmo personal.
Las fotos y videos están tomados de la web, también para un uso personal y estrictamente privado.
Ya no entro en París: el tráfico está bloqueado por semáforos erráticos y excesivamente largos, por calles de sentido único colocadas deliberadamente en contra del sentido común, por cámaras de videovigilancia que espían y multan sin cesar, por coches con radar, y por el cierre de la mayoría de las tiendas que le daban su encanto, reemplazadas por puestos efímeros de recuerdos.
París, la capital-museo: una pesadilla para sus habitantes
Cuando la Ciudad de la Luz se convierte en Disneylandia
"París se ha convertido en una ciudad para turistas, no para parisinos." Esta observación, recogida por La Tribune de Genève, resume el sentimiento creciente entre quienes viven o trabajan en la capital. Lo que alguna vez fue una ciudad vibrante, habitada y diversa, se está transformando en un decorado al aire libre, saturado de maletas con ruedas, autobuses turísticos y comercios estandarizados. Para los residentes y los trabajadores de los suburbios, la situación se ha convertido en una pesadilla.
En Montmartre, los vecinos están hartos de tener que abrirse paso entre multitudes interminables, incapaces de hacer sus compras o caminar tranquilamente por su barrio. En el Marais, los habitantes denuncian un "gran Disneylandia", donde las tiendas de proximidad desaparecen una tras otra, reemplazadas por marcas de lujo o pastelerías de alta gama. Los propios parisinos ya no se atreven a visitar la Torre Eiffel o el Louvre, abrumados por las colas interminables y los flujos masivos de visitantes.
Políticas municipales desconectadas
Aunque París atrae a casi 49 millones de turistas al año, este éxito es un arma de doble filo. El ayuntamiento, liderado durante más de veinte años por la izquierda urbana, actualmente representada por Anne Hidalgo, ha multiplicado medidas destinadas a modernizar la capital: peatonalización, zonas de tráfico restringido y eventos culturales permanentes. Pero para los residentes, estas decisiones agravan el problema.
Frédéric Hocquard, teniente de alcalde de turismo, reconoce que la ciudad "ya no trabaja en la atracción, sino en la regulación". Sin embargo, esta regulación sigue siendo en gran medida ineficaz. Los autobuses turísticos siguen invadiendo las calles, la gestión de residuos es catastrófica y la proliferación de alquileres de corta duración—a pesar de un límite de 90 días al año—reduce aún más la disponibilidad de viviendas para las familias. Mientras tanto, los precios se disparan y las clases medias abandonan la capital.
Los "bobos" parisinos, que circulan en bicicleta, se saltan los semáforos y empujan a los peatones, son el electorado fiel del ayuntamiento y prosperan en esta visión de una ciudad peatonal, moderna y orientada al ámbito internacional.
Pero para los demás, París ya no es una ciudad habitada: es un escaparate para turistas e inversores. Los habitantes de los suburbios sufren una doble penalización: atrapados en atascos a las puertas de la capital, penalizados por la prohibición progresiva de los coches de combustión y obligados a trabajar en una ciudad que ya no vive para sus residentes.
Una capital vaciada de su pueblo
Esta evolución no es solo un malestar: es una amenaza para el futuro mismo de París. Una capital sin habitantes reales, transformada en un museo al aire libre, corre el riesgo de perder su identidad.
La comparación con Venecia o Barcelona es alarmante: sus residentes están ahora en guerra abierta contra los visitantes. Esta ira podría, con el tiempo, estallar también en París.
Algunas voces, como la de Maud Gatel (MoDem), piden diversificar las rutas turísticas y distribuir mejor los flujos de visitantes. Pero las medidas avanzan lentamente, y el ayuntamiento sigue priorizando una imagen internacional en lugar de defender la vida cotidiana de los parisinos.
Si nada cambia, París se convertirá en una ciudad "muerta", reservada para turistas adinerados y élites, abandonada por aquellos que la hacían vibrante: sus habitantes y trabajadores.
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