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mardi 19 août 2025

Les cauchemars ? (FR, EN, ES) BCH N° 256

Je ne souviens presque jamais de mes rêves ... mais beaucoup ne se souviennent que de leurs cauchemars, Le rêve c'es magique, c'est souvent prémonitoire, on se souvient de l'histoire de Joseph qui est devenu vice-roi d'Egypte, grâce à l'interprétation de ses rêves , mais les cauchemars reveillent le sujet ... Un article de  "The Economist"  m'a interpellé ... Les cauchemars sont-ils mauvais pour la santé ?


Pour notre Santé ?




Dans l’univers du sommeil, les cauchemars ont toujours évoqué des images terrifiantes : succubes, incubes et visites nocturnes qui, selon les croyances anciennes, aspiraient l’énergie vitale des dormeurs. 


Aujourd’hui, la science moderne écarte les démons, mais confirme une réalité troublante : les rêves mauvais, surtout lorsqu’ils sont fréquents, peuvent effectivement nuire à la santé. Un article récent de The Economist, publié le 8 août 2025, pose la question sans ambages : “Are nightmares bad for your health? If you have them often, the answer seems to be yes.” 


Basé sur des recherches émergentes, il révèle que les cauchemars récurrents – touchant 2 à 6 % de la population avec au moins un épisode par semaine – sont liés à divers problèmes de santé, allant des troubles mentaux aux maladies neurologiques, et même à une mortalité prématurée. Mais comment ces visions nocturnes influent-elles sur notre bien-être ? Explorons les faits, les mécanismes et les implications.


Presque tout le monde fait des cauchemars occasionnels, ces rêves effrayants qui provoquent terreur, peur ou anxiété, comme le définit l’École de médecine de Harvard.  Cependant, c’est chez les personnes qui en souffrent de manière chronique que les liens avec la santé deviennent évidents. 


Des connexions prévisibles existent avec des troubles psychiatriques : dépression, anxiété, schizophrénie et syndrome de stress post-traumatique (SSPT), où les cauchemars sont un symptôme courant. De même pour la douleur chronique. Mais d’autres associations sont plus intrigantes. Les travaux du Dr Abidemi Otaiku, désormais à l’Imperial College de Londres, suggèrent que les cauchemars pourraient annoncer des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou la démence.  


Une étude populationnelle a montré que les rêves distressants prédisent un risque accru de Parkinson, avec un quart des patients en souffrant dès le diagnostic.  De plus, des recherches récentes lient les cauchemars à des problèmes cardiovasculaires et à des maladies auto-immunes comme le lupus. 

Pomme d'Api


Le plus alarmant ? Les cauchemars pourraient tuer. Lors du congrès de l’Académie européenne de neurologie (EAN) à Helsinki en juin 2025, le Dr Otaiku a présenté une analyse de six études à long terme impliquant plus de 180 000 adultes et 2 500 enfants aux États-Unis et au Royaume-Uni.  


Les résultats sont stupéfiants : ceux qui ont des cauchemars au moins une fois par semaine sont trois fois plus susceptibles de mourir avant 70 ans que ceux qui en ont moins d’une fois par mois.  Sur 174 décès prématurés recensés, 31 concernaient des personnes sujettes à des cauchemars fréquents. 


Cette prédiction est plus forte que des facteurs comme le tabagisme, l’obésité, une mauvaise alimentation ou la sédentarité. Une partie de l’explication réside dans l’accélération du vieillissement biologique : les chromosomes des personnes concernées montrent des signes de vieillissement prématuré, probablement dus aux hormones de stress libérées pendant ces épisodes.  Selon Otaiku, cela expliquerait environ 40 % du risque accru de mortalité précoce ; les 60 % restants demeurent un mystère.


Ces liens soulèvent une question cruciale : les cauchemars sont-ils des symptômes ou des causes ? Souvent, les deux. Dans les troubles psychiatriques, ils sont déclenchés par le désordre sous-jacent, mais induisent un stress qui l’aggrave, créant un cercle vicieux.  Pour le lupus, l’inflammation cérébrale provoquée par le système immunitaire pourrait initier les cauchemars, dont les hormones de stress exacerbent ensuite la maladie. En revanche, pour Parkinson ou la démence – dues à des dommages neurologiques spécifiques – ils sont purement symptomatiques.  


Pour les problèmes cardiovasculaires, ils semblent causaux : le stress favorise l’inflammation des vaisseaux sanguins, augmentant le risque d’accidents cardiaques.  La privation de sommeil due aux cauchemars peut aussi mener à l’obésité, la dépression ou des maladies cardiaques, comme le note WebMD.

 

Face à ces risques, prêter attention aux cauchemars est essentiel. Ils peuvent alerter sur des problèmes imminents, comme un déclin cognitif chez les enfants – une étude de 2023 montre que les rêves distressants dès l’enfance prédisent un risque de Parkinson ou de démence à l’âge adulte.  


Quant au traitement, il reste un domaine sous-étudié. La thérapie cognitivo-comportementale pour les troubles du sommeil peut aider, mais les médicaments comme la prazosine – un antihypertenseur utilisé off-label pour les cauchemars liés au SSPT – montrent des résultats mitigés. 


Des études systématiques indiquent qu’elle réduit la sévérité et la fréquence des cauchemars chez les patients PTSD,  mais un grand essai du VA en 2018 a conclu qu’elle n’était pas supérieure au placebo.  Des effets secondaires, comme des troubles du sommeil paradoxaux, sont aussi rapportés.  Néanmoins, intégrer la gestion des cauchemars dans les soins routiniers pourrait prévenir des complications graves.

En conclusion, les cauchemars ne sont pas de simples fantômes nocturnes ; chez les personnes qui en souffrent souvent, ils signalent et aggravent des problèmes de santé majeurs, de la psychiatrie à la neurologie, en passant par le cœur. 


Les recherches du Dr Otaiku, confirmées par des études récentes, soulignent leur rôle dans l’accélération du vieillissement et la mortalité précoce, surpassant même des risques classiques comme le tabac.  Dans un monde où le sommeil est déjà perturbé par le stress moderne, il est temps de changer : investir dans l’étude et le traitement des cauchemars pourrait sauver des vies. Ignorer ces avertissements nocturnes, c’est risquer de transformer un mauvais rêve en réalité fatale.


© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation 

Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un  scientifique, ni un historien, ni un professionnel  du journalisme ... 

C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée

English 

I almost never remember my dreams… but many only remember their nightmares. Dreams are magical, often premonitory; we recall the story of Joseph, who became vice-king of Egypt thanks to the interpretation of his dreams. But nightmares wake the sleeper… An article in The Economist caught my attention: Are nightmares bad for your health?

For Our Health?

In the realm of sleep, nightmares have long evoked terrifying images: succubi, incubi, and nocturnal visitors who, according to ancient beliefs, drained the life energy of sleepers.

Today, modern science dismisses demons but confirms a troubling reality: bad dreams, especially when frequent, can indeed harm health. A recent article in The Economist (August 8, 2025) asked the question bluntly: “Are nightmares bad for your health? If you have them often, the answer seems to be yes.”

Based on emerging research, it reveals that recurrent nightmares—affecting 2 to 6% of the population with at least one episode per week—are linked to various health problems, ranging from mental disorders to neurological diseases, and even premature mortality. But how do these nocturnal visions affect our well-being? Let us explore the facts, mechanisms, and implications.

Almost everyone has occasional nightmares—those frightening dreams that cause terror, fear, or anxiety, as Harvard Medical School defines them. However, in people who suffer from them chronically, the links with health become obvious.

Predictable connections exist with psychiatric disorders: depression, anxiety, schizophrenia, and post-traumatic stress disorder (PTSD), where nightmares are a common symptom. The same goes for chronic pain. But other associations are more intriguing. Dr. Abidemi Otaiku, now at Imperial College London, suggests that nightmares may signal neurological diseases like Parkinson’s or dementia.

A population study showed that distressing dreams predict an increased risk of Parkinson’s, with a quarter of patients experiencing them at diagnosis. Moreover, recent research links nightmares to cardiovascular problems and autoimmune diseases like lupus.

The most alarming? Nightmares could kill. At the European Academy of Neurology (EAN) Congress in Helsinki in June 2025, Dr. Otaiku presented an analysis of six long-term studies involving over 180,000 adults and 2,500 children in the US and UK.

The findings are staggering: those who have nightmares at least once a week are three times more likely to die before age 70 than those who have them less than once a month. Of the 174 premature deaths recorded, 31 concerned people prone to frequent nightmares.

This prediction is stronger than factors like smoking, obesity, poor diet, or sedentary lifestyle. Part of the explanation lies in accelerated biological aging: chromosomes of affected people show signs of premature aging, likely due to stress hormones released during these episodes. According to Otaiku, this explains about 40% of the increased risk of early mortality; the remaining 60% remains a mystery.

These links raise a crucial question: are nightmares symptoms or causes? Often, both. In psychiatric disorders, they are triggered by the underlying condition but induce stress that worsens it, creating a vicious cycle. For lupus, brain inflammation caused by the immune system may trigger nightmares, whose stress hormones then exacerbate the disease. Conversely, for Parkinson’s or dementia—caused by specific neurological damage—they are purely symptomatic.

For cardiovascular problems, they seem causal: stress promotes inflammation of blood vessels, increasing the risk of heart events. Sleep deprivation due to nightmares can also lead to obesity, depression, or heart disease, notes WebMD.

Given these risks, paying attention to nightmares is essential. They can warn of imminent problems, such as cognitive decline in children—a 2023 study shows that distressing dreams from childhood predict a risk of Parkinson’s or dementia in adulthood.

As for treatment, it remains under-studied. Cognitive-behavioral therapy for sleep disorders can help, but medications like prazosin—an antihypertensive used off-label for PTSD-related nightmares—show mixed results.

Systematic studies indicate that it reduces severity and frequency of nightmares in PTSD patients, but a large VA trial in 2018 concluded it was no better than placebo. Side effects, such as REM sleep disturbances, have also been reported. Nevertheless, integrating nightmare management into routine care could prevent serious complications.

In conclusion, nightmares are not just nocturnal ghosts; in people who suffer from them often, they signal and worsen major health problems—from psychiatry to neurology to the heart.

Dr. Otaiku’s research, confirmed by recent studies, highlights their role in accelerating aging and premature mortality, surpassing even classic risks like tobacco. In a world where sleep is already disrupted by modern stress, it’s time to change: investing in the study and treatment of nightmares could save lives. Ignoring these nocturnal warnings risks turning a bad dream into a fatal reality.

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This article is personal. I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist.

It is delicate to testify as a layperson, but in this blog, I usually express a heartfelt reaction to current events and my international press review.


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Traducción al español

Casi nunca recuerdo mis sueños… pero muchos solo recuerdan sus pesadillas. El sueño es mágico, a menudo premonitorio; recordamos la historia de José, que se convirtió en virrey de Egipto gracias a la interpretación de sus sueños. Pero las pesadillas despiertan al durmiente… Un artículo de The Economist llamó mi atención: ¿Son malas las pesadillas para la salud?

Para nuestra salud

En el mundo del sueño, las pesadillas siempre han evocado imágenes aterradoras: súcubos, íncubos y visitas nocturnas que, según antiguas creencias, absorbían la energía vital de los durmientes.

Hoy, la ciencia moderna descarta a los demonios, pero confirma una realidad inquietante: los malos sueños, especialmente cuando son frecuentes, pueden dañar la salud. Un artículo reciente de The Economist (8 de agosto de 2025) planteó la pregunta sin rodeos: “Are nightmares bad for your health? If you have them often, the answer seems to be yes.”

Basado en investigaciones emergentes, revela que las pesadillas recurrentes –que afectan entre el 2% y el 6% de la población con al menos un episodio semanal– están vinculadas a diversos problemas de salud, que van desde trastornos mentales hasta enfermedades neurológicas e incluso mortalidad prematura. Pero, ¿cómo influyen estas visiones nocturnas en nuestro bienestar? Exploremos los hechos, mecanismos e implicaciones.

Casi todo el mundo tiene pesadillas ocasionales, esos sueños aterradores que provocan terror, miedo o ansiedad, como lo define la Escuela de Medicina de Harvard. Sin embargo, en las personas que las sufren crónicamente, los vínculos con la salud se hacen evidentes.

Existen conexiones predecibles con trastornos psiquiátricos: depresión, ansiedad, esquizofrenia y trastorno de estrés postraumático (TEPT), donde las pesadillas son un síntoma común. Lo mismo ocurre con el dolor crónico. Pero otras asociaciones son más intrigantes. El Dr. Abidemi Otaiku, ahora en el Imperial College de Londres, sugiere que las pesadillas podrían anunciar enfermedades neurológicas como el Parkinson o la demencia.

Un estudio poblacional mostró que los sueños angustiantes predicen un mayor riesgo de Parkinson, con un cuarto de los pacientes presentándolos desde el diagnóstico. Además, investigaciones recientes vinculan las pesadillas con problemas cardiovasculares y enfermedades autoinmunes como el lupus.

¿Lo más alarmante? Las pesadillas podrían matar. En el Congreso de la Academia Europea de Neurología (EAN) en Helsinki en junio de 2025, el Dr. Otaiku presentó un análisis de seis estudios a largo plazo que involucraron a más de 180.000 adultos y 2.500 niños en EE.UU. y Reino Unido.

Los hallazgos son asombrosos: quienes tienen pesadillas al menos una vez por semana tienen tres veces más probabilidades de morir antes de los 70 años que quienes las tienen menos de una vez al mes. De las 174 muertes prematuras registradas, 31 correspondían a personas propensas a pesadillas frecuentes.

Esta predicción es más fuerte que factores como fumar, la obesidad, la mala alimentación o el sedentarismo. Parte de la explicación radica en el envejecimiento biológico acelerado: los cromosomas de las personas afectadas muestran signos de envejecimiento prematuro, probablemente debido a las hormonas del estrés liberadas durante estos episodios. Según Otaiku, esto explicaría alrededor del 40% del riesgo aumentado de mortalidad temprana; el 60% restante sigue siendo un misterio.

Estos vínculos plantean una cuestión crucial: ¿las pesadillas son síntomas o causas? A menudo, ambas. En los trastornos psiquiátricos, son provocadas por la enfermedad subyacente, pero inducen un estrés que la agrava, creando un círculo vicioso. En el caso del lupus, la inflamación cerebral provocada por el sistema inmunitario podría iniciar las pesadillas, cuyas hormonas del estrés agravarían la enfermedad. En cambio, para el Parkinson o la demencia –causados por daños neurológicos específicos– son puramente sintomáticas.

Para los problemas cardiovasculares, parecen causales: el estrés favorece la inflamación de los vasos sanguíneos, aumentando el riesgo de eventos cardíacos. La falta de sueño causada por las pesadillas también puede conducir a la obesidad, la depresión o enfermedades cardíacas, según WebMD.

Ante estos riesgos, prestar atención a las pesadillas es esencial. Pueden advertir sobre problemas inminentes, como el deterioro cognitivo en los niños: un estudio de 2023 muestra que los sueños angustiantes desde la infancia predicen un riesgo de Parkinson o demencia en la edad adulta.

En cuanto al tratamiento, sigue siendo un campo poco estudiado. La terapia cognitivo-conductual para los trastornos del sueño puede ayudar, pero medicamentos como la prazosina –un antihipertensivo usado fuera de indicación para las pesadillas relacionadas con TEPT– muestran resultados mixtos.

Estudios sistemáticos indican que reduce la gravedad y la frecuencia de las pesadillas en pacientes con TEPT, pero un gran ensayo del VA en 2018 concluyó que no era mejor que el placebo. También se han informado efectos secundarios, como alteraciones del sueño REM. No obstante, integrar la gestión de las pesadillas en la atención rutinaria podría prevenir complicaciones graves.

En conclusión, las pesadillas no son simples fantasmas nocturnos; en quienes las padecen con frecuencia, señalan y agravan problemas de salud importantes, desde la psiquiatría hasta la neurología y el corazón.

Las investigaciones del Dr. Otaiku, confirmadas por estudios recientes, destacan su papel en la aceleración del envejecimiento y la mortalidad prematura, superando incluso riesgos clásicos como el tabaco. En un mundo donde el sueño ya está perturbado por el estrés moderno, es hora de cambiar: invertir en el estudio y tratamiento de las pesadillas podría salvar vidas. Ignorar estas advertencias nocturnas es correr el riesgo de convertir un mal sueño en una realidad fatal.

© 2025 JBCH. Todos los derechos reservados. Prohibida su reproducción sin autorización.


Este artículo es personal. No pretendo ser científico, historiador ni profesional del periodismo.

Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog suelo expresar una reacción espontánea ante la actualidad y mi revisión de la prensa internacional.


Las fotos y vídeos se toman de la web, también para un uso personal y estrictamente privado.

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