Un jour un ami arménien originaire d'Alep m'a offert une vieille mezouza qui se trouvait chez son frère en guise d'amitié. J'ai cherché dans mes archives et j'ai retracé la longue histoire de 3 000 ans qui liait le peuple juif et la Syrie.
Après près de 80 ans de guerre, la lumière semble se poindre sur ces relations ... Pas trop tôt.
Accord de non-belligérance Syrie–Israël
Le 24 août, selon plusieurs rapports provenant de médias arabes, le président syrien Ahmed al-Sharaa aurait signé un accord de non-belligérance avec Israël, sous le parrainage des États-Unis. Cet accord, dont la cérémonie officielle serait prévue le 25 septembre à New York, serait le premier de ce type entre les deux pays depuis la signature de l’Accord de désengagement de 1974 qui avait mis fin aux combats de la guerre du Kippour.
Contrairement à un traité de paix, cette initiative ne reconnaîtrait pas formellement l’État hébreu, mais viserait à établir une trêve durable, à prévenir les incidents frontaliers et à réduire le risque d’escalade militaire, notamment dans le Golan.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, la Syrie traverse une reconfiguration diplomatique sans précédent. Al-Sharaa, ancien chef rebelle devenu président de transition, s’est engagé à stopper l’utilisation de la Syrie comme base pour les milices hostiles à Israël, et à ouvrir des discussions indirectes avec Jérusalem par l’intermédiaire de médiateurs régionaux comme les Émirats arabes unis. Ces négociations auraient récemment été intensifiées grâce aux efforts du diplomate israélien Tzachi Hanegbi et de l’envoyé spécial américain Thomas Barrack.
Cette démarche constitue une rupture historique dans la doctrine syrienne. Israël exige le maintien du statu quo territorial et l’éloignement des forces iraniennes et du Hezbollah, tandis que Damas souhaite mettre fin aux frappes israéliennes sans aller jusqu’à la reconnaissance diplomatique complète.
La Syrie, en pleine reconstruction après plus d’une décennie de guerre civile, espère que cet accord contribuera à sécuriser ses frontières et à apaiser les tensions communautaires, notamment dans la région druze de Soueïda, théâtre de récentes violences. Des sources affirment qu’un couloir humanitaire pourrait y être mis en place et qu’en échange de garanties sécuritaires, Washington et plusieurs pays du Golfe apporteraient une aide économique substantielle.
Aucune confirmation officielle n’est intervenue, et le ministère syrien des Affaires étrangères a même démenti l’existence d’un tel accord. En Israël, certains responsables politiques, dont Amichai Chikli, ont exprimé de fortes réserves, qualifiant Al-Sharaa de “terroriste” et appelant à la prudence.
Si elle se confirme, cette initiative représenterait un tournant inédit dans les relations israélo-syriennes, posant les bases d’un cadre sécuritaire pragmatique plutôt qu’un traité de paix global.
Mais l’absence de confirmation, la fragilité politique des deux pays et la méfiance persistante dans la région laissent planer de lourdes incertitudes.
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