Manille, ville de feu et de musique
Avec 120 millions d'habitants, les Philippines est un pays qui est composé de plus de 7 000 iles. Manille, sa Capitale de 2 millions d'habitants est baignée dans un halo de chaleur qui frise les 40 degrés et dans une humidité constante, mais ce qui m'a le plus frappé, c'est la constante présence de la religion, le catholicisme, bien installé lors de la conquête et de l'occupation espagnole.
Ce pays parle anglais, les USA, l'ayant aussi occupé de 1896 à 1946 et maintient des liens très solides avec le Président Marcos, reçu récemment à lma Maison Blanche par Donald Trump
À peine franchi le hall d’arrivée de l’aéroport Ninoy Aquino, la chaleur torride m’enveloppe, lourde comme une étreinte de braise. L’air vibre sous les moteurs, les klaxons et la rumeur de la ville qui semble ne jamais dormir. Pourtant, avant même d’affronter ses rues anarchiques, une surprise m’attend : un orchestre installé dans le hall joue avec une passion désarmante. Trompettes, violons, guitares s’élancent dans l’air saturé d’humidité, offrant une première caresse aux voyageurs fatigués. Les notes brillent comme des perles de sueur, légères et vibrantes, chassant un instant la torpeur du voyage.
Dès que l’on quitte l’aéroport, Manille dévoile son chaos fascinant. Les Jeepneys bariolés, vestiges d’une autre époque, débordent de passagers ; leurs carrosseries peintes de scènes bibliques côtoient des slogans patriotiques ou des portraits de stars locales. Les ouvriers, le visage luisant, se protègent la nuque avec des serviettes humides, cherchant un peu d’ombre le long des chantiers où les gratte-ciels s’élancent vers le ciel moite. Ici, le béton pousse au milieu des églises baroques, rappelant l’empreinte espagnole qui, paradoxalement, ne survit presque plus dans la langue. Les noms de rue — San Miguel, Intramuros, Rizal Avenue — résonnent d’un passé colonial, mais dans les conversations, c’est l’anglais qui règne, clair, rapide, ponctué de mots tagalog qui claquent comme des percussions.
La ville brûle. De chaleur. De vie. De foi. Partout, le christianisme est omniprésent. Des croix scintillent au-dessus des portes, des statuettes de la Vierge trônent dans les échoppes, et les bus arborent fièrement un “God Bless Our Trip” peint à la main.
Le soir tombe, mais la chaleur reste collante, presque sucrée. Sous les néons, des enfants dansent au son des guitares. Les musiciens des rues reprennent des balades pop en anglais, glissant parfois un refrain espagnol comme une caresse nostalgique. Les passants s’arrêtent, battent la mesure, chantonnent. Dans ce désordre incandescent, la musique devient fil conducteur, une promesse de douceur, un souffle d’harmonie. Et soudain, Manille, immense et bruyante, se fait intime.
Ici, le voyage ne se limite pas aux rues grouillantes ni aux quartiers historiques. Le vrai voyage se trouve dans cette capacité de la ville à transformer son chaos en fête, sa torpeur en chaleur humaine, et ses notes éparses en un chant unique. À Manille, jouer de la musique, c’est déclarer son amour à une cité de feu, de foi et de lumière — une romance sans fin.
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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et
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