Une position stratégique inamovible
Le contrôle israélien sur le Mont Hermon, point culminant de la région du Golan, représente bien plus qu’une simple question de sécurité nationale.
Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, l’armée israélienne (IDF) a consolidé sa présence sur ce sommet, considéré comme « les yeux d’Israël » pour sa capacité unique de surveillance de la Syrie, du Liban et même d’une partie de l’Irak.
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a réaffirmé la nécessité de rester sur cette position stratégique, rappelant que les attaques du 7 octobre avaient démontré les conséquences tragiques d’un manque de préparation. Le sommet permet non seulement de protéger les implantations israéliennes du Golan mais également de prévenir toute infiltration djihadiste ou offensive syrienne.
Officiellement annexés en 1981, les hauteurs du Golan est reconnu par les USA comme territoire israélien, depuis 2019. Pour Damas, l’opération de décembre 2024 constitue une violation flagrante de sa souveraineté. Les accusations syriennes évoquent l’envoi de 60 soldats israéliens et de 11 véhicules militaires dans la zone de Beit Jinn, à la lisière de Damas.
Cette expansion sécuritaire inquiète autant qu’elle fascine : Israël joue habilement entre diplomatie et faits accomplis, négociant parallèlement avec Washington des « arrangements de sécurité » tout en renforçant sa présence militaire.
Une montagne de contradictions : sport, tourisme et armée
Si le Mont Hermon est avant tout une position militaire stratégique, il est également devenu une destination touristique unique, avec ses stations de ski, ses remontées mécaniques et ses paysages enneigés. Ce paradoxe — entre conflit permanent et loisirs — illustre la capacité israélienne à transformer une zone militarisée en vitrine économique.
Impact géopolitique et risques futurs
L’annexion de facto du Mont Hermon marque un tournant dans la politique sécuritaire israélienne. En contrôlant ce sommet, Israël bénéficie :
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D’un avantage militaire : surveillance radar avancée, prévention des incursions et observation de la région de Damas.
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D’un levier diplomatique : poids accru dans les négociations avec Washington et les puissances régionales.
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D’une dynamique économique : développement du tourisme alpin malgré la tension permanente.
Mais cette stratégie comporte des risques : provoquer une escalade avec Damas, fragiliser les pourparlers de désescalade et susciter une contestation accrue de la part des européens, de la Turquie et de l’Iran,
Le Mont Hermon n’est pas qu’un sommet enneigé : il est devenu un symbole. Symbole de puissance, de résilience et de la détermination israélienne à sécuriser ses frontières dans un Proche-Orient instable.
Toutefois, cette présence prolongée risque de cristalliser tensions diplomatiques et pressions internationales, à moins qu’Israël ne parvienne à transformer sa position stratégique en facteur de stabilisation régionale plutôt qu’en nouvelle source de conflit.
Mais les miracles, Israël en a l'habitude.
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