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jeudi 28 août 2025

L'Inde prise au piège (FR, EN, ES)). JBCH N° 312

Les gains pétroliers russes anéantis par les tarifs américains


Depuis le début du conflit en Ukraine, l’Inde a adopté une position stratégique en augmentant massivement ses importations de pétrole russe à prix réduit. Cette manœuvre lui a permis d’économiser plusieurs milliards de dollars et de sécuriser une partie essentielle de son approvisionnement énergétique. Toutefois, cette stratégie s’est récemment retournée contre elle : les États-Unis, irrités par cette coopération avec Moscou, ont imposé des tarifs douaniers punitifs pouvant atteindre 50 % sur plusieurs produits indiens.




Ces sanctions risquent d’annuler les bénéfices engrangés par New Delhi depuis 2022. Selon des sources proches du gouvernement, l’Inde pourrait perdre jusqu’à 37 milliards de dollars sur l’année fiscale en cours, un coup dur pour l’économie du pays et pour le Premier ministre Narendra Modi, qui doit composer avec une année électorale sensible. Les secteurs du textile, des pierres précieuses et de la joaillerie, très gourmands en main-d’œuvre, seront particulièrement touchés.




Sur le plan diplomatique, la situation est encore plus complexe. Washington reste un partenaire incontournable pour l’Inde, notamment dans le cadre de l’axe indo-pacifique visant à contenir la montée en puissance de la Chine. En parallèle, Moscou demeure un allié stratégique sur les plans énergétique, militaire et géopolitique. L’Inde se retrouve donc dans une position délicate : elle ne peut se permettre de se détourner complètement de la Russie, mais doit aussi ménager les États-Unis, qui représentent un marché vital et un soutien technologique indispensable.



Les experts estiment que les discussions bilatérales pourraient aboutir à un compromis, mais soulignent que les conséquences économiques et politiques des tarifs seront durables. En outre, d’autres pays émergents comme le Vietnam, le Mexique ou la Turquie pourraient profiter de cette fragilité indienne pour attirer des parts de marché.




Pour New Delhi, l’enjeu dépasse la simple question du commerce pétrolier : il s’agit de préserver son statut de puissance multipolaire capable de coopérer simultanément avec Moscou et Washington, tout en minimisant les risques d’une crise économique et diplomatique. 


Si l’Inde, le pays le plus peuplé du monde,  ne parvient pas à négocier une réduction des tarifs américains, elle pourrait voir sa stratégie énergétique remise en cause, ses relations avec ses deux partenaires majeurs déstabilisées, et sa croissance freinée à court terme.

Mais elle se tournerait probablement vers la Chine et ce serait un grand danger pour l'humanité libre .. 






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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.


English 

Russian Oil Gains Wiped Out by U.S. Tariffs

Since the beginning of the conflict in Ukraine, India has adopted a strategic stance by massively increasing its imports of discounted Russian oil. This maneuver allowed the country to save several billion dollars and secure a critical part of its energy supply. However, this strategy has recently backfired: the United States, irritated by this cooperation with Moscow, has imposed punitive tariffs of up to 50% on several Indian products.

These sanctions threaten to cancel out the gains New Delhi has accumulated since 2022. According to sources close to the government, India could lose up to $37 billion in the current fiscal year, a severe blow to the country’s economy and to Prime Minister Narendra Modi, who faces a sensitive election year. Labor-intensive sectors such as textiles, gems, and jewelry will be particularly affected.

Diplomatically, the situation is even more complex. Washington remains an indispensable partner for India, notably within the Indo-Pacific axis aimed at containing China’s rise. At the same time, Moscow remains a strategic ally in energy, military, and geopolitical matters. India thus finds itself in a delicate position: it cannot afford to completely turn away from Russia but must also maintain good relations with the United States, which represents a vital market and essential technological support.

Experts believe that bilateral discussions could lead to a compromise but stress that the economic and political consequences of the tariffs will be long-lasting. Moreover, other emerging countries such as Vietnam, Mexico, or Turkey could take advantage of India’s vulnerability to capture market share.

For New Delhi, the stakes go beyond simple oil trade: it is about preserving its status as a multipolar power capable of cooperating simultaneously with Moscow and Washington, while minimizing the risks of an economic and diplomatic crisis.

If India, the world’s most populous country, fails to negotiate a reduction in U.S. tariffs, it could see its energy strategy challenged, its relations with its two major partners destabilized, and its short-term growth slowed.

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This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to provide testimony as a layperson, but on this blog I generally express a heartfelt reaction based on current events and my review of the international press.

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Español

Las ganancias petroleras rusas aniquiladas por los aranceles estadounidenses

Desde el inicio del conflicto en Ucrania, India ha adoptado una postura estratégica aumentando masivamente sus importaciones de petróleo ruso a precios reducidos. Esta maniobra le permitió ahorrar varios miles de millones de dólares y asegurar una parte crucial de su suministro energético. Sin embargo, esta estrategia se ha vuelto recientemente en su contra: Estados Unidos, irritado por esta cooperación con Moscú, ha impuesto aranceles punitivos de hasta un 50 % sobre varios productos indios.

Estas sanciones podrían anular los beneficios acumulados por Nueva Delhi desde 2022. Según fuentes cercanas al gobierno, India podría perder hasta 37 mil millones de dólares en el año fiscal en curso, un duro golpe para la economía del país y para el Primer Ministro Narendra Modi, que enfrenta un año electoral delicado. Los sectores intensivos en mano de obra, como textiles, piedras preciosas y joyería, se verán particularmente afectados.

En el plano diplomático, la situación es aún más compleja. Washington sigue siendo un socio indispensable para India, especialmente dentro del eje Indo-Pacífico destinado a contener el ascenso de China. Al mismo tiempo, Moscú sigue siendo un aliado estratégico en materia energética, militar y geopolítica. India se encuentra, por tanto, en una posición delicada: no puede permitirse alejarse completamente de Rusia, pero debe mantener también buenas relaciones con Estados Unidos, que representa un mercado vital y un apoyo tecnológico indispensable.

Los expertos consideran que las discusiones bilaterales podrían conducir a un compromiso, pero subrayan que las consecuencias económicas y políticas de los aranceles serán duraderas. Además, otros países emergentes como Vietnam, México o Turquía podrían aprovechar la vulnerabilidad india para capturar cuotas de mercado.

Para Nueva Delhi, el desafío va más allá del simple comercio petrolero: se trata de preservar su estatus como potencia multipolar capaz de cooperar simultáneamente con Moscú y Washington, minimizando los riesgos de una crisis económica y diplomática.

Si India, el país más poblado del mundo, no logra negociar una reducción de los aranceles estadounidenses, podría ver cuestionada su estrategia energética, desestabilizadas sus relaciones con sus dos principales socios y ralentizado su crecimiento a corto plazo.

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Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional. Es delicado dar testimonio siendo un profano, pero en este blog suelo expresar una reacción de corazón basada en la actualidad y en la lectura de mi prensa internacional.


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