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mercredi 27 août 2025

La Serbie veut rentrer dans l'UE (FR, EN, ES). JBCH N° 304


Ce petit pays, de près de 7 millions d'habitants, placé au centre des Balkans, sans accès à la mer, est trés ancien, il date de 1217. Il a eu du mal à se relever de la chute de la Yougoslavie.

La Serbie sort encore meurtrie de la guerre contre l’OTAN (1999) avec la dictature de Milosevic et de décennies de tensions dans les Balkans. Son système politique reste fragile, marqué par une démocratie vacillante où manifestations, revendications sociales et accusations de corruption témoignent d’un climat politique tendu.

L’accident tragique de la gare de Novi Sad (novembre 2024), ayant causé la mort de 16 personnes, a déclenché une vague de protestations menées par des étudiants, dénonçant la corruption et une gouvernance inefficace.

Poutine veille à ce que ce pays, parce que slave et orthodoxe soit sous sa protection, c'est le plus gros problème que la direction du pays devra affronter en premier.




Le président Aleksandar Vučić, tout en reconnaissant des problèmes systémiques, réaffirme sa volonté de mener des réformes et de renforcer la transparence. Son discours 



illustre un double message : maintien du dialogue démocratique et fermeté face aux manifestations violentes, tout en cherchant à préserver l’image internationale de la Serbie comme pays sûr et attractif pour les investisseurs.


Malgré les tensions internes, Vučić réitère son objectif stratégique : intégrer l’Union européenne. L’adhésion à l’UE représente, pour la Serbie, un gage de stabilité politique, un levier économique et une garantie de sécurité dans une région où les influences de Moscou et de Bruxelles s’affrontent.





Manifestations à Belgrade

la Serbie veut s’affirmer comme partenaire fiable de l’Europe, tout en négociant habilement ses relations avec la Russie, acteur historique et énergétique majeur dans la région.


Dans ce contexte, la signature d’un contrat d’armement de plus d’1,5 milliard d’euros avec Israël marque un tournant stratégique pour Belgrade.




Cet accord permet : de moderniser ses forces armées après les années de sanctions et de sous-investissement, de renforcer sa capacité dissuasive dans une zone géopolitique sensible, et de tisser des liens avec un acteur clé du secteur de défense et de cybersécurité.


Pour Israël, cet accord consolide sa présence en Europe du Sud-Est, tout en renforçant un partenariat sécuritaire susceptible de s’étendre à la technologie, la cybersécurité et la formation militaire.


L’avenir de la Serbie dépendra de sa capacité à conjuguer plusieurs dimensions : Rétablir la confiance intérieure en luttant contre la corruption et en répondant aux attentes sociales. 


Stabiliser le dialogue démocratique pour éviter une dérive autoritaire qui compromettrait son image auprès de l’UE. Négocier son équilibre stratégique entre Bruxelles et Moscou, tout en développant ses alliances, notamment avec Israël, pour renforcer sa défense et son attractivité internationale.


Achat de 12 Rafales à la France


La Serbie est à la croisée des chemins. Son engagement envers l’UE, son ouverture à de nouveaux partenariats militaires et son approche de la crise politique intérieure reflètent une stratégie complexe : stabiliser la démocratie tout en affirmant une souveraineté renforcée


Le contrat avec Israël illustre cette volonté de se doter d’atouts sécuritaires solides, tandis que la perspective européenne reste le moteur central de son avenir géopolitique.





© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle 


English Version


Serbia Between Political Instability, European Ambitions, and Strategic Alliance with Israel


1. A Country in Democratic Reconstruction

Serbia is still scarred by the war against NATO (1999) and decades of tension in the Balkans. Its political system remains fragile, marked by a shaky democracy where protests, social demands, and accusations of corruption highlight a climate of political unrest.

The tragic accident at the Novi Sad train station (November 2024), which claimed 16 lives, sparked a wave of student-led protests denouncing corruption and poor governance.


President Aleksandar Vučić, while acknowledging systemic issues, reaffirms his willingness to implement reforms and strengthen transparency. His interview with Euronews sends a double message: commitment to democratic dialogue and firmness against violent demonstrations, while striving to maintain Serbia’s image as a safe and attractive destination for investors.


2. European Objective: Geopolitical Anchoring

Despite internal tensions, Vučić reiterates Serbia’s strategic objective: to join the European Union. EU membership represents, for Serbia, a guarantee of political stability, an economic lever, and a security anchor in a region where the influences of Moscow and Brussels compete.

The article underlines the importance of this positioning: Serbia seeks to establish itself as a reliable European partner while skilfully managing its historical and energy-related ties with Russia.


3. Arms Contract with Israel: A Strategic Shift

Within this context, the signing of a €1.5 billion arms deal with Israel marks a strategic turning point for Belgrade.

This agreement allows Serbia to:

  • modernize its armed forces after years of sanctions and underinvestment,

  • strengthen its deterrent capabilities in a geopolitically sensitive area,

  • build closer ties with a leading player in defense and cybersecurity.


For Israel, the agreement consolidates its presence in Southeastern Europe, while fostering a security partnership that may expand into technology, cybersecurity, and military training.


4. Challenges and Opportunities

Serbia’s future will depend on its ability to:

  • restore internal trust by fighting corruption and responding to social demands,

  • stabilize democratic dialogue to avoid an authoritarian drift that would damage its EU prospects,

  • balance its strategic alignment between Brussels and Moscow, while developing partnerships—particularly with Israel—to reinforce its defense and international standing.


Conclusion


Serbia stands at a crossroads. Its commitment to the EU, openness to new military partnerships, and approach to domestic political crisis reflect a complex strategy: stabilizing democracy while strengthening sovereignty. The deal with Israel illustrates Belgrade’s determination to secure solid defense assets, while European integration remains the central driver of its geopolitical future.


Versión en Español


Serbia entre la Inestabilidad Política, las Ambiciones Europeas y la Alianza Estratégica con Israel


1. Un país en reconstrucción democrática

Serbia sigue marcada por la guerra contra la OTAN (1999) y décadas de tensiones en los Balcanes. Su sistema político sigue siendo frágil, caracterizado por una democracia vacilante donde las protestas, las demandas sociales y las acusaciones de corrupción evidencian un clima de malestar político.

El trágico accidente en la estación de tren de Novi Sad (noviembre de 2024), que dejó 16 muertos, desató una ola de protestas estudiantiles que denunciaban corrupción y mala gestión.


El presidente Aleksandar Vučić, aunque reconoce problemas sistémicos, reafirma su voluntad de aplicar reformas y reforzar la transparencia. Su entrevista con Euronews envía un doble mensaje: compromiso con el diálogo democrático y firmeza frente a las manifestaciones violentas, intentando preservar la imagen de Serbia como un país seguro y atractivo para inversores.


2. Objetivo europeo: Anclaje geopolítico

A pesar de las tensiones internas, Vučić reitera el objetivo estratégico de Serbia: unirse a la Unión Europea. Para Serbia, la adhesión representa una garantía de estabilidad política, una palanca económica y un ancla de seguridad en una región donde las influencias de Moscú y Bruselas compiten.

El artículo subraya la importancia de esta postura: Serbia busca afirmarse como socio fiable de Europa, gestionando hábilmente sus relaciones históricas y energéticas con Rusia.


3. Contrato de armamento con Israel: Un giro estratégico

En este contexto, la firma de un contrato de armamento por 1.500 millones de euros con Israel marca un punto de inflexión estratégico para Belgrado.

Este acuerdo permite a Serbia:

  • modernizar sus fuerzas armadas tras años de sanciones y falta de inversión,

  • reforzar su capacidad disuasoria en una zona geopolítica sensible,

  • estrechar vínculos con un actor clave en defensa y ciberseguridad.


Para Israel, el acuerdo consolida su presencia en el sudeste de Europa, favoreciendo un partenariado en seguridad que podría ampliarse a tecnología, ciberseguridad y formación militar.


4. Retos y Oportunidades

El futuro de Serbia dependerá de su capacidad para:

  • restaurar la confianza interna mediante la lucha contra la corrupción y la respuesta a las demandas sociales,

  • estabilizar el diálogo democrático para evitar una deriva autoritaria que comprometa su imagen ante la UE,

  • equilibrar su alineación estratégica entre Bruselas y Moscú, desarrollando al mismo tiempo alianzas—especialmente con Israel—para reforzar su defensa y prestigio internacional.


Conclusión


Serbia se encuentra en una encrucijada. Su compromiso con la UE, su apertura a nuevos acuerdos militares y su enfoque frente a la crisis política interna reflejan una estrategia compleja: estabilizar la democracia reforzando la soberanía. El acuerdo con Israel ilustra la voluntad de Belgrado de dotarse de sólidos activos defensivos, mientras la integración europea sigue siendo el motor central de su futuro geopolítico.

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