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vendredi 22 août 2025

La Tunisie a viré dans la Dictature (FR). JBCH N° 276



Né en Tunisie, j'y ai passé les dix premières années de ma vie, j'ai suivi ma primaire au lycée Carnot, Le pays me semblait ressembler au paradis, toutes les communautés se côtoyaient dans une parfaite harmonie. 

Aujourd'hui, 77 ans plus tard, l'arrivée des TV arabes par satellite puis par Internet ainsi que la prolifération des médias sociaux font que sans éducation, les filtres ne sont pas entretenus, et les extrémistes (les islamistes et toutes les extrêmes) dont la virtualité dans le domaine de la propagande n'est plus à démontrer ont la parti belle, Notre vigilance doit prédominer 


La démocratie est morte, la dérive autoritaire à propos de moi, 

La Tunisie a basculé vers un régime autoritaire sous Kaïs Saïed en raison de plusieurs facteurs. D'abord, la crise économique et sociale persistante a alimenté le mécontentement populaire, favorisant un discours populiste.


Ensuite, Saïed a consolidé son pouvoir en suspendant le Parlement en 2021, invoquant une « urgence nationale ». Les restrictions des libertés, la répression de l'opposition et des médias, ainsi que des liens ambigus avec des mouvements islamistes, ont renforcé cette dérive. Enfin, l'absence de contrepoids institutionnels a permis une centralisation autoritaire du pouvoir.


La Tunisie, ce pays qui a viré dans l'autoritarisme, a été longtemps considéré comme l'unique réussite du Printemps arabe, la Tunisie vit aujourd'hui un tournant inquiétant. 

Kaïs Saied


Les libertés individuelles se restreignent, la presse est sous pression, l'opposition muselée. Le régime, sous couvert de stabilité, s'oriente vers un modèle politique qui tranche avec l'espoir démocratique né en 2011.


Relations ambiguës avec le Hamas et les Frères musulmans


Les déclarations favorables au Hamas et les liens avec les Frères musulmans alimentent les inquiétudes des chancelleries occidentales. Ces proximités idéologiques placent la Tunisie dans une sphère d'influence qui le rapproche de la Turquie d'Erdogan, acteur majeur du soutien politique aux mouvements islamistes dans la région.




L'Europe est le partenaire financier,   l'Union européenne continue d'accorder d'importantes subventions, souvent en contradiction avec la situation politique du pays.  Plus de 1 milliard d'euros ont été versés depuis 2011 au titre de programmes de soutien économique et institutionnel. 





En 2023, un accord migratoire a débloqué 105 millions d'euros supplémentaires, auquel s'ajoute une aide française d'environ 25 millions d'euros D'autres programmes, notamment pour la jeunesse et l'entrepreneuriat, représentent plusieurs centaines de millions d'euros chaque année.

Ces financements, régulièrement déclarés par des eurodéputés, posent une question : l'Europe finance-t-elle, sans le vouloir, une régression démocratique ?


Autre indicateur préoccupant : la situation de la communauté juive tunisienne. Forte de près de 150 000 membres dans les années 1950

La Ghriba


Les causes sont multiples : Sous la courte occupation nazie en 1942, la montée de l'antisémitisme avait été démontrée, puis après les événements de Bizerte, la Grande synagogue de Tunis avait été brûlée, puis il y a eu la guerre de 1967 , des pressions politiques et sociales durant les décennies suivantes, l'arrivée de l'OLP, de son chef Arafat et de ses terroristes venus de Beyrouth dans des bateaux français.


Grande Synagogue de Tunis


Il y a eu dans ce pays sans discontinuation une série d'attentats tragiques, dont ceux de la synagogue de Djerba, la Ghriba (21 morts) et l'attaque de 2023 (5 morts), sans oublier d'autres actes hostiles constants plus récents.



Chaque événement a accéléré le départ de familles juives vers la France, le Canada, ou Israël dans une moindre mesure, laissant derrière elles un patrimoine millénaire aujourd'hui fragilisé.


La Tunisie joue sa crédibilité sur la scène internationale. Si elle persiste dans une politique ambiguë : autoritaire à l'intérieur, islamiste dans ces choix, alliances, elle risque l'isolement diplomatique et la perte d'un soutien économique vital.


Le pays devra choisir entre le maintien d'une ouverture pluraliste et la tentation d'une réponse qui, à terme, pourrait coûter cher à son image, son économie et son identité.


Le départ de son Président Kaïs Saied, serait une bébédiction pour ce pays, et son entrée dans les accords d'Abraham lui serait aussi bénéfique qu'elle l'a été pour le Maroc.


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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur d'après l'actualité ,et ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation personnelle et strictement privée




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